Rizzi, Robineau, Rocher prophètes en leur pays

Rédigé le 04/07/2026
Pierre Fieux

1

La pétanque n’est pas le football. Devant un public silencieux et connaisseur, face à des adversaires résolus et talentueux, rien n’est plus difficile que de s’imposer à domicile. C’est pourtant ce que sont parvenus à faire, une fois de plus, les porte-étendards du FIP Fréjus en triomphant de Duchein, Dubois et Gayraud à l’issue d’une finale à sensations.

 



L’affaire n’était pas facile. Parmi les 92 triplettes présentes sur la ligne de départ hier, plus d’une vingtaine, parmi lesquelles figuraient aussi des champions de France et des champions du monde, pouvaient remporter le titre. Le premier challenge pour l’équipe du FIP était donc de faire partie, à l’issue de la première journée, du Top16. Une première difficulté facilement enjambée, puisque Rocher et ses amis terminaient hier soir en tête, avec cinq rencontres gagnées.

Un parcours étincelant qui continuait ce matin en poules de huitièmes, avec des victoires sans appel face à N’Diaye puis Garnero.



En quart, c’était à nouveau sur une nette victoire que les Fréjusiens s’imposaient au détriment de Doerr, Cano et Dubois. Le public, présent nombreux autour des jeux de Fréjus-Plage, se prenait à rêver d’un parcours sans encombre jusqu’au titre pour ses favoris.


Mais le vrai test avait lieu en demi-finale. Devant un Maurel intraitable au point et un Baudino et un Delahaye des grands jours, les sociétaires du FIP devaient lutter pied à pied pour rester dans la partie. Rizzi puis Rocher, avec trois annulations gardaient la tête hors de l’eau et grâce à un très bon Robineau, égalisaient à 8-8 avant de passer 10-8. Mais en face, on continuait à très bien jouer et ce n’est qu’au terme de plus de deux heures et vingt-trois mènes de jeu que Rocher, auteur de deux palets décisifs à l’avant-dernière et à la dernière mène, parvenait à s’imposer.



La finale, avec des Fréjusiens qui menaient rapidement 12-3, paraissait plus facile. Mais après une magistrale  annulation de Duchein, les mouches changeaient d’âne. Emmenés par un Gayraud précis et un Dubois excellent sur les boules chaudes, les trois hommes revenaient 11-12 et se procuraient même une mène de gagne. C’est pourtant celle-ci, mal négociée par Dubois puis Duchein, qui se révélait la dernière, avec une victoire inespérée de Rocher au bout du suspense.

On dit que nul n’est prophète en son pays : ce soir, les stars du FIP ont fait mentir le vieil adage.