Alec Sweet : Il est bien difficile de vivre à trois

Date 10/7/2008 20:40:00 | Sujet : Mondial la Marseillaise à pétanque

Il est bien difficile de vivre à trois

A la pétanque, la doublette est ma formule préférée. Mais je pense pourtant que la plus belle est la triplette : la pétanque y devient vraiment un sport d'équipe. On a moins de boules, la pression est plus importante et surtout, les rapports entre les joueurs deviennent essentiels.
Le nombre trois est un facteur de déséquilibre, dans beaucoup de domaines. Lorsqu'on est trois, on se retrouve plus facilement à deux contre un, que tous unis harmonieusement.
Il est facile d'être un bon partenaire quand tout va bien. Seuls les grands joueurs savent le rester dans les choses tournent mal. C'est à mon avis un des grands maux marseillais : ici, on tire vite la couverture à soi, on ajoute de la pression par des critiques envers ses partenaires en cours de partie. Cette agressivité et ce manque de solidarité sont, je pense, l'explication du manque de réussite des grandes équipes marseillaises à l'extérieur. Elles vivent d'ailleurs en général trop peu de temps pour parvenir à se roder correctement.
On ne voit pas cela dans les autres sports. Lorsque Trézéguet manque un pénalty, ses partenaires vont vers lui pour le consoler. Si un pétanqueur marseillais a un passage à vide, ses partenaires se détournent de lui. Il subit alors doublement la pression.

 


La triplette est également une affaire de spécialistes : le tireur ne fait quasiment que tirer, le pointeur pointe presque toutes ses boules. Ce dernier joue un rôle énorme, et notamment lors d'un concours aussi éprouvant que le Mondial la Marseillaise.
Mais le plus important reste l'harmonie et la solidarité au sein de l'équipe.

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