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Pratique du sport bouliste : "Bien joué, mais pourquoi ?", exercice pratique

Posté par sbpromotion le 7/5/2020 8:30:00 (1443 lectures) Articles du même auteur

Bien joué ! Mais pourquoi ? D'une réflexion sur l'évaluation d'une partie de boules, sbpromotion vous propose un cheminement pour essayer de répondre à la question : "Bien joué !", cela veut dire quoi en fait ? Basé sur les réflexions d'un "Lyonneux", à adapter, peut-être, pour les "Pieds Tanqués", cet itinéraire ne propose pas de conclusion, pour rester ouvert à de nouvelles possibilités. Chapitre 7 : "Evaluation de la finale du double de l'Euro masculin, Nice 2016"...


"Bien joué, mais pourquoi ?", chapitre VII : exercice pratique


Evaluer la finale de l'Euro masculin, Nice 2016

Une partie de boules, c'est comme la vie. On ne peut pas décider de ce que la vie ou l'adversaire nous lance, juste y répondre. Cette première grille d'évaluation pose le postulat de départ suivant : "chaque boule jouée doit avoir comme objectif de faire jouer son adversaire".  Elle tente d'évaluer l'expérience "extérieure" vécue par le joueur, sous l'angle de sa réaction à ce que lui lance son adversaire.

Ce principe de lecture est une des réponses possibles pour le joueur. Sous cet angle, le joueur se retrouve avec quatre types de boules à négocier : les boules pour faire jouer, pour faire rejouer (les annulations), pour faire compter, pour faire gagner. Voyons ainsi la lecture que l'on peut faire de la finale de l'Euro masculin, Nice 2016, selon les statistiques issues de cette grille d'évaluation.

>>> A voir : la finale Serbie contre Italie à partir de ce lien

Une finale à sens unique ?

C'est ce que laisse à penser le score final de cette rencontre, limitée en une heure trente de jeu : 9 à 2 en faveur de l'Italie. Pourtant, pendant plus d'une heure dix, le duel aura été passionnant, l'Italie ne prenant un avantage décisif qu'à l'avant dernière mène. L'évolution du score en témoigne : 0-0, 0-1, 1-1, 1-2, 1-3, 1-4, 2-4, 2-6, 2-8, 2-9.

L'Italie aura jouée 55 boules : 29 pour le pointeur Luca Melignano (25 au point et 4 au tir) et 26 pour le tireur Luigi Grattapaglia (6 et 20). La Serbie en aura négociée 53 : 26 pour le pointeur Sdran Butorac (24 et 2) et 27 pour le tireur Milos Milakovic (8 et 19).

L'Italie supérieure à la Serbie

Les statistiques d'équipe confirment la supérioté de l'Italie, avec près de 75% de réussite sur les boules jouées contre 65% à la Serbie. La Serbie a presque fait jeu égal avec son adversaire sur les boules "pour faire jouer" : 72,34% de réussite contre 76,08% pour le vainqueur. L'écart se creuse considérablement sur la suite de l'évaluation. La Serbie rate ses deux annulations contre une sur deux réussie pour l'Italie, dont une dès la première mène à deux boules contre trois, point contre, par Luigi Grattapaglia. 

Surtout, les Italiens se seront montrés supérieurs dans les boules "pour faire compter" : cinq boules réussies sur sept à négocier, soit 71,43% de réussite. La Serbie aura pêché dans ce domaine : une seule réussite sur cinq tentatives, pour un mince 20% de réussite. La victoire se construit sur des détails. Aucune boule pour faire gagner : après avoir raté la seconde tentative d'annulation à 2 à 8, à deux minutes de la fin de temps réglementaire, la Serbie concède la victoire.

Les pointeurs à la manoeuvre

Ils auront été les artisans de cette finale plaisante. Sdran Butorac et Luca Melignano présentent les statistiques les plus intéressantes. Le pointeur serbe pointe à 20 boules réussies sur 26, soit 76,92% de réussite. Son homologue italien est plus impressionnant encore : 23 réussites sur 29 tentatives, soit 79,31% de réussite.

Sdran Butorac aura réalisé une belle finale, avec un 19/25 sur les boules "pour faire jouer" : 18/23 au point et 1/2 au tir. Il aura réussi sa seule boule à negocier "pour faire compter" : une boule au point, qui aura permis le gain de la mène 7, permettant à la Serbie de revenir à 2 à 4 au score, à 20 minutes de la fin du temps réglementaire.

Luca Melignano superstar

Avec 79,31% de réussite, le pointeur italien est le grand homme de cette finale. Luca Melignano avait emporté un peu plus tôt l'or en simple lors de cette compétition. Il signe un 80% de réussite sur les boules "pour faire jouer" : 19/22 au point et 1/3 au tir. Il est décisif sur les boules "pour faire compter", avec un 75% de réussite : 2/3 au point et 1/1 au tir. Dans ces boules, les trois réussites l'auront été sur des boules de mène. Décisif !

S'il vit une première mène compliquée, à 1/3 au point "pour faire jouer", il se montre quasiment impérial ensuite, avec son dernier échec au point en début de quatrième mène. Le reste de ses statistiques est du même acabit : 1/3 au tir "pour faire jouer", dont une "caresse". Une seule boule ratée sur quatre sur les boules "pour faire compter" : une boule au point pour ajouter à la sixième mène.

Luigi Grattapaglia fait sa finale

Le tireur italien présente un taux de réussite à 69,23%, réussissant 18 de ses 26 boules à négocier. Il est à 71,43% de réussite (15/21) sur les boules "pour faire jouer" : 2/3 au point et 13/18 au tir. Il connait une réussite sur deux tentatives d'annulations, avec un tir décisif dès la première mène. Son échec à la septième mène sera sans conséquence facheuse, la Serbie ne reprenant qu'un seul point, passant au score de 1 à 4 à 2 à 4. 

Les boules jouées "pour faire compter" ne l'auront été qu'au point : 2/3 et 66,66% de réussite. Ces trois boules n'auront d'ailleurs été que des boules d'ajout : une à la huitième mène pour porter le score de 4 à 2 à 6 à 2, et deux à la mène suivante : une seule réussie qui permettra toutefois à l'Italie de quasiment boucler cette finale à 8 à 2.

Milos Milakovic en retrait

Le tireur serbe aura connu une finale plus compliquée, à 55,55% de réussite (15/27). Il s'est montré pourtant assez solide dans la construction de la partie, avec un 15/22 (68,18% de réussite) sur les boules "pour faire jouer" : 11/16 au tir (68,75%) et 4/6 au point (66,66%). 

C'est dans les boules "pour faire compter" qu'il aura le plus pêché, affichant aucune réussite sur ses quatre tentatives, deux au point et deux au tir. Trois échecs auront concernés des boules d'ajout : au point lors des troisième (1 à 1) et septième (2 à 4) mènes, au tir lors de cette même septième mène : un tir au but pour trois points qui aurait permis à la Serbie de revenir à 4 à 4. Son quatrième échec aura été lors de la quatrième mène : un tir raté pour la marque, alors que le score était à un partout. 

Dans le détail

Vous pouvez revivre cette finale en vidéo à partir de ce lien. Pour les statistiques de cette première évaluation, elles sont consultables dans le détail à partir de ce lien.

Le prochain chapitre présentera la seconde méthode d'évaluation. Il y a ce que la vie ou l'adversaire nous lance et comment on y fait face. 100% de comment on y fait face ne devrait dépendre que de nous même. De cela sera proposé le second principe d'exament et le second angle d'observation. Le chapitre qui suivra offrira ce même exercice pratique. Rendez-vous jeudi prochain pour le chapitre VIII : "Entame, reprise et ajout".
 


 
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