Durk et Prudhomme, c’est du costaud !

Rédigé le 15/03/2026
Pierre Fieux

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On s’en doutait : nous avions quitté Mason Durk à Cagnes en octobre, après un Europétanque des Alpes-Maritimes qu’il avait survolé en compagnie de Rocher et Robineau,  et nous l’avons retrouvé à Genève en compagnie de l’un de ses tireurs préférés, Kevin Prudhomme.  Intact et toujours aussi flamboyant. Il paraissait clair, au vu du jeu incisif et spectaculaire que déployaient les deux joueurs dès samedi, qu’il faudrait compter avec leur doublette dans le Geneva Indoor.



A l’issue de la première journée et avec sept victoires au compteur, Durk pointait à la deuxième place derrière… Dylan Rocher. Mais c’était ce matin que les choses sérieuses commençaient avec les parties en tête-à-tête et pour Maison, un obstacle de taille en la personne de Yves Rakotoarisoa. Celui-ci déroulait un jeu parfait et semblait en mesure de l’emporter. Mais Durk, pour un des rares vrais tests internationaux de sa carrière, embrasait la fin de partie et s’imposait 13-12. Avec un nouveau renversement de partie face à Franck Millo, il se qualifiait ensuite pour les huitièmes. Un nouveau test de niveau mondial pour lui, puisqu’il y retrouvait Zigle Rakotondrainibe pour une partie ou on attendait de voir s’il était capable de tenir tête au champion du monde de tir. Mais le double champion de France faisait encore mieux : en quelques petites mènes, il surclassait le tireur malgache et ne lui laissait faire qu’un seul petit point.



Mais ce n’était pas la seule sensation de ces huitièmes de finale : Kevin Prudhomme faisait lui aussi de la résistance en disposant de Rakotoarisoa, alors que le freestyler Tanguy Penin créait la surprise en battant sèchement Gino Deslys 13-4.

Prudhomme contre Durk et Bezandry contre Émile : deux des quarts de finale étaient sans intérêt, puisque la formule du concours prévoyait que les joueurs qualifiés pour le dernier carré y retrouvent leurs partenaires pour un final en doublettes. C’était donc sur les deux autres rencontres que se concentrait l’attention du public : le match Philipson/Guerrero, où le premier disposait du Portuguais pour la deuxième fois de la journée, et surtout la partie Penin/Rocher, où beaucoup attendaient de voir l’aptitude de l’influenceur et globe-trotter à exister face à la superstar du FIP.  Penin faisait plus que ça, en tenant tête au nonuple champion du monde et en finissant par le mener 12-10. Il fallait alors une énorme mène de tir de Dylan en fond de jeu pour que celui-ci puisse filer en demi-finale et y retrouver Théo Vaurs.



Les deux hommes y disposaient alors de Kevin Philipson et Atik Chaouki, tandis que Prudhomme et Durk faisaient encore parler la poudre face à Bezandry et  Émile. Les deux Malgaches, malmenés en début de rencontre, imposaient leur métier pour revenir 10-6 avant de finir par céder.

 



Durk contre Rocher, la finale était logique. Mais elle tournait rapidement en faveur de Prudhomme, encore exceptionnel au tir et d’un Durk étincelant. Dylan sauvait la patrie sur deux annulations, et se voyait ensuite secondé par Vaurs sur une royale de six frappes cadrées. Le match était relancé, mais il fallait encore une double frappe au bouchon somptueuse du Varois pour rester dans la rencontre. Pas de quoi néanmoins faire vaciller Prudhomme, qui continuait à enchaîner les coups de massue, ni Durk qui alternait les envois et les tirs de grande classe. Sur une dernière frappe au but de Rocher qui ne le sortait pas, la constance et la puissance de feu des joueurs Boulenciel finissait par payer : Durk et Prudhomme inscrivaient leur nom au fronton d’une épreuve qui promet de devenir une des dates incontournables du circuit international. 




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