Le meneur de jeu

Date 22/10/2014 7:00:00 | Sujet : Pratique du sport bouliste

L’auteur de l’ouvrage : « Pétanque, quand tu nous tiens ! », vous propose un article inédit sur le meneur de jeu dans une triplette.

 

LE MENEUR DE JEU


Cette publication comprend quatre parties
- Rôle du meneur de jeu
- Qualités pour faire un bon meneur de jeu
- Apports du meneur de jeu à l'équipe
- Conclusion

Rôle du meneur de jeu

C'est un poste à  responsabilité que de décider des choix tactiques pour son équipe. Et pourtant le rôle de « meneur de jeu » est essentiel à la performance du groupe. Celui-ci choisit la distance et l'endroit où il veut placer le bouchon et décide des orientations tactiques. Il réalise au besoin les permutations entre joueurs afin d’améliorer le rendement de sa formation. Il mesure les points litigieux, protège ses partenaires et intervient quelquefois pour apaiser les tensions entre coéquipiers. Il gère les problèmes qui peuvent survenir avec les adversaires. Il sert de tampon entre les deux équipes.

Peu de pratiquants sont à même de tenir cette place tant elle nécessite de qualités.
Or, l'équipe qui sait se doter d'un meneur de jeu, possède un avantage redoutable sur l’adversaire et son rendement s'en trouve amélioré. Vous avez tous pu observer des équipes « cafouiller », au moment de prendre des décisions importantes pour l'issue de la partie. Ces hésitations surgissent souvent à des moments cruciaux de la rencontre et peuvent, si elles s’éternisent, mener à l’échec des coups tentés.

Qualités pour faire un bon meneur de jeu

Ce poste nécessite beaucoup de sérénité. Il réclame une grande expérience et un sens aigu de l'observation. Il demande une bonne connaissance de ses partenaires, tant du point de vue de leurs capacités techniques que de leurs personnalités. Le meneur de jeu doit rapidement jauger de leur état de forme, de leur état émotionnel et réaliser ses choix, de façon à optimiser leur jeu. Cette place réclame aussi d'être en capacité de conserver son sens tactique lorsque l’on n’est soi-même pas au mieux de sa forme.
Et croyez-moi !! Ceci n'est pas une chose aisée !!
Si vous avez l’œil aiguisé, vous repérerez vite dans une bonne équipe le joueur qui conduit « la barque ». Il repère les défauts, les qualités de l’adversaire et leur état de forme respectif, afin de les prendre en compte dans ses choix.

A ce propos, précisons une chose. Il arrive parfois que dans le déroulement d'une mène l'option entre le tir et le point soit équivalente et comme certains peuvent l'affirmer:
« Le tout est de réussir ». On parle alors de choix à 50/50. Dans cette phase de jeu, un bon meneur choisira l'option que son partenaire semble avoir le plus de chance de réussir dans l'instant. Ainsi, sa décision pourra être fonction des capacités du jour ou bien des qualités intrinsèques de son coéquipier. On dit souvent qu’un bon exemple vaut mieux qu’un long discours. Alors allons-y !



Il reste deux boules au joueur qui évolue au milieu et deux choix se présentent à lui. Il peut tenter de réaliser deux frappes pour espérer engranger une mène de cinq points, ou il peut pointer ses deux boules pour tenter de marquer trois points. Rappelons que deux frappes réussies ne sont pas toujours synonymes de deux palets. Cette situation mérite que l'on s'y attarde un peu. C'est à cet instant que le meneur de jeu expérimenté va faire parler tout son talent. Il doit en effet analyser très vite les paramètres suivants :
- Quelle est la forme relative de son partenaire respectivement au tir et au point ?
- Quelles sont les difficultés relatives du tir et du point selon la nature du terrain ?
- Quelle est la tactique utilisée par l'adversaire ?
- Ou en est-t-on au score?
- Vient-on de faire une remontée difficile ?
- Existe-t-il la possibilité de gagner sur la passe en réalisant deux palets?

Cette façon d'appréhender les choses est déterminante pour gérer la prestation de celui qui évolue au milieu dans la triplette. Le meneur de jeu, s'il a le choix, lui proposera de réaliser le geste technique où il a le plus de probabilité de réussir ce jour là. Cependant, il faudra bien se garder pour autant d'évoluer trop souvent à « contre-jeu ».

Jouer à contre jeu, c’est faire le contraire de ce qui est logiquement attendu du point de vue tactique par l'adversaire dans le déroulement de la mène.

Voilà donc tout le savoir-faire que doit posséder un solide meneur de jeu.
Il n'y a qu'à voir évoluer Christian Fazzino pour comprendre que s'il a le choix entre le point et le tir, il optera souvent pour la reprise du point. Je partage son point de vue. Pour autant, Il ne rechignera pas à frapper les boules dans des moments cruciaux ou d’autres joueurs seront dans la reculade. Mais cela est l'apanage des grands joueurs.
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Apports du meneur de jeu à l'équipe

Un bon meneur de jeu apporte de la cohésion à l'équipe. Celle-ci ne pourra bénéficier totalement de son aide que si elle lui fait une confiance absolue. Il vaut bien mieux, pour le déroulement d'une partie, que l'un des joueurs opte pour de bons choix  à 90% et se trompe dans 10% des cas, que de sempiternelles discussions. Si vous avez l’œil aiguisé, vous repérerez vite celui qui mène la barque dans une équipe. Il analyse rapidement les défauts et les qualités de ses adversaires pour les prendre en compte dans ses choix.
C'est ici qu'il convient de citer ces grands meneurs de jeu que sont Zvonko Radnik, Marco Foyot, Bruno Rocher ou Denis Salvador. Ces joueurs n'ont pas leurs pareils pour booster leurs partenaires à des moments cruciaux de la partie. Ils semblent ressentir intérieurement l'état émotionnel de leurs coéquipiers et leur proposer d’exécuter le geste qu’ils seront en mesure de réussir avec les plus fortes chances de succès.



Conclusion


Voilà donc tout le savoir-faire que doit posséder un solide meneur de jeu. Ainsi, je recommande aux partenaires d'accorder leur confiance à l'un des leurs pour assumer cette place difficile et d'être tolérant. Cela leur évitera bien des bévues. En effet, discuter à l'infini pour prendre une décision est une source de perte d'énergie, de fatigue prématurée et de tensions entre les coéquipiers.


Cet article se termine

Il y aurait sans doute encore bien des choses à dire à propos de ce sujet passionnant.
Mais, « à chaque jour suffit sa peine ».
J'espère vous avoir éclairé un peu sur le sujet et vous souhaite de prendre beaucoup de plaisir à sa lecture.

 

J'espère que vous aurez du plaisir à lire ce nouvel article.

RETROUVEZ LA PATTE ET LA GOUAILLE DE L’AUTEUR DANS L’OUVRAGE :
« PETANQUE, QUAND TU NOUS TIENS ! »

Merci à tous pour votre fidélité.

Frédéric Nachin

 

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