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Pratique du sport bouliste : Qualités d’un tireur chevronné n°2

Posté par Anonyme le 7/6/2013 5:00:00 (13454 lectures) Articles du même auteur

Vous avez comme moi, tous entendu la réflexion: " Ce gars là est un bon tireur "

Alors vous vous demandez à juste titre: " Quelles sont les capacités d'un tireur solide? "
Nous allons essayer de classer ses tâches par ordre croissant de niveau d’exigence. En effet personne n'est en mesure de les mener toutes à bien au début de sa pratique. Il faut être patient, avancer pas à pas et ne surtout pas pratiquer la politique de l'autruche.
Comme on le dit souvent : " A chaque jour suffit sa peine ".


En premier lieu, un tireur doit pouvoir ouvrir le jeu à ses partenaires.
" Ouvrir le jeu ": " se dit de frapper une boule située dans l'axe du cochonnet pour permettre au pointeur de tête de jouer sa boule dans de bonnes conditions "
C'est naturellement le minimum requis.
Il doit être en capacité de frapper un grand nombre de boules, environ trois sur quatre avec régularité.
Il doit être en mesure d'ôter la gagne à ses adversaires dans les cas où cela se présente.
Il doit pouvoir tirer à la gagne et offrir la victoire à ses partenaires avec un pourcentage de réussite d'au moins 80%.
Il ne doit pas se réfugier devant les insuffisances au point pour " refuser le tir ".
Or c'est souvent là que le bas blesse. Le refus de tir est une attitude assez commune qui est très préjudiciable au bon déroulement de la partie. Ainsi lorsque j'évolue au milieu, je préfère de loin que mon tireur me dise: " Je ne sens pas le coup", de façon à prendre mes responsabilités et à tirer à sa place sur la mène en cours. Il n'y a pas de honte à exprimer un moment de doute et le partager avec son partenaire.
 
Je le rappellerai souvent: " L'adresse au tir ne fait pas le tireur "
Celui-ci ne doit pas oublier que sa fonction principale est la destruction des points potentiels de l'adversaire.

Et c'est donc quand tout ne marche pas " comme sur des roulettes ", que ses partenaires attendent de lui une certaine solidité. Et là, les bons tireurs se font plus rares. Les pratiquants qui veulent remplir cette tâche avec succès doivent travailler sur cet aspect déterminant du tir en compétition. C'est pourquoi, je dis souvent que: " le tir est avant tout un exercice mental "
  

 



A ce niveau, je vais vous conter une petite anecdote. Je jouais récemment un concours en triplette mixte. Jusque là, nous avions progressé sans encombre en développant un jeu proche de la perfection. Et puis d'un coup, à l'attaque du quart de finale, après une longue attente, notre belle mécanique s'est déréglée. D'entrée de jeu, nous avons encaissé une mène de quatre points en n'ayant joué que trois boules correctement sur la passe. Nous reprîmes le bouchon à l’entame de la troisième mène sur le score de 1 à 6. En raison du retard accumulé nous décidâmes ensemble de jouer court et croisé le long des ficelles. Il est important de préciser que nous évoluions en boulodrome dans des jeux cadrés et que les boules sortant de ce cadre étaient nulles. Nous pointons mal notre première boule, la seconde est assez bien placée mais ne regagne pas le point. Nous décidons alors de tirer. Je lis dans les yeux de mon partenaire qu'il n'est pas très chaud pour le faire et il manque.

Je l'invite alors à  y retourner pour détruire les points de l'adversaire.
En effet, en frappant trois fois, on réduit la marque de l'adversaire et il arrive parfois que l'on puisse inverser le cours des choses. Dans tous les cas, en agissant ainsi, on montre aux adversaires que l'on n'est pas là pour s'en laisser compter. On les contraint à effectuer des reprises sans leur laisser la possibilité de jouer avec "les boules autour du ventre", selon l'expression consacrée. Mais à ce moment de la partie, j'ai bien compris que nous n'étions plus sur la même longueur d'onde. Nous avons donc pointé le reste de nos boules et encaissé une mène de cinq points qui nous a été fatale.
   
La morale de cette histoire est qu'il faut continuer à imposer son jeu et bien comprendre que le refus de tir est la pire des solutions. Quand l'argument du point a été utilisé sans succès, il faut impérativement se lancer pour réduire la marque de l'adversaire. Je rajouterai qu'il faut s'efforcer de toujours faire le jeu, même si les premières fois ces tentatives ne seront pas toujours couronnées de succès. C'est selon moi, la seule façon de progresser et de se forger un mental d'acier.
   
  
 
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