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Les champions : Maryan Barthelemy, mémoires d'un jeune champion

Posté par BOULEGAN le 27/4/2020 13:00:00 (8946 lectures) Articles du même auteur

Dans la carrière de tous les grands champions, il y a quelques moments vraiment extraordinaires. Maryan Barthelemy est revenu pour nous sur sa première vie, celle de joueur.

Maryan Barthelemy, mémoires d'un jeune champion

 

Photo La Marseillaise


Dans la carrière de tous les grands champions, il y a quelques moments vraiment extraordinaires. Maryan Barthelemy, l'organisateur des plus grands évènements de pétanque télévisés, est revenu pour nous sur sa première vie, celle de joueur. Une interview-fleuve, sur la jeunesse d'un personnage incontournable de notre jeu qui sait, entre faconde marseillaise et sens du détail, nous en faire revivre les plus beaux instants.

 

Tu organises, tu commentes ou tu filmes pour la télévision, depuis plusieurs dizaines d'années, les plus grands évènements de pétanque. Tu te rappelles encore du temps où tu étais joueur ? Des grands moments sur le terrain ?

Bien sûr, et tu sais, en cette période de confinement, ils reviennent tous, en fait. Pour la petite histoire, depuis trois ans, on se revoit, avec tous mes anciens coéquipiers, on fait un repas ensemble. Là, on profite de cette période pour fixer la prochaine date, on s'appelle, et tous les souvenirs refont surface.

J'ai eu cette chance d'être super-précoce, de gagner beaucoup de grandes choses très tôt. Cette Marseillaise notamment, dont j'ai fait la finale à seize ans, avec deux autres gamins de mon âge.

 

C'était en 1988, avec Pierre Santiago et Franck Ferrazola, et on peut dire que c'est là que tout à commencé. Tu jouais depuis longtemps, à ce moment-là ?

Oui. Mes parents tenaient un bar-restaurant où il y avait un club, il n'y avait qu'à traverser la route pour jouer. J'ai fait mon premier concours en 1982, j'avais dix ans. On a perdu en finale, et ensuite j'ai commencé à faire d'autres concours dans la catégorie minimes qu'on venait de créer, puis en cadets et en juniors. J'ai signé à Biver, où j'ai connu Gaspard Gasparian et Hafif Mostefaoui. On partait ensemble, on allait dans le Var, jusqu'à Saint Tropez. On y a pris de l'expérience, à jouer mais surtout à regarder les Demaria, Foyot, Bartoli, les grandes parties d'intérêt. A quatorze ans, je me rappelle avoir joué contre Daniel Floch et Laurent Zemmour aux national des Arcs, au milieu d'une galerie monstrueuse qui était venue voir Zemmour. C'étaient des années merveilleuses. J'ai joué avec Franck Moldt également, avec qui j'ai passé des moments fabuleux. Mais lui était plus jeune, et lorsque je suis passé junior, lui était resté cadet.

 

 

Et du coup, comment s'est constituée ton équipe avec Ferrazola et Santiago ?

J'ai joué une année avec Fabrice Dran et Steeve Bacon, on a été champions des Bouches-du-Rhône, champions de ligue, on a fait les quart de finale du championnat de France. Malheureusement, ça s'est mal fini, on s'est pris la tête pour des bêtises, et je me suis retrouvé tout seul. C'est là que les planètes ont commencé à s'aligner. Franck Ferrazola, contre qui j'avais joué souvent, m'a proposé de faire équipe avec Pierre Santiago dans son club des quartiers nord, la Boule sucrée. Moi, je faisais toujours milieu, mais là, je me suis sacrifié et je crois que j'ai eu raison.

 

Photo Pétanque Magazine 


Et en juillet, vous vous inscrivez au Mondial la Marseillaise. C'est quoi vos ambitions, lorsque vous arrivez ?

On en a une seule, c'est d'être l'équipe de jeunes qui ira le plus loin. On était champions des Bouches-du-Rhône juniors, j'avais déjà gagné ce Trophée des jeunes, et c'était notre objectif.

 

Photo Jac Verheul (collection privée)


Mais vous faites beaucoup mieux que ça. Vous arrivez en huitièmes et vous battez Passo, Capeau et Salvador. Et là, vous êtes en quart de finale. A quoi tu penses ?

Quand je vais au tirage, que je m'engage dans ces barrières et que j'arrive au guichet, on me dit : « Il reste deux numéros. Si tu tires le 1, tu joues contre Foyot. » Et moi, je me dis : « Il faut qu'on le prenne maintenant. C'est maintenant le bon moment. Dans le carré, il sera trop durs à battre. »

A Martigues, six mois avant, on avait perdu contre lui en demi-finale, et on avait fait fanny en trois mènes. Mais  pendant les vingt-cinq minutes qu'avait duré cette partie, j'avais beaucoup appris.

Aujourd'hui, il y a vingt-cinq joueurs que tout le monde connaît. A l'époque, il n'y en avait qu'un. C'était Foyot, Foyot et Foyot. On peut penser ce qu'on veut de lui, mais il faut rendre à Marco ce qui appartient à Marco. Dans ces temps-là, il avait une pression sur lui qui était monstrueuse. Il gagnait sa vie avec la pétanque, et c'était peut-être le seul. C'était l'idole, l'icône, celui qui pouvait te faire connaître en une seule partie si tu le battait. Il avait une prestance terrible sur le terrain, et s'il s'en servait parce qu'il est malin.

Voilà, il y avait lui et il y avait les autres. C'est comme si tu mets sur un terrain Messi, ou Ronaldo, et des joueurs de Division d'Honneur. Du coup, quand tu le jouais, il fallait avoir de la prestance aussi, ne pas se laisser faire, montrer que tu étais là. Ne pas subir.

 

Photo Jac Verheul (collection privée)


Et là, tu tires au sort, et c'est lui que tu joues. Qu'est-ce que tu as pensé ?

J'ai pris l'enveloppe, je vois que c'est le 1. Et là, je pars directement voir Pierre et Franck, et je leur dis : « Voilà. On va jouer contre Foyot. Je vous interdis de le regarder. Quoiqu'il arrive, ne le regardez pas. » Parce que je me rappelais de Martigues, on le regardait, il nous faisait des petits clins d'oeil, et on n'avait pas fait un pli.

Donc, on va au terrain, il nous fait déjà un peu de cinéma en faisant remesurer le terrain qu'il ne trouvait pas conforme, en faisant reculer les barrières, on a démarré une demi-heure après tout le monde. Et là, j'ai passé la partie à ne pas le quitter du regard. Je ne sais même pas si j'ai cligné des yeux une seule fois. Et c'est drôle, parce que Franck, lui, avait une casquette dont il déplaçait la visière de façon à ne jamais le voir. C'était phénoménal.

 

 

Ce qui frappait lorsqu'on vous voyait jouer, c'était ton attitude, la présence que tu mettait dans le jeu, la façon dont tu motivais sans cesse tes partenaires, c'était très inhabituel de la part d'un minot de seize ans. D'où ça venait, ça ?

C'est vrai que j'avais un rôle de leader dans cette équipe, par rapport à cette expérience que j'avais déjà accumulée. Et puis j'ai été élevé dans un bar-tabac restaurant, ça forme au contact face aux adultes.

En jeunes, il n'y avait pas de coachs à l'époque, et lorsqu'un accompagnateur avait des codes pour indiquer le jeu à son équipe, j'allais voir le gars et je lui disais : « Monsieur, mettez vous loin, parce que si vous menez le jeu à leur place, c'est trop facile. » Et si le gars protestait, je lui disais : « Ok, restez là, mais mettez vos mains derrière le dos et ne bougez plus. »

 

Photo Jac Verheul (collection privée)


Lorsque vous vous retrouvez en demi-finale de la Marseillaise, vous vous sentez favoris, du coup ?

Non, parce qu'il reste un équipe avec beaucoup d'expérience, Uhlman, Ligouzat et Jean-Pierre Ferret, et qu'on connait les autres, Bernardi, Alarcon et Marquant qui sont de Gardanne et Ré, Bossy et Cyprien qui sont d'Aix. Mais nous, on est dans des conditions superbes, avec des adversaires qu'on connaît, un public qui est à fond derrière nous, le journal la Marseillaise qui ne parle que des trois juniors, les amis de la Boule sucrée qui ont fait une banderole avec : « Allez les minots, la Marseillaise est à nous »...

Du coup, on a vraiment bien géré la demi-finale. Mais ensuite, je crois qu'on a perdu la finale avant de la commencer. Les demi-finales avaient lieu en même temps, et celle de Ferret contre Bossy a duré longtemps. Et nous, au lieu d'aller nous détendre ailleurs, on a passé notre temps dans la tribune à la regarder. Exactement ce qu'il ne faut pas faire.

Mais je vais te dire : je préfére avoir perdu cette partie-là, et avoir gagné tout le reste que le contraire. Parce que cette finale, même si on l'a perdue, elle m'a ouvert toutes les portes.

 

Photo Jac Verheul (collection privée)

 

Justement, comment ça s'est passé les jours suivants?

En fait, avant la Marseillaise, j'avais pris des billets de ferry pour la Corse pour aller disputer le Grand Prix des Commerçants d'Ajaccio avec Gaspard Gasparian et Richard Trani, et on devait embarquer le mercredi. Du coup, on a donné mon billet à Salah Kanès, qui est parti avec eux. Mais le jeudi, moi, je voulais partir en Corse. Mon père a refusé que je parte tout seul, et du coup Franck est venu avec moi.

Et c'est là que tu vas voir ce que c'est que la Marseillaise. Quand on arrive à Marignane, il n'y a plus une place, tous les avions sont bondés. Au guichet, on ne peut plus avoir de billets, et on se dit qu'on ne va pas pouvoir partir. A ce moment-là, il arrive un Corse qui nous dit : « Vous jouez aux boules, vous. Je vous ai vu à la télévision hier. Qu'est-ce qui vous arrive ? » On lui explique qu'on essaie de partir pour Ajaccio pour jouer, que ce n'est pas possible. Le gars nous dit : « Ne vous inquiétez pas, on va vous faire monter. » Et on a pu disputer les trois concours qui restaient, et surtout le Grand prix d'Ajaccio que j'ai fait comme prévu avec Gaspard et Richard. Et on a gagné ce concours qui, à l'époque, était l'un des plus dotés de France.

L'arrivée à Ajaccio, ça avait été énorme. Devant l'école Saint-Jean, il y avait des parties du prologue qui se jouaient, et au micro, ils ont annoncé que nous étions là. Les parties se sont arrêtées, et tout les gens qui étaient là nous ont applaudi pendant une minute. Tout le monde voulait boire un verre avec nous, je crois que je n'ai jamais bu autant d'Orangina de ma vie que ce soir-là.

 

Gaspard Gasparian


Et après ça, il y a eu Millau avec Gasparian...

Oui. On avait connu un drame l'année d'avant, la disparition brutale de Hafif Mostefaoui, et Gaspard, avec qui il était très intime, s'en remettait mal. D'ailleurs, mon père nous avait proposé de faire des nationaux hors de la région, pour que ce soit plus facile. On avait fait Villeurbanne, avec Salah, d'autres encore,  toujours loin de Marseille où trop de choses, trop de gens nous rappelaient Hafif...

Et en août, on est invité par la famille Mas à venir à Millau. On était contents, mais bon,  tu sais, quand tu es Marseillais, tu ne sais même pas que ça existe, Millau. Mais quand on a vu ce que c'était... C'était aussi pharaonique que la Marseillaise, phénoménal. L'ambiance dans le parc, le plateau, on a découvert tout ça. Et comme c'était en doublettes, on avait emmené Gaspard, et j'avais décidé de faire équipe avec lui.

On gagne trois parties. Et à 21 heures on est dans cette grande salle des fêtes, en train de manger. Tout d'un coup, on entend René Campos, le speaker annoncer un choc marseillais en 64ème de finale, dans les carrés d'honneur à 22h. Adamo, Bartoli contre Gasparian, Barthelemy, au jeu 9. J'avais la fourchette à la bouche. Je l'ai laissée tomber, la fourchette, et j'ai dit à Gaspard : « Je vais m'entraîner. Sois à l'heure. » Je suis allé sur le jeu qu'on nous avait donné, et à vingt-deux heures j'avais compté tous les graviers, je connaissais le terrain par cœur. Eric et Adamo sont arrivés, vers 22h10. Dès qu'ils ont mis un pied sur le terrain, je leur ai dit : « On est un peu à la bourre. On commence tout de suite, les gars? » Et ils ont fait fanny en quatre mènes. Ça, ça s'appelle l'expérience, parce que cette partie, si on la joue dix fois, on va la gagner deux fois. Eric, j'ai joué avec lui ensuite, c'est un monstre.

Après, en quart, on a battu Pupille et Debayle, ça fusillait de tous les côtés et on a gagné 13-12 en cinq mènes. En demi, contre Bordin et Autebon, j'ai eu frappé-gagné et manqué-perdu, et j'ai eu la chance d'y tomber dessus, et en finale, on a battu Laurent Petit, qui a été ensuite champion de France avec Christophe Trembleau.

 

Et après tout ça, tu t'es rendu à Brétigny-sur-Orge pour le championnat de France juniors avec Santiago et Ferrazola. Vous étiez favoris, je suppose ?

Bien sûr. Il y avait nous, l'équipe de Fabrice Kelle, et puis les autres. On a passé le samedi sans souffrir, mais le dimanche, quand on est arrivé sur le terrain, on s'est dit : « On est morts. ». Parce que c'étaient des jeux de rafle. Ni Franck ni Pierre ne voulaient tirer comme ça, mais à un moment, comme on se faisait fusiller de rafle par la Haute-Garonne, j'ai pris le tir et j'ai fait pareil. Ensuite, on n'a plus souffert, même en en demi-finale contre les champions en titre. Mais en finale on a joué contre Dominique Roig-Pons, et les démons de la finale perdue à Marseille ont commencé à ressurgir. Une finale, ça se gagne, et si on perd, on a fait tout ça pour rien. On y pensait, on a été poussifs, cahotiques. On a gagné 13-11, mais on aurait pu aussi bien la perdre.

 

Photo Pétanque Magazine


Cette année extraordinaire, elle va t'amener en équipe de France juniors, avec Franck Ferrazola, et vous aller disputer en 1989 le championnat du monde avec Roig-Pons, et Armand Dumanois. C'est un moment fort, ça aussi ?

Oui, bien sûr, même si Claude Azéma et Daniel Charolais, qui dirigeaient les stages, ne nous ont pas épargnés. On avait passé un pacte avec Franck, et décidé que s'il ne prenaient pas l'un de nous deux, l'autre déclinerait la sélection. Ils nous ont pris tous les deux, et le pacte est resté secret. Et on a été champions du monde.


Ca s'est passé il y a trente ans, et je suis frappé de voir, en parlant avec toi, à quel point ces souvenirs sont vifs dans ta mémoire. On a le sentiment qu'ils n'ont pas pris une ride. Je me trompe ?

Non. Mais tu sais, j'ai vécu des moments fabuleux avec tous ces gens, aux deux jeux, pétanque et jeu provençal. J'ai eu une carrière très riche, très intense, et c'est peut-être d'ailleurs parce qu'elle était aussi intense que j'ai décidé de l'arrêter à vingt-cinq ans.

 


Puisque tu l'évoques, on va dire un mot du jeu provençal. Là aussi, tu as marqué l'histoire du jeu, avec une victoire dans le Provençal et des succès dans toutes les grandes classiques de la longue. Comment ça a commencé ?

J'y jouais un peu, comme tous les Provençaux. Et j'aimais bien, parce que là, je jouais tireur. Je faisais cinquante kilos à l'époque, je ne forçais pas, c'était sympa. Et un président de club, qui était un client de mes parents, nous a demandé de faire les éliminatoires des championnats départementaux en doublettes. On a gagné tant bien que mal, et on s'est qualifiés pour le tour final à soixante-quatre équipes. Là, il y avait tout le monde, Massoni, Lombardi ,Gastaldi, Kourane, Valero, Baldo, Lovino, un truc de malade. Finalement, on s'est qualifiés pour le championnat de France, et on a perdu en quart de finale contre Bertrand et Sigal. Et là, il y a eu comme un déclic. Quand je suis revenu, je me suis dit : « Je vais jouer au jeu provençal, maintenant, parce que je m'éclate beaucoup plus. » Quand tu as dix-huit, dix-neuf ans, tu peux te régaler de pointer, mais si tu peux faire le tireur, c'est encore mieux. C'est comme si tu joue milieu de terrain défensif au foot, et qu'on te dit que tu vas jouer attaquant. C'est plus excitant.

 


Et là, tu as fait d'autres belles rencontres...

Oui, j'ai joué avec les meilleurs. Philippe Roux, qui est vraiment hors-normes, je le suivais déjà quand j'étais minime. On avait joué une finale contre à Sisteron, on a commencé à faire quelques concours ensemble et une très grande complicité est née entre nous, et on a vécu des moments fabuleux. Ce que ce garçon était capable de faire à la longue (ou à la pétanque, d'ailleurs), c'était indescriptible. Et ensuite, j'ai rencontré Jean-Marc Lovisolo, et surtout Monsieur Claude Carbo : là, je pourrais passer des heures à vanter les mérites de ce gars-là. Il y a eu aussi Valdès, Blasco, et bien d'autres.

 


Beaucoup de bons souvenirs qui te reviennnent, donc. Est-ce qu'il y en a des moins bons, aussi ?

Oui, bien sûr. Les trois quarts de finale de la Marseillaise perdus avec Philippe, trois années de file, c'était douloureux. La première fois, avec Alain Caciagli, on menait 7-2 contre Bartoli, Garagnon et Morillon. Philippe s'est retrouvé avec un tir à quatre, il l'a manqué juste pas droit au fil, et on perd 13-11. La troisième fois, quand on a perdu contre Journoud, Catoïo et Tuppo, avec Fernand Moraldo, j'ai décidé de ne plus la faire.

Et puis il y en a un, plus rigolo, que je m'étais promis de te raconter. Elle concerne le meilleur joueur de tous les temps, Philippe Quintais. Au début des années 90, il était très ami avec Frank Ferrazola, et il était venu en vacances chez lui à Marseille. Du coup, j'ai eu la chance de jouer deux trois fois avec lui, avant qu'il devienne le Roi. Et notamment au Méridional, qui était un des plus grands concours à l'époque. Le dimanche matin, on a gagné deux parties, on est en huitièmes de finale, et on va manger sur le port de La Ciotat. Quand on sort du restaurant, on se promène au bord de l'eau, et Philippe, qui adore la pêche, descend le long d'une rampe à bateaux pour aller voir les poissons. Mais il a glissé, et l'après-midi, il a fait les huitièmes avec un short tout vert qui sentait la vase, et chaque fois qu'on le regardait, on était morts de rire. Et je m'étais promis de dire : « Je te remercie, Philippe Quintais. J'ai joué une fois avec toi, et je sais que tu as tout fait pour nous faire perdre. Je ne jouerai plus jamais avec toi. » (rires)

 

 


A vingt-cinq ans, tu as quitté la compétition, tu n'avais plus envie de jouer. Mais aujourd'hui, j'ai l'impression que cette envie, elle te revient. Je me trompe ?

Non, je rejoue un peu au niveau promotion, avec des amis de Istres, Eric Martone et Sébastien Jimenez. On parle aussi de faire une paire de concours avec Philippe Roux et Gilles Gayraud. Je pense que ça va me reprendre, à moins que...


A moins que quoi ?

J'ai été élu au sein du Comité des Bouches-du-Rhône. On m'a demandé de me présenter, je l'ai fait, et j'ai eu beaucoup de voix. Du coup, certains pensent que j'ai envie de faire une carrière de dirigeant. Pour l'instant, je n'ai pas le temps, et le travail que je fais n'est pas compatible avec ça, je ne peux pas être juge et partie. Mais un jour, qui sait... ?

 

 

 

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
(1) 2 »
Auteur Conversation
cc42
Posté le: 24/5/2020 8:54  Mis à jour: 24/5/2020 8:54
Boulistenaute en progrès
Inscrit le: 12/12/2003
De: riorges
Envois: 630
 Re: Maryan Barthelemy, mémoires d'un jeune champion
salut maryan tres belle article sur ta carriere et c est vrai en demi finale on vous avait pas trop accroche
regis84
Posté le: 28/4/2020 10:40  Mis à jour: 28/4/2020 10:40
Co-Webmaster
Inscrit le: 12/2/2003
De: Avignon - 84 Vaucluse - PACA
Envois: 4600
 Re: Maryan Barthelemy, mémoires d'un jeune champion
Super sympa le "Maryan" pour le peu de fois où je l'ai cotoyé. Un monstre dans les 2 jeux & un monstre comme commentateur également pour les 2 disciplines, pour moi LE MEILLEUR & chaque fois je me délecte d'écouter ses commentaires, je ne m'en lasse jamais.

Régis
maryan
Posté le: 27/4/2020 21:20  Mis à jour: 27/4/2020 21:20
Boulistenaute en progrès
Inscrit le: 14/10/2003
De: 75 paris Ïle de France
Envois: 278
 Re: Maryan Barthelemy, mémoires d'un jeune champion
Jerome
je transmets à tati qui gère tout ca.
C'est le samedi 29 aout.
Bises et à bientôt
Maryan
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PORTRAIT N°141 BARTHELEMY Maryan "maryan"
http://www.boulistenaute.com/actualite-portrait-141-barthelemy-maryan-maryan-5712
maryan
Posté le: 27/4/2020 21:19  Mis à jour: 27/4/2020 21:19
Boulistenaute en progrès
Inscrit le: 14/10/2003
De: 75 paris Ïle de France
Envois: 278
 Re: Maryan Barthelemy, mémoires d'un jeune champion
Oh que oui.
Abdel était sélectionné et malheureusement pour lui il n'a pu être des nôtres et on n'a jamais pu savoir la vrai version.
Une mec super sympa et qui plus est tirait grès souple et faisait beaucoup de carreaux.
Ca serait cool de le revoir un jour.
Transmettez lui mes amitiés
Maryan
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PORTRAIT N°141 BARTHELEMY Maryan "maryan"
http://www.boulistenaute.com/actualite-portrait-141-barthelemy-maryan-maryan-5712
petanque
Posté le: 27/4/2020 21:08  Mis à jour: 27/4/2020 21:08
CLUB des Supporters Boulistenaute.com
Inscrit le: 26/9/2002
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Envois: 35205
 Re: Maryan Barthelemy, mémoires d'un jeune champion
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