Alec Sweet : Il faut aller au devant de ses peurs

Date 9/7/2008 21:30:00 | Sujet : Mondial la Marseillaise à pétanque

Il faut aller au devant de ses peurs

Chacun de nous a une capacité plus ou moins grande à faire face à la pression ou à la peur. Je suis très intéressé par cela : j'ai été toujours attiré par ce qui me faisait peur, éprouvé une curiosité à aller toucher mes limites. Lorsqu'on me dit que quelque chose est dangereux, j'ai envie d'aller vérifier, je vois çà comme un défi à relever.
Je n'aurais jamais pensé qu'on pouvait éprouver de la peur en jouant à la pétanque. C'est pourtant le cas. Il y a quelques années, Kader Benefissa m'a proposé de disputer un concours à la Boule Florian. Nous avons très bien joué jusqu'à la finale : au moment de disputer celle-ci contre Henri Lacroix, sous les yeux de Magnani et d'autres grands joueurs marseillais, j'ai ressenti vraiment la peur. J'ai compris ce jour-là ce qu'était le « bati-bati » : c'est un sentiment physique, extrêmement désagréable, qui rend très difficile le contrôle de ses gestes. Kader est venu à mon aide, m'a rassuré; cela a disparu au fil de la partie.


Je n'avais jamais ressenti cela, ni au football américain, ni au basket. Je pense que tous les joueurs de pétanque ont connu cela un jour : c'est un cap à passer, qui peut rendre plus fort par la suite.
Au basket, on peut faire une passe à un partenaire lorsqu'on est en difficulté, et tout le monde va applaudir cette passe. A la pétanque on est tout seul dans le rond, tout le monde peut voir tes faiblesses, et on ne peut pas reculer devant des options de jeu qui s'imposent. Je pense que la peur et la pression viennent de là.
Mais le plus curieux, c'est que j'aime çà : cette peur me fait me sentir vivant.

 

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