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Les Jeunes : Marco Foyot, les leçons du père

Posté par BOULEGAN le 22/4/2013 5:00:00 (12407 lectures) Articles du même auteur

Marco Foyot perpétue dans son centre d'entraînement héraultais et dans les trainings  qu'il propose aux quatre coins du globe les enseignements qu'il a reçus très tôt de Mario, son père.


Enseignement de la pétanque

 

Marco Foyot, les leçons du père

 

 

Légende vivante, globe-trotter de la pétanque et champion toujours compétitif, Marco Foyot s'est vu inculquer, dès l'enfance, les vertus de l'entraînement. Rien d'étonnant donc à ce qu'il perpétue dans son centre de stages héraultais et dans les trainings  qu'il propose aux quatre coins du globe les enseignements qu'il a reçus très tôt de Mario, son père.

 

Tu animes des stages depuis 2001, à destination de différents publics. Comment est-ce que c'est né, cette aventure ?

C'était une idée de mon fils Benjamin. Je faisais déjà certaines choses dans des clubs, et puis j'ai toujours eu ce truc, depuis mon enfance. Mon père était président du Cochonnet Meldois, en Seine-et-Marne, et il me faisait faire des ateliers, comme la boule sur la poutre ou le changement de diamètre : l'hiver, il m'entraînait à tirer avec des 74/730 entre 9,5 et 13 mètres pendant quatre mois ! Au printemps, quand je reprenais mes 76/690 et que je me retrouvais entre six et dix mètres, je n'en manquais jamais...

 

 

Donc, ton père était quelqu'un qui croyait aux vertus de l'entraînement dans un monde où, encore plus qu'aujourd'hui, on ne croyait qu'au don et à l'adresse naturelle?

Bien sûr, c'était un précurseur. Il traitait ça comme un autre sport : je faisais aussi de l'athlétisme, j'étais recordman de France en 1966 sur 600 mètres, et c'est mon père qui m'entraînait, là aussi. Et puis, au Cochonnet, je n'étais pas le seul : on était une cinquantaine de mômes à jouer à la pétanque au parc Frot à Meaux, il nous entraînait, nous emmenait faire les championnats, tout ça, quoi.


Donc, en montant ces stages sur une idée de ton fils, vous vous inscriviez dans l'histoire familiale ?

Exactement. Au début, on a monté ça à Baillargues pour Pâques : il y avait douze stagiaires, et on avait fait deux jours. Ensuite, on en a fait trois, et maintenant, on arrive à faire quatre jours : le lundi, j'invite tout le monde, ça met de la convivialité, c'est important.

Et puis dans mes stages, tout le monde est mélangé, jeunes et vieux, débutants et confirmés, parce que c'est ça la pétanque et que je ne compte pas mon temps. On travaille dur, j'apporte à chacun ce qu'il lui convient, et après je laisse la place au côté détente, déconnade, parce que les journées sont denses.

 


Tu es aussi parrain des concours de jeunes au Mondial de Millau. Parle-moi de ça.

Oui, et depuis le début. J'avais soumis l'idée à Damien Mas, il avait trouvé ça bien, et ça dure depuis une bonne dizaine d'années. C'est moi qui remet les dernières récompenses sur le podium, aux minimes, aux cadets et aux juniors.

 

 

Tu fais aussi pas mal de formations à l'étranger, essentiellement pour des adultes. Il y en a de prévues prochainement?

Oui, notamment en fin d'été. Je pars du 25 septembre au 12 novembre aux Etats-Unis pour un truc qui va s'appeler le Marco Tour States Academy : ça va partir d'Albuquerqe au Nouveau-Mexique, puis San Francisco, l'Ohio, New York, Miami, pour des clinics dans des clubs qui ont souhaité m'inviter, et en collaboration avec la fédération américaine. Voilà, ça se termine à Amalia Island, pour le tournoi de pétanque.

 

Qu'est-ce qui est différent à l'étranger?

Ce qui est différent, c'est que là-bas, en Allemagne, en Angleterre, au Japon, où tu veux, tout le monde trouve normal de payer pour apprendre. En France dans le milieu de la pétanque, c'est très différent. Attention, je dis bien dans le milieu de la pétanque, parce que dès qu'on en sort, c'est très différent : là, on trouve aussi plein de gens qui pensent qu'apprendre, ça se paye. Quand je fais des trucs avec le groupe Casino, le groupe Dentressangle, que je fais des pro-am golf/pétanque à Gassin ou à Megève, tout le monde trouve normal de faire un chèque.

 


Tu joues cette année avec deux jeunes joueurs, Moineau et Topoto Feltain : ce dernier remplace Benji Renaud qui porte le deuil de son père. Au-delà de tes qualités de pointeur et de ta capacité à finir les mènes de tir, qu'est-ce que tu penses pouvoir apporter à ces jeunes ?

Je vais leur apporter mon expérience, les rendre forts. Je vais leur apprendre que certaines boules sont plus importantes que d'autres, qu'il faut taper les bonnes boules, gagner les points importants, parce que si on en joue pas celles-là, ça ne sert à rien de faire du vingt sur vingt avant.

Bon, Moineau, il commence à savoir ces choses, mais je crois que je peux leur apporter deux-trois trucs comme ceux-là.

Et puis il y a d'autres notions, comme le respect de soi et le respect des adversaires : pour moi, c'est très important. Je sais que certains pensent que je suis un embrouilleur parce que j'aime bien parler : pourtant, j'ai toujours respecté mes adversaires. On ne m'a jamais vu bouger, ni tricher, ni mordre le rond, j'ai horreur de ça.

Après, le reste, tout ce qui relève du caractère, c'est autre chose : mais ça aussi, je l'ai appris de mon père. Il m'a beaucoup marqué : dans tout ce que je suis en train de faire actuellement, je pense à lui. C'est lui qui a fait de moi un champion, et tout ce qu'il m'a appris, j'ai envie de le transmettre à mon tour.

 

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Auteur Conversation
yves
Posté le: 1/5/2013 23:53  Mis à jour: 1/5/2013 23:53
Co-Webmaster
Inscrit le: 25/4/2006
De: 02 Aisne Picardie Soissonnais
Envois: 2034
 Re: Marco Foyot, les leçons du père
Ah oui, je m'étais dit que je mettrai un mot et puis, le temps file...

Bien qu'arrivé après le départ des Foyot, j'ai habité un bon bout de temps le quartier du parc Frot, à Meaux, qui est un endroit pour lequel je garde encore aujourd'hui une tendresse particulière. J'y avais joué aux boules avec les gens qui avaient appris avec le vieux Mario Moustache, +/- en même temps que Marco : "la Caille", "La Plume", ou encore Jean-Louis Trameau.

C'était dans les Zanet 80, heu, années 80, et ce qui m'avait frappé au début, c'était que ces gens plaçaient déjà l'exercice au cœur de leur pratique. On avait fait des portées sur des ronds de bière, tiré des boules sur une poutre ou un but sur une plaque de béton. Bref, pas uniquement des parties amicales entre voisins.

A l'époque, ça jouait pas mal et dans un bon état d'esprit.

J'ai également joué contre les frangins Foyot, Cyril ou Gérard et ces parties, empruntes d'esprit et de finesse, sont de très bons souvenirs.

Autre anecdote, peut être bien 10/15 ans plus tard, dans le Gard (je ne me souviens plus si c'était Sauve ou Quissac) il y avait une semaine bouliste et lors de la doublette, le vieux Mario s'était pointé à la table en se présentant comme "isolé". Sympa, le micro annonce : "on recherche un tireur isolé, c'est pour jouer avec Mr Foyot père". Et on a vu arrivé Jean-Marc (Marco) en courant pour faire le tireur à son Papa dans ce concours qu'il n'avait pas prévu de jouer, sorti victorieux mais fourbu du concours de la veille !

Le soir, ils étaient dans les cadres...
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PORTRAIT N° 500 CLEMENT Yves "yves"
http://www.boulistenaute.com/actualite-portrait-500-clement-yves-yves-10986



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nissarte
Posté le: 27/4/2013 13:52  Mis à jour: 27/4/2013 13:52
Boulistenaute accro !
Inscrit le: 19/2/2013
De:
Envois: 25
 Re: Marco Foyot, les leçons du père
Figure de la pétanque pour la plupart, grande gueule pour certains, Marco a la légitimité par son palmarés et le charisme pour être l'ambassadeur de la pétanque. Les médias le connaissent et le reconnaissent, la fédération pourraît l'envoyer en mission, déjà auprès d'eux. A condition qu'elle le veuille...
cristian78
Posté le: 23/4/2013 12:34  Mis à jour: 23/4/2013 12:34
Bébé boulistenaute
Inscrit le: 24/2/2007
De: 1 rue voltaire bonnières sur seine
Envois: 88
 Re: Marco Foyot, les leçons du père
Vu la popularité et la connaissance de la pétanque qu'à Marco Foyot, je m'étonne qu'en s'investissant autant auprès des jeunes, il n'explique pas pourquoi, malgré la floraison des écoles de pétanque, notre jeunesse se détourne de cette discipline.
Les raisons sont pourtant évidentes. A quoi bon pratiquer ce jeu qui, tel qu'il s'impose (avec la mise en avant exclusive de la triplette), ne fait vibrer personne et n'offre aucun avenir, même aux plus talentueux.
Tant qu'on ne proposera pas une façon plus dynamique et plus spectaculaire de le pratiquer pour toucher le grand public,la pétanque restera toujours une activité "à minimas", gouvernée sans ambition.
Il serait bien que Monsieur Foyot use de son influence pour inciter nos dirigeants à s'orienter dans des voies vraiment prometteuses.
Christian Châle "le livre rouge de la pétanque".
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