Simoès, tout près du but

Date 8/4/2020 19:00:00 | Sujet : Les champions

Pendant des années, il a symbolisé, au sein des premières rencontres télévisées, le modèle du pointeur de haut niveau. Portrait dune légende.


Simoès, tout près du but

 


Pendant des années, il a symbolisé, au sein des premières rencontres télévisées, le modèle du pointeur de haut niveau, capable d'accompagner les monstres sacrés de notre sport dans toutes les phases du jeu de haut niveau. Sa silhouette élégante, sa précision et son adresse au tir ont marqué, à jamais, les esprits de ceux qui l'ont vu jouer. Portrait d'une légende.


Georges Simoès grandit au Maroc dans les années cinquante, près de Casablanca. A douze ans, les jours d'école, ses boules ne quittent déjà plus son cartable. Après avoir fait ses premières armes au sein de la Boule Fedaliéenne, à Mohammedia, il va rejoindre à de multiples reprises l'équipe nationale.

C'est avec celle-ci qu'il va conquérir en 1973 la médaille de bronze aux championnats du monde. Avec Anzit et Pariset, il ne s'incline que d'un petit point en demi-finale contre les futurs champions, les Suisses Haraz, Baldo et Vuignier. Mais surtout, les Marocains vont conquérir leur troisième place en disposant de la France de Paon, Lebeau et Mattei.

 

 

Installé en France quelques années plus tard, Simoès va rapidement s'y faire un nom, en écumant toutes les compétitions du grand Sud-Ouest en compagnie de Michel Laville. Ce grand tireur toulousain va se révéler son complément parfait, et va former avec lui une doublette devenue légendaire. C'est aussi dans la Haute-Garonne que Simoès va retrouver son vieux complice Gérard Pariset : aux côtés de José Bauer, les deux hommes vont frôler par deux fois le titre national, s'inclinant en finale en 1990 et en demi-finale en 1991.

 

 

Mais c'est grâce à la télévision que le grand joueur toulousain va trouver la combinaison gagnante. Associé, pour les besoins du Trophée Canal+, à Passo et Philippe Quintais, il va former avec eux l'une des plus grandes équipes de l'histoire de la pétanque. Elle va faire les beaux jours de la chaîne cryptée, mais surtout conquérir, en 1991 et 1993, deux titres mondiaux, entrecoupés d'une médaille d'argent en 1992. Simoès, déjà finaliste avec Marco et Marigot en 1990, aura disputé la finale de quatre championnats du monde successifs !

 

 

On va aussi le retrouver, évidemment, dans les derniers carrés des plus beaux concours de l'époque. Ce sera le cas, à quatre reprises, à la Comédie pétanque à Montpellier, mais aussi à Millau. Vainqueur en 1992 avec Passo et Jo Farré, finaliste en 1993 avec Roger Marco et Pedrero, demi-finaliste en doublettes avec José Bauer, Georges Simoès est au sommet de sa carrière.

 

 

 

Celle-ci va se prolonger, à la fin des années 90, avec la belle association qu'il forme avec Roger Cargolès. Les deux hommes, en compagnie de Michel Ville, vont former une nouvelle équipe de très haut niveau, qui va s'illustrer à de nombreuses reprises sur le circuit national.

Mais l'autre passion de cet immense joueur, c'est la transmission. Il va l'exercer au sein de l'école de pétanque de Blagnac, pour former, conseiller et faire profiter de son expérience les jeunes pousses toulousaines. Et au sein de ses dernières équipes, auxquelles il va intégrer, à l'image d'Alexandre Faurel, les meilleurs espoirs de la région Midi-Pyrénées.

 

 

 

Pointeur monumental, redoutable finisseur de mènes au tir, Georges Simoès a promené, durant près d'un demi-siècle, sa silhouette élégante et son inébranlable placidité sur les jeux du monde entier. La qualité de son jeu, la puissance de son mental et les équipes exceptionnelles au sein desquelles il a évolué ont dessiné, années après années, une trajectoire unique. Celle d'un joueur de légende.

 

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