Geoffrey Biau « lagauffre » et son équipe demi-finaliste à Clermont-Ferrand.

Date 2/7/2008 20:40:00 | Sujet : Champions Boulistenautes

Voir la vidéoLe goût du bonheur

Geoffrey BIAU, alias Lagauffre pour tous les boulistenautes, vient de vivre un championnat de France qu'il n'est pas prêt d'oublier. Battus en 1/2 finale après un parcours digne d'éloges, Geoffrey et son équipe ont peut-être voulu goûter, trop vite,  le bonheur de disputer une finale de championnat de France en négociant mal l'avant-dernière mène. Entre joie et légitime déception, Lagauffre revient sur un parcours exceptionnel...


 

Vendredi, départ pour Clermont à 14h00. Le moral est au beau fixe, notre équipe joue bien depuis 2 mois et enchaine les victoires. On va à ces championnats en pleine forme et très confiants. Notre objectif avoué est de sortir des poules (ce n'est que le premier championnat de France de notre tireur Gino Debard) mais au fond de moi je sais que l'équipe a le potentiel pour revenir le dimanche...


- J'arrive à Clermont avec mon maillot de supporter du stade toulousain et beaucoup de personnes me regardent étrangement. Tiens, tiens pourquoi ?


 

 

Samedi


David dit Gino Debard / Laurent Benazeth / Geoffrey Biau pour le Tarn (81)  

- La première partie des poules contre l'équipe de l' Essonne BELHAJ-LEGRAND-ROBERT ne part pas bien, ils nous tiennent le jeu court, jouent très bien et sur nos deux grosses mènes a faire l'excellent BELHAJ calme nos ardeurs en faisant une fois devant de boule et une fois bouchon sur un terrain extrêmement dur à l'appoint. Malmenés, on décide de ne pas laisser d'influx dans cette partie et on s'incline logiquement 13 à 1.
- Lors de la 2ème partie contre la Guyane on s'impose facilement 13 à 2.
- La partie des vainqueurs traine en longueur, on voit une fin où les joueurs de l'Essonne laissent passer étrangement leur chance.
- Le barrage commence de façon équilibrée 2-2 puis sur une mène très malheureuse pour nous (contre puis manqué adverse qui enlève l'une de nos boules leur offrant un tir à 4 = carreaux et 5 points) 2-7.
- Avant la pause repas on manque à 3 pour arrêter la partie à 3 à 9 dur dur ... !!
- Malgré tout à table on garde le moral (on a gagné pas mal de parties mal engagées dans le mois) notre équipe à des ressources et la confiance est encore là. De plus mon ami Christian Lagarde me rappelle que lors de son titre en 1981 il était lui aussi largement mené à la pause lors des barrages.
- A la reprise on joue mieux, on marque plusieurs mènes malgré encore quelques coups malheureux pour finalement s'imposer 13-10. A noter que cette équipe possède un très bon milieu en la personne de BELHAJ.


 
L'équipe du Tarn
- En 64ème le sort nous impose l'excellente équipe de CONCEDIEU-IFTEN-CORNIAUX qui vient de sortir première de la "poule de la mort" (avec les champions de France en titre MOLINAS et JOURDAN). Notre partie est annoncée dans les carrés d'honneur. On entre dans l'arène : MAGNIFIQUE. Quelle salle, des tribunes immenses avec deux « murs » de sièges et huit cadres d'honneur conçus avec un revêtement très technique adapté au jeu de l'envoi (ça nous va très bien). On réalise une très bonne partie tous les trois, Laurent manque quelques boules au milieu et s'énerve mais est excellent à l'appoint. On s'impose 13-8.
- Les 32ème nous réservent ANTIGO-GILY-POILBARBE des Alpes-Maritimes. On démarre fort 4 points puis 3. En face on s'énerve, le milieu à du mal et son tireur n'arrange pas les choses en l'accablant !
- Cette partie où l'on joue tout ne peut pas nous échapper on s'impose 13-0.
L'équipe boulistenaute lors de l'apéro

- L' attente pour le 16ème dure, j'en profite pour aller voir mon équipe boulistenaute qui me félicite à tour de bras. BOULEGAN et PETANQUE m'interviewent. Je me rends compte de l'énorme travail qu'ils réalisent pour vous faire vivre ces championnats en direct. Tout y est, l'équipe est au quasi complet 4 ou 5 PC, connexion Wifi, caméra, micro, talkie-walkie, appareils photo... ENORME bravo les gars quel boulot ! 


Voir la vidéo- Le verdict tombe, c'est du lourd BETTONI-BETTONI-MULLER du Var. Retour dans les carrés d'honneur, le jeune Muller n'est pas trop dans son assiette on prend aussi le dessus au point, GINO continue son festival on monte tout dans le but Laurent commence à bien tirer notre niveau est au top et malgré le passage au point de MULLER on s'impose 13-2.

 

 

 


Présentation des équipes 1/16ème de finale


- La soirée va être relax avec le moral au beau fixe (en plus le Stade vient d'être sacré champion de France...) après le repas direction le lit il est minuit et le réveil sonne à 6h30 pour le tirage à 7h45.


Le Dimanche


- A notre arrivée on découvre le plateau exceptionnel de champions encore présents : GRANDET - CHAGNEAU - ROUGY CHOUPAY - VAN CAMPENHOUT - LE LONS QUINTAIS - SUCHAUD - LACROIX FOYOT - RADNIC - DURK SAULNIER - DUBREUIL - LABIONDA FAZZINO - DATH - PERRIN...
- Le tirage nous propose la Vendée avec FONTENEAU - JANNIERE - VINCENT. Nous ne connaissons pas ces joueurs mais ils étaient près de nous en poule et on a vu leur excellent niveau lors de leur partie contre Loy où ils ont failli s'imposer. De plus ils ont confirmé par la suite étant les bourreaux des grands favoris ROCHER-ROCHER-ROBINEAU. On se méfie énormément de cette équipe.
- On continue sur notre lancée, tout monte au bois Gino frappe tout ce qui approche et Laurent commence a vraiment bien tirer. Nos adversaires manquent de réussite en perdant nos points de peu, en chiquant quelques boules. Tout ceci nous permet de nous imposer 13 à 2.
- L'attente avant les ¼ (les autres 8ème durent) est un peu longue et on en profite pour se tenir au frais et d'apprécier la grandeur et la beauté de ce carré d'honneur, c'est vraiment magnifique. Il est vrai qu'en tant que joueur on arrive à faire abstraction de l'environnement et là on apprécie ce moment.
- Après chaque victoire, je vais voir tous mes collègues de l'équipe boulistenaute installés en zone presse avec leur batterie de PC (quel boulot encore.....) et ce sont des embrassades dans la liesse qui m'accueille...

 

Geoffrey Biau interviewé

LAGAUFFRE A LA PECHE !
Attention ! Une équipe du Tarn peut en cacher une autre ! Les champions sortants, sur lequel tous les regards étaient braqués hier matin, avaient fait oubier que la pétanque tarnaise, si riche depuis quelques années, présentait d'autres talents à Clermont-Ferrand. C'est ce qu'ont mis en évidence Gino Debard, Laurent Benazeth et notre ami Geoffrey « lagauffre » Biau, en se qualifiant tout à l'heure pour les quarts de finale. Entretien avec un membre de l'équipe qui vit son rêve à fond.

L'interview de Geoffrey BIAU... 


- Les ¼ nous réservent LEONARD-PEDAGROSA-PEDAGROSA alors que 2 chocs sont tirés QUINTAIS - SUCHAUD - LACROIX contre FAZZINO - DATH - PERRIN et FOYOT - RADNIC - DURK contre CHOUPAY - VAN CAMPENHOUT - LE LONS. La partie est tendue, l'approche du dernier carré se fait sentir, LEONARD et Gino sont moins performants au tir que sur les parties précédentes, la fatigue et la tension sont là entrainant une partie d'un niveau moyen. Gino notre tireur nous demande de redoubler d'efforts car il sent s'installer un sérieux coup de pompe on est 9 à 9 puis 11 à 9 et sur une dernière mène ou je monte la mienne au but nos adversaires manquent puis tirent au but et le manquent et c'est la délivrance. On est dans le dernier carré magique du France triplette (moi qui souhaitais atteindre le dimanche matin je profite pleinement de ces instants).

 
Victoire en 1/4 de finale

 

Avec Laurent on se sent très bien on continue sur notre lancée et Laurent joue même de mieux en mieux c'est tout bon, seule la baisse de régime de notre tireur nous alarme un peu et on espère que tout rentrera dans l'ordre après la pause repas.
- Nous sommes convoqués avec l'équipe de Quintais au contrôle d'alcoolémie qui se passe bien. Nous avons peu de temps pour manger j'ai envoyé notre délégué nous trouver une petite table pour manger à l'ombre mais il revient bredouille, les baraques à frites et sandwichs sont bondées inutile de croire se faire servir à temps. On se retourne alors vers des pizzas à emporter (idem trop de commandes on ne serait pas servis d'ici 1 grosse heure) une boulangerie qui a été vidée avant nous aucun plat salé (Laurent et Gino se jettent sur des gâteaux, moi ce n'est pas mon truc...). Avec mon pote Stéphane Delforge on se rabat sur une épicerie où l'on trouve un saucisson et un camembert avec une baguette ca fera l'affaire. (Dommage que rien ne soit prévu pour ce moment là car un peu de repos aurait été le bienvenu...). Malgré tout on se pose 10 min à l'ombre des arbres.
- L'heure du tirage des ½ finales approche. Ce sera VINSON-SARRIO-BOUAMAR alors que le choc des stars entre Quintais et Foyot animera l'autre côté des cadres.
- Après un début de partie très équilibrée, notre équipe prend un léger ascendant au point pour mener 10 à 7. A ce moment là nous avons une 1ère gagne (point a terre plus 2 boules en main) cependant rajout pas facile. Laurent reste court et Gino veut tirer (il tire à 2) pour faire carreau alors qu'un contre est possible (1 gagne ca se tente m'a-t-on toujours dit...) il tire et manque, un seul point 11 à 7
- La mène suivante nos adversaires nous gagnent le point à la dernière et il reste 2 boules à Gino. Cette boule est 10 derrière le but, on a notre boule 10 derrière cette boule légèrement décalé sur la gauche et nos adversaires on 2 boules en 3ème et 4ème. Gino veut tirer sa 1ère il va au rond et manque. Il veut tirer pour faire carreau gagné (ca passe mais il faut tirer à la perfection et c'est très risqué si la notre en prend on en prend 3...) Laurent est contre, je ne suis pas chaud non plus, Gino nous lance « les gars je n'ai rien fait dans cette partie laissez moi tirer pour vous faire gagner (je craque et lui dit ok si tu veux = quelle erreur j'aurais dû résister...) il tire mal et sort la notre seule 3 pour eux 11 à 10. La dernière mène on a la tête dans le sac et nos adversaires sont euphoriques défaite 11 à 13.
L'analyse de cette partie :
- Une gagne ne se tente pas toujours.
- A ce niveau (nouveau pour nous) il faut savoir y aller « piano » et grappiller point par point.
- Gino notre tireur n'était pas bien dans la partie nous aurions dû privilégier à outrance le point qui était un gros point fort sur ces 2 fameuses mènes. La dream team l'a fait tout le WE. Je profite ici de féliciter mon tireur Gino qui pour son 1er France a été très bon, peu de tireurs atteignent le dernier carré d'un France lors de leur baptême.
- Et enfin un grand bravo à Christophe SARRIO qui a très bien tiré et maintenu son équipe à flot.

 

 

 

- La sortie des cadres va être douloureuse et longue. Des larmes, le réconfort des amis « tiger » Christian Lagarde « jipom »..... Tous sont là pour nous soutenir. ½ heure pour retrouver un peu d'énergie et faire quelques pas, abattus on décide de rentrer (en 6 France c'est la 1ère finale que je ne vais pas voir). Alain Phalippot encore champion de France en titre pour quelques minutes décide de prendre le volant vu nos états mentaux et physiques. Peu de paroles, les yeux embués Gino nous lance un « excusez-moi les gars » qui nous fend le cœur. On fait tout pour le réconforter ...
- 72h après cette partie au moment où je vous écris ces lignes, malgré tous les appels de félicitations que l'on reçoit sur notre magnifique parcours, je n'arrive pas à l'apprécier tant la frustration l'emporte. Notre équipe a murit et on espère qu'une chose, re-goûter à ces carrés le plus vite possible et pourquoi pas l'an prochain à Caen où nous sommes déjà qualifiés en tant que champions de ligue Midi-Pyrénées 2008.
- Je tiens aussi à féliciter Fabrice BOUCHE et toute son équipe pour l'organisation de ce championnat (seul bémol la chaleur de la salle).


Et enfin j'ai été en admiration devant le travail fourni par toute votre équipe boulistenaute pour vous faire vivre ce championnat. Merci à eux pour leurs encouragements et leur soutien tout ce WE.





Cet article provient de Pétanque
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