Centenaire à la Ciotat : une reconstitution réussie.

Date 13/7/2007 17:10:00 | Sujet : Editorial bouliste

 Centenaire à la Ciotat : une reconstitution réussie

Emotion et nostalgie, ce matin au Boulodrome Béraud. Point d'orgue de l'année du centenaire, la reconstitution de la première partie de pétanque... 
 


...a attiré la foule sur le vieux jeu de boules de la Ciotat, sur les lieux même oú, un jour de 1907, Ernest Pitiot créa le “petit jeu” pour son ami Jules Lenoir.

Cette scène, si souvent racontée, s'est à nouveau déroulée sous les yeux des Ciotadains : six joueurs, en costume d'époque, disputent une partie de longue. Une des boules roule jusqu'aux pieds d'un vieux monsieur, assis parmi la galerie. Il s'en saisit en  disant : “Ah, si je pouvais marcher, je les battrais encore tous !”
Jules le Noir, car c'est lui, se lève à grand-peine,
marche
péniblement jusqu'au jeu et joue la boule. Aux autres qui lui demandent ce qu il fait, il réplique : "Vous le voyez bien : je joue pes tancas !” Ernest Pitiot l'imite, ainsi que les autres. La pétanque est née.

Chaque joueur de boules connait cette histoire, mais la voir prendre vie ce matin sous nos yeux fut un vrai moment de bonheur : la beauté des costumes provencaux, les magnifiques boules cloutées qu'employaient les joueurs, tout contribuait à donner à cet instant ce qu il fallait de magie.

Le talent des comédiens y fut, bien sûr, pour beaucoup. Si le choix de René Macari pour camper Jules le Noir s'imposait, il faut saluer également la performance de Gérard Scarsi (Ernest Pitiot), Louis Benoît-Gonin, René Musi, Claude Guidoni, Jean-Paul Capelle, Claude Ruiz, Roger Casini (les joueurs), Pierre Ouali, Henri Pailleau et Alfred Andréo (la galerie), sans oublier celle de l'indispensable  Marc Alexandre, tout à la fois scénariste, metteur en scène et voix off.

La boucle fut bouclée lorsqu'au milieu de cette antique partie de boules, on vit arriver six représentants emblématiques de la pétanque moderne : vêtus du maillot arc-en-ciel, Philippe Quintais, Philippe Suchaud et Henri Lacroix s'emparaient à leur tour des boules cloutées pour disputer une mène face á Pascal Miléi, Michel Loy et Sylvain Dubreuil sous les yeux de leurs aînés.

La cérémonie du centenaire pouvait alors commencer : Josiane Galland, maîtresse d'oeuvre de l'évenement, rappelait l'importance de la mémoire et du respect dû aux joueurs, avant que Marc Alexandre ne rende hommage à Vincent Negro, hôte de la manifestation et artisan du renouveau du Boulodrome Béraud, ainsi qu'à Martine Pilate, petite nièce d'Ernest Pitiot. Après les discours des différentes personnalités présentes, dont la présidente de la Ligue PACA, Lucette Coste, on se retrouvait sous la plaque du centenaire pour la traditionnelle photo.

Le grand Benoît-Gonin, en gilet provencal traditionnel, me confiait alors la grande fierté qu'il ressentait, de même que l'inimitable René Macari : “C'est un grand honneur pour moi d'avoir tenu ce matin le rôle de Jules le Noir. Très souvent, lors de parties disputées avec Raoul Bonfort, il m'est arrivé de m'écrier – Ecoute moi : ce jeu, je l'ai inventé ! Aujourd'hui, j'aurais pu vraiment le dire…

Au dessus de lui, dans les grands platanes, comme elles le faisaient en 1907, les cigales chantaient…

 De nombreuses photos de "jacpetanque" en  Galerie Photos (même s'il est en vacances dans le Var...   !)





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