Le Dantec, intermittent à grand spectacle

Date 8/6/2020 13:00:00 | Sujet : Les champions

Malgré une présence plus que rare sur les jeux, il a marqué profondément l'histoire de la pétanque. Retour sur une carrière exceptionnelle, qui est loin d'être terminée.


Le Dantec, intermittent à grand spectacle

 


L'histoire commence en 1991, à Reims. Un jeune Breton fait irruption au sein du championnat de France tête-à-tête et s'adjuge le titre en dominant en finale le maître incontesté de la discipline et tenant du titre, Christian Fazzino. Les aficionados le connaissent un peu, se rappellent de sa finale en doublettes au championnat de France, deux ans plus tôt, face à Lozano et Chapeland. Mais là, plus de doute : face à cette absolue maîtrise, ce sens du jeu et ce calme extraordinaire, chacun sait que David Le Dantec est un joueur exceptionnel.

 

Photo Pétanque Magazine

 

Et ce n'est que le début. Il signe le doublé l'année suivante, en disposant cette fois de Loy en demi-finale et de Bruno Rocher en finale. Avant d'emmener, en 1993, son maillot tricolore jusqu'en demi-finale.

 

 

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Un nouvel astre brille au ciel de la pétanque. Ses qualités ont convaincu la Fédération. Celle-ci l'envoie au championnat du monde en compagnie de Michel Loy et Michel Briand : les trois hommes s'inclineront en finale face à Quintais, Passo et Simoès. Mais Le Dantec a marqué les esprits. Cela lui vaudra, en 1995, une nouvelle sélection en compagnie de Philippe Suchaud et Philippe Quintais. Formule gagnante : les trois hommes vont dominer le championnat du monde, et conserver leur titre l'année suivante.

 

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Le Dantec est alors promis à une carrière qui fera de lui l'un des joueurs majeurs de l'histoire de la pétanque. Mais il la contraindra toujours à passer derrière sa vie professionnelle (il est ingénieur chez Alcatel) et sa vie familiale (il est l'époux de l'ancienne championne du monde belge Nancy Barzin). Son exceptionnelle trajectoire s'écrira donc par intermittence, entre disparitions et fulgurances qui ajouteront encore à une stature qui deviendra, peu à peu, légendaire.

 

 

Car ses rares sorties sur le circuit marquent à chaque fois, profondément, celui-ci. Ainsi des championnats de France doublettes, dont il disputera encore une finale, une demi-finale et trois quart de finale, en compagnie de Vergoz, Hureau ou Lamour. Des championnats de France triplettes, dont il remportera le titre en 2012 avec Weibel et Le Bourgeois, après avoir connu une finale et deux demi-finales. Et des plus grands concours, comme Millau, qu'il gagnera deux fois et où il signera plusieurs parcours étincelants, l'Europétanque qu'il remporte en 2008, ou la Comédie Pétanque à Montpellier où il triomphe en 1994 avec Briand et Desjardins.

 

 

 

Mais au delà de ses qualités de joueur, Le Dantec a également montré qu'il est aussi un meneur d'hommes et un rassembleur de grande envergure. Mettant son expérience des compétitions de club (il a remporté la Coupe de France des clubs en 2000 avec Douric-Arzin) au service de la Ronde de Metz, il accompagne celle-ci, entre 2012 et 2016, dans la conquête de cinq Coupes de France et de deux Coupes d'Europe. Ce nouveau rôle ne passe pas inaperçu, notamment en Suède où l'on fait appel à ses services, depuis quelques années, pour coacher les équipes nationales.

 

 

 

De quoi rajouter encore à sa légende, et accentuer l'immense respect que lui portent le public et l'ensemble des joueurs. Et attendre les prochains pointillés, brillants et espacés, que David Le Dantec ne devrait pas manquer d'ajouter encore à sa singulière carrière.

 

 

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