Dans les grandes compétitions d’aujourd’hui où les niveaux se resserrent et où les plateaux réunis sont de plus en plus relevés, gagner deux années de suite relève de la gageure. C’est pourtant ce qu’on fait aujourd’hui Laurence Morotti, Sandrine Poinsot et Manon Pruvot, en s’imposant une nouvelle fois lors d’un National de Sète qui réunissait toute l’élite féminine.
On attendait Beji, Cardon et D’Isidoro, mais elles tombaient après les poules face à une Bandiera exceptionnelle qu’on pensait voir arriver, elle aussi, dans le dernier carré. Elle chutait pourtant au tour suivant, en compagnie de Peyré et de Blasquez, contre Tamen, Biau et Hemery.
C’était aussi le cas d’Estève, Ginier-Maurel, Saint-Machin, Labartino, Mahé et Romuald, dans un écrémage qui préservait pourtant les autres favorites.
En huitièmes, on voyait notamment disparaître Bourriaud face à Darodes, alors que Tamen continuait à éclaircir les rangs des principales équipes en dominant largement Debard, Vierjon et Salas.
En quart, c’est Djabri et son équipe qui subissaient la loi de la même Tamen, dont l’équipe faisait désormais figure de grande favorite du concours. Un statut que la joueuse du FIP confirmait en demi-finale, en battant sur le fil Darodes, Picard et Tairio grâce à une dernière mène exceptionnelle de Debby Hemery.
On s’attendait donc à une finale serrée entre les tenantes du titre, qui venaient d’écarter Jenny Rathberger, et la triplette la plus solide de la compétition. Elle allait l’être, et même si au fil de dix premières mènes très fermées Poinsot, Morotti et Pruvot creusaient peu à peu l’écart, le dernier point restait difficile à faire. Biau, Hemery et Tamen faisaient de la résistance, mais ne pouvaient néanmoins empêcher, après deux heures de bataille acharnée, les tenantes du titre de réaliser le doublé. Une performance qui fera date.





