Terreno, une légende bien vivante

Rédigé le 03/08/2026
Pierre Fieux


Il semblait exténué. Tous ceux qui ont vu Thierry Terreno remporter hier, après deux jours de lutte intense sous le soleil brûlant, son quart de finale au bord de l'évanouissement ont été frappé de son état d'extrême épuisement. On saluait l'exploit, mais on ne donnait pas cher des chances du champion varois aujourd'hui, au sein d'un dernier carré de tout premier ordre.



En demi-finale, face à l'énorme puissance de feu de Martin Torres, l'affaire débutait mal. Romero et Gosselin rentraient immédiatement dans la partie tandis que Josuan manquait ses premières boules. Seul Jean tenait bon avec un appoint de très haut niveau, mais Terreno prenait néanmoins du retard. Pourtant, en saisissant toutes les opportunités qui se présentaient, le Varois parvenait finalement, en compagnie d'un Jean toujours aussi efficace et d'un Josuan retrouvé, à passer en finale.



Mais cette dernière partie s'avérait encore plus délicate. Face aux deux maillots bleu-blanc-rouge de Juan Lopez (double champion de France doublettes) et de Cédric Soma (champion de France triplettes), accompagnés comme l'an dernier d'Adel Djafari, Terreno et ses partenaires prenaient à nouveau du retard 2-8. Mais Terreno prenait le tir, arrachait deux puis cinq points sur une exceptionnelle frappe à la sautée à près de vingt mètres.



Les tenants du titres réagissaient : un, puis trois points pour mener 12-9. La messe semblait dite, mais Terreno, Josuan et Jean parvenaient à recoller 12-12.

Alors, parce que les grands concours recèlent tous de grandes joies et des moments de détresse, c'était d'abord Djafari qui, après un appoint parfait voyait le bouchon se noyer sur un tir de Terreno. Puis, à la mène suivante, Josuan réussissait, lui qui était à la recherche d'une première victoire sur un National à la longue, le devant de boule parfait qui tuait la rencontre.

Thierry Terreno, lui, savourait le moment et venait de prouver que les grands joueurs sont toujours là dans les grandes parties. Haut dans le ciel de la Crau, son étoile continuait à briller.