Hatchadourian face au défi AlbalaDejo : la demi qu’il ne fallait pas manquer à Laragne

Rédigé le 09/03/2026
Lionel ZANET


Michel HATCHADOURIAN, Antoine CANO et Marc TIERNO face à Jimmy ALBALADEJO, Freddy MAGNANI et Christophe DI-MASE

Pente marquée, soleil revenu : décor idéal pour une demi-finale du 71e National de Laragne-Montéglin.

D'un côté, Michel Hatchadourian, Antoine Cano et Marc Tierno. De l'autre, Jimmy AlbalaDejo, Freddy Magnani et Christophe Di Mase. Deux équipes au parcours solide, et surtout deux philosophies qui s'opposent : le jeu classique et structuré des Bleus face à la puissance assumée des frappeurs en noir.

Le début est sans ambiguïté. AlbalaDejo et les siens prennent les devants en installant leur jeu. Magnani pose, Di Mase exploite parfaitement le terrain, et AlbalaDejo confirme ce que beaucoup attendaient : malgré sa transformation physique et les doutes hivernaux évoqués au micro, le geste est revenu. Propre, tendu, précis. Les premiers carreaux tombent, et l'écart se creuse.

En face, Hatchadourian tarde à entrer dans sa partie. On l'attend au tir, on sait ce qu'il est capable de produire, mais les premières mènes ne lui ressemblent pas. Le terrain est exigeant, la descente ne pardonne rien, et la moindre approximation coûte cher.

Puis la rencontre bascule. Sur une mène charnière, l'équipe Hatchadourian choisit la voie étroite : attaque au tir malgré le risque de contre, malgré les points au sol adverses. Les carreaux s'enchaînent, Cano prend ses responsabilités, Michel retrouve sa zone. En quelques frappes, la physionomie change. Les débats s'équilibrent, puis s'embrasent.

La suite n'est qu'intensité : choix tactiques assumés, tirs pour trois ou quatre, discussions dans le rond, gestion des boules de gagne, pression maximale sur chaque donnée. Les deux équipes jouent la gagne à chaque mène, sans jamais fermer complètement le jeu...