Bonetto, Herleman, Tur, deuxième étoile
Il y des lieux qui, parce qu'ils ont connu une histoire longue et riche, vibrent et rayonnent de manière particulière. Comme le parc Borély, la Promenade des Anglais, la place du Cagnard ou le parc millavois de la Victoire, Laragne occupe depuis des décennies une place à part dans la mémoire de tous ceux qui aiment la pétanque. Son Critérium de septembre, loin de s'endormir sur les lauriers d'une prestigieuse saga, a su cette année franchir encore un nouveau cap : en devenant Qualif'Masters et en intégrant le circuit des Top1000, la classique d'automne a enrichi son plateau de tous ceux qui font la course aux points.
Mais la signature de Laragne, c'est aussi la place des Aires : dure au tireurs, elle ne sourit qu'aux pointeurs les plus précis, avec son goudron parsemé de gravillons impitoyables aux maladroits. Du coup, les sorties de route spectaculaires d'Hatchadourian, Chato Cano, Fred Bauer ou des Malgaches Zigle et Yves faisaient partie des inévitables dommages collatéraux de la première journée.
Mais il restait encore du beau monde ce matin, et on savait que l'écrémage allait continuer. En huitièmes de finale, c'est Gbetable, Mallet, Batista, Philipson et Durk qui quittaient la piste. En quart, c'était le tour de Cocciolo, Westermann, Chiapello et Fournié, ce dernier largement battu par les Haut-Alpins Bouchon, Bouchon et Baviera.
Les rangs s'éclaircissaient, mais les vainqueurs 2025, Brandon Cano et Yori Vigne, étaient toujours là en compagnie de Jimmy Albaladejo. Ils battaient largement les frères Bouchon, tandis que l'autre demi-finale, beaucoup plus disputée, voyait Andriantseheno, Zimmermann et Hidalgo s'incliner sur le fil 13-12 devant Bonetto, Tur et Herleman.
C'était donc une finale entre habitués de lieux qu'allait applaudir le public connaissseur de Laragne. Mais même si on fournissait du jeu de qualité de part et d'autre, la marche était trop haute pour Albaladejo, qui rêvait d'enfin gagner ici. Avec un Cano qui alternait le bon et le moins bon et un Vigne qui se montrait légèrement en dessous de Tur, la partie tournait vite en faveur de Bonetto et Herleman, une fois de plus exceptionnels au tir. Laragne avait désigné ses vainqueurs : les mêmes qu'il y a deux ans.






