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Mondial la Marseillaise à pétanque : Robineau : je ne cherche pas les records

Posté par BOULEGAN le 17/8/2020 7:00:00 (9619 lectures) Articles du même auteur

Le quintuple vainqueur du Mondial revient à Marseille cette année avec Foyot et Rocher. Il nous a parlé de son équipe, et de son goût pour l'épreuve phocéenne.




Robineau : je ne cherche pas les records

 


Le quintuple vainqueur du Mondial revient à Marseille cette année avec Foyot et Rocher, au sein d'une formation qui totalise quinze victoires dans le concours. Il nous a parlé de cette équipe inédite, et de son goût pour une épreuve à laquelle il participe depuis près de quinze ans.



Tu formes cette année une équipe inédite au départ du Mondial la Marseillaise, avec Marco Foyot et Dylan Rocher. Comment s'est formée cette triplette ?

Henri (Lacroix, NDLR) avait eu une proposition pour jouer dans une autre équipe. Et Marco avait déjà proposé à Dylan, un peu plus tôt, de jouer avec lui. Dylan me l'a dit, et on a trouvé que ça pouvait être sympa. En plus, on forme une équipe de trois joueurs du Team Obut, ce qui est bien aussi, comme tout ce qui nous permet de mettre en avant un de nos partenaires. On est aussi accompagnés par Pierre Nallet, qui est licencié à Fréjus et est l'un des sponsors de Bron, le club de Marco.

Voilà, on a trouvé que c'était bien, d'autant que c'est une équipe qui est ancrée dans l'histoire du concours, puisqu'on représente, à nous trois, pas mal de victoires dans le Mondial.

 

 


On sait que Marco Foyot recherche, depuis une quinzaine d'années, à égaler le record d'Albert Pisapia en remportant une septième victoire dans le concours, mais toi, qui en est déjà à cinq étoiles, gagner le Mondial à nouveau, ce serait égaler le record de Kokoyan, qui l'a gagné six fois. Tu y penses ?

Non, du tout. Déjà, lorsque j'avais gagné le quatrième, puis le cinquième, tout le monde m'en parlait, me disait que je m'approchais du record de Marco, de Pisapia. Je les respecte énormément, ce sont des grands joueurs qui ont marqué l'histoire. Mais moi, je ne suis pas à la recherche de records : j'essaie de me faire plaisir, de m'équiper avec les gens avec qui je suis heureux de jouer.

Gagner la Marseillaise encore une fois, deux fois, trois fois, ça me ferait plaisir, bien sûr. Mais si c'est zéro fois, ce n'est pas grave. Battre des records, ce n'est pas mon but ultime. Les autres en parlent beaucoup plus que moi.

Marco, c'est différent, on sent que ça lui tient à cœur depuis quelques années. Alors, si Dylan et moi parvenons à l'amener à une septième étoile, je serai content pour lui. Ce serait un beau cadeau que nous lui ferions. Mais avant tout, on va essayer de prendre du plaisir tous les trois, et d'aller le plus loin possible, parce que la Marseillaise reste la Marseillaise. C'est une compétition qui est très dure, très longue, et on va prendre les parties comme elles viennent.

 


Tu es originaire de Nevers, et on sait que dans le Nord de la France, beaucoup de joueurs ont parfois des idées reçues sur le Mondial, et envisagent d'y venir avec appréhension. Est-ce que c'était ton cas lorsque tu y a participé pour la première fois, en 2007 ?

La première fois, je suis venu grâce à Gilles Gayraud et Michel Adam. A l'époque, je ne connaissais la Marseillaise que de nom, je ne l'avais jamais faite. Alors, comme tout le monde, j'entendais dire : « La Marseillaise, c'est compliqué, on peut se faire embrouiller, ceci, cela... »

Moi, j'y suis allé en toute décontraction, et ça s'est très bien passé. Et là, j'ai vu que tout ce que j'avais entendu n'avait pas lieu d'être, que tous ces propos dégradants pour le concours, ces a-priori, n'étaient pas fondés. Il y a rarement des histoires, et les quelques-unes qu'on peut voir, on les voit aussi ailleurs.

Au fil des années, j'ai commençé à aimer vraiment ce concours. Ça fait une quinzaine de fois que j'y viens, et chaque année, je prends encore plus de plaisir à venir. L'organisation est au top, et c'est extraordinaire quand on voir le nombre d'équipes qu'il y a.

 


Quand tu viens à Marseille, qu'est-ce qui te plaît, qu'est ce que tu viens retrouver avec plaisir ?

La Marseillaise, c'est deux concours en un, je trouve. Parce que le premier jour, c'est assez folklorique : il y a des équipes qui viennent juste pour s'amuser, pour passer une bonne journée. Le lundi, on retrouve encore quelques petites équipes, et le troisième jour, la compétition démarre vraiment. Là, on voit de belles rencontres, et plus on avance, plus on sent qu'un autre concours s'est mis en place, que la grande compétition est là.

J'ai la chance que ce concours m'ait toujours assez bien réussi, donc j'y viens aussi volontiers pour cela. Mais j'aime aussi beaucoup l'ambiance : le folklore du premier jour, et surtout, les jours suivants, les galeries. C'est une ambiance qu'on n'a pas souvent, parce qu'au parc Borély, il n'y a pas de carré d'honneur, de jeux tracés : il y a juste un numéro de jeu, et on peut jouer à droite, à gauche, en travers, et la galerie se forme autour, comme dans le passé. Ça me plaît, c'est excitant d'avoir le public aussi près, d'être encouragé par ces gens qui sont venus voir ta partie. On ne trouve plus ça ailleurs, aujourd'hui.

 


On vient de vivre une période difficile pour la pétanque, et on voit à peine renaître le circuit du haut niveau. Toi qui a vécu cette crise de manière encore plus particulière, puisque même durant le confinement, tu n'as jamais cessé de travailler. Comment est-ce que tu vis ce retour sur les jeux ?

Avec bonheur. Si les compétitions reprennent durablement, comme il semble qu'elles sont en bonne voie de le faire, ça va nous permettre de nous retrouver, de reprendre ce qui est notre passion. Ça va nous faire du bien au moral. Retrouver les copains, jouer, ça nous manque après tous ces mois sans concours, on en a besoin. Du coup la Marseillaise tombe à pic : elle va nous permette de nous évader, d'oublier un peu toute cette mauvaise chose qu'on a vécue. Je pense que c'est bien pour tout le monde : pour nous les joueurs de haut niveau, mais aussi pour tous ceux qui aiment notre sport.

Bien sûr, il faudra faire attention, parce que malheureusement le virus est toujours là, mais rejouer, c'est une manière de voir que la vie continue. Et une récompense pour les organisateurs, qui se sont démenés pour maintenir les compétitions que l'on va faire d'ici la fin de l'année, et pour les autres qui ont dû annuler mais qui vont faire les suivantes. C'est une belle chose pour tout le monde.

 

Entretien réalisé par Pierre Fieux


 
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petanque
Posté le: 17/8/2020 10:33  Mis à jour: 17/8/2020 10:34
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 Re: Robineau : je ne cherche pas les records
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