Quantcast
Publicité

Les champions : Fazzino, entretien avec le maître

Posté par BOULEGAN le 11/6/2020 13:00:00 (24975 lectures) Articles du même auteur

Dans la carrière des plus grands champions, il y a des moments vraiment extraordinaires. Christian Fazzino s'est souvenu, pour Boulistenaute, de ceux qui l'ont le plus marqué.




Fazzino, entretien avec le maître

 

 


Dans la carrière des plus grands champions, il y a des moments vraiment extraordinaires. Christian Fazzino, qui en a tant connu au cours de sa carrière hors du commun, s'est souvenu, pour Boulistenaute, de ceux qui l'ont le plus marqué. Entre nostalgie discrète et désir de transmettre une expérience irremplaçable, le maître de Montluçon nous a accordé un long entretien aux notes mélancoliques, empreint d'une passion intacte pour notre jeu.


Ces derniers mois, nous avons constaté que beaucoup de gens se replongeaient, notamment durant le confinement, dans leurs souvenirs. Est-ce que ça a été ton cas, est-ce que tu t'es mis à regarder un peu dans le rétroviseur ?

Pas un peu. Beaucoup. Parce que j'arrive à un âge où je risque de ne pas jouer encore très longtemps à la pétanque, et surtout à haut niveau. Du coup, je fais d'autres projets, j'essaie d'imaginer une autre façon d'aborder la pétanque.


Tu es toujours très compétitif, mais tu en es à plusieurs dizaines d'années de carrière. Quand tu penses à tout ce qui c'est passé durant tout ce temps, quels sont les souvenirs que tu considères comme les plus importants ?

Le premier, c'est quand j'avais dix-huit ans, et que j'ai été champion de France en tête-à-tête. C'était à Clermont-Ferrand, dans ma ligue, en 1975. Ça a forcément été un grand moment, car mon papa était encore vivant, il m'a vu gagner, j'ai fêté la victoire avec lui, c'était bien.

 

Photo Pétanque Magazine


Quand tu arrives à ce championnat de France, tu es à peine senior, tu viens de l'Allier, tu es relativement inconnu. Qu'est-ce qu'il y a dans la tête de ce jeune homme que tu es alors ?

J'avais de gros moyens, je le savais, et je croyais en moi. Je ne dirais pas que j'allais chercher ce titre, bien sûr. J'arrivais sur le haut du plateau, j'étais inconnu, je savais que ça allait être dur parce que je n'allais faire peur à personne. Mais je croyais en mes possibilités, et j'avais un gros mental déjà. Et plus j'avançais dans la compétition, plus j'y croyais.

Mais c'était le destin, aussi. J'ai gagné ma finale départementale 13-12, et j'ai gagné la finale de ce championnat de France 13-12.


Il y avait beaucoup de grands joueurs, bien sûr, et en ce temps-là beaucoup n'étaient pas commodes. Il fallait affronter ça, aussi...

C'est vrai, j'ai pris plusieurs des gros bras de l'époque, comme Denis Salvador que j'ai battu en demi-finale. Mais ça s'est bien passé. J'étais jeune aussi, j'avais une part d'inconscience qui a peut-être participé à me faire gagner. Et puis, la pétanque, ce n'était plus uniquement Marseille et le Sud dans ces années-là. Il y avait un gros niveau à Paris aussi. Mais nous, on arrivait. Et on a fait notre place. Voilà, c'était le premier grand souvenir. Et le deuxième, c'est l'élection du joueur du siècle à Millau.

 

Ça, c'était en 2000, et les organisateurs du Mondial avaient organisé un vote dont ils ont révélé les résultats lors d'une soirée extraordinaire. C'était inoubliable, je suppose ?

Oui, il y avait beaucoup d'émotion parce que toute ma famille était là, autour de moi. C'est la seule fois où ils étaient tous là, et j'avoue que j'ai eu les larmes aux yeux.

 

Photo Midi Libre


Et avec un suspense digne des Césars, puisque le speaker Marc Alexandre annonçait les noms dans un ordre décroissant, avec Passo 6ème, Bébert de Cagnes 5ème, Choupay 4ème... Et là, il ne restait plus que Quintais, Marco Foyot et toi...

C'est vrai. On savait que Quintais risquait de passer un peu derrière, parce qu'il est beaucoup plus jeune que nous. Par contre, je savais qu'entre Marco et moi, ce serait très serré. Finalement, j'ai gagné, ça a été comme ça. Mais c'est un super-souvenir.


Et puis ça se passait à Millau, qui était peut-être l'endroit où il y avait le meilleur public, des soirées inédites, une ambiance incroyable. Ça a joué, je suppose, dans l'intensité de ce moment ?

C'est vrai que Millau, c'était grandiose, c'était une grosse entreprise, avec des milliers de joueurs. Trop grosse, peut-être, puisqu'à force, ce qui s'est passé, c'est que la population ne nous voulait plus (rires). Mais c'était vraiment un bel événement.

 

A Millau, ou ailleurs, on pouvait croiser la plupart des champions au bar, ou dans les allées. Toi, on ne te voyait que sur les terrains. On a la sensation que depuis très longtemps, tu as acquis une espèce de discipline qui fait que dès que tu as fini une partie, tu pars t'isoler jusqu'à la rencontre suivante. Je me trompe ?

Non, parce que là, on parle de compétition. J'ai toujours pris la pétanque comme un sport de haut niveau, et c'est vrai que j'ai toujours essayé de chercher le calme pour reprendre mes esprits, évacuer les grosses tensions qu'on rencontre parfois sur une partie. Je me mettais souvent de côté, mais ce n'était pas pour éviter les gens. C'était pour pouvoir respirer, me reconcentrer sur la partie suivante. D'ailleurs, sur mes différents championnats de France en tête-à-tête, je disais toujours à mon délégué d'attendre un quart d'heure avant de passer à la table, parce que j'avais besoin de ce moment. Pour me reconcentrer, et aussi pour me changer, parce que lorsqu'il y avait des grosses chaleurs je transpirais énormément, d'autant que je me couvrais beaucoup.

 


C'est quelque chose qui m'a toujours beaucoup étonné, ça, le fait que tu portes toujours un vêtement de plus que les autres, été comme hiver. Ce n'est pas parce que tu es frileux, donc ?

Non, c'est voulu. De la même façon, j'ai toujours essayé de porter des vêtements serrés, qui me protègent, pour éviter les problèmes musculaires, les tendinites ou quoique ce soit d'autre.

Plus j'avais chaud en jouant, et mieux c'était pour moi.


Quels autres grands souvenirs te reviennent ?

Les championnats du monde, bien sûr. Surtout en 88 et 89, avec Daniel Voisin et Didier Choupay. C'est un super-souvenir, parce que cette équipe, c'était une machine. Choupay, c'était un tireur exceptionnel, moi j'étais en pleine forme et Daniel, lui, tapait toujours la bonne boule, il ne la manquait jamais.

Un doublé pour mes deux premiers titres, on va dire que c'était vraiment un super-souvenir. Et puis il y a eu aussi 92, avec Marco et Daniel Monard, qui était quelqu'un de super-gentil, une crème. Ça aussi, c'était un très très bon moment. Après, j'en ai eu aussi des moins bons...

 


C'est quoi, ton plus mauvais souvenir ?

C'est le championnat du monde à Bruxelles, où je suis arrivé avec une heure de retard pour la finale.


Ça, c'est un truc incroyable. Toi qui es si organisé, si méticuleux, comment une telle chose a pu t'arriver ?

A l'époque, avec les délégués, ça ne se passait pas comme aujourd'hui. Maintenant, des gens comme Alain Bideau ou Jean-Yves Peronnet encadrent vraiment les joueurs. Mais là, après le déjeuner, chacun est parti de son côté, et moi je suis allé à l'hôtel en étant persuadé que la finale était à 17h. Et en fait, elle était à 16h.

Et tu vois, l'an dernier, lorsque nous sommes allés en Bulgarie pour le championnat d'Europe vétérans, le staff avait pris un hôtel à cinq minutes des jeux. A Bruxelles, je logeais à trois quart d'heure en métro. Comme ils ne me voyaient pas, ils m'ont appelé à 15h45, mais je ne suis arrivé qu'à 16h45. Alors, c'est vrai que la fédé m'en a voulu, mais moi, j'en ai voulu à la fédé, parce que même si c'était de ma faute, il y avait quand même des gens qui étaient incompétents chez elle.


Et quand tu arrives à 16h30, qu'est-ce que tu ressens ?

Quand tu arrives sur le parking, que tu vois toutes ces voitures garées et personne à l'extérieur, ça jette un froid. Parce que là, tu sais très bien que tu as fait une connerie. Mais le plus dur, ça a été le passage dans les tribunes, avec le public qui me sifflait.

 

Photo Jac Verheul


C'est ça qui vous a fait perdre la finale, tu penses ?

Disons que oui. C'est moi qui perd la partie, parce que je n'ai pas tapé les bonnes boules au milieu, alors qu'on avait des occasions. Je jouais avec Marco et Passo, peut-être que Marco aurait pu me dire de prendre le point, il était aussi un super joueur de milieu. On aurait peut-être pu gagner comme ça. Peut-être... (Le titre est revenu à Quintais, Suchaud et Le Dantec, NDLR)

 

 

Photo Jac Verheul 

 

Voilà, et l'autre souvenir un peu bizarre, c'est le titre mondial en 92, parce que ma mère venait de décéder et qu'on ne me l'a appris qu'après la finale.

 

Avec Daniel Voisin, qui vient de nous quitter lui aussi, tu as formé très longtemps un tandem indissociable. Qu'est-ce qui vous liait à ce point ?

Il y avait beaucoup d'amitié. Pour moi, c'était un deuxième père. On se voyait tous les week-end, et même si parfois on se chamaillait, on n'avait pas besoin de se dire que le week-end suivant ce serait oublié, et qu'on repartirait comme avant. Et ça a duré vingt ans.

Dans le jeu, on était très complémentaires. Et on a fait de très gros résultats : c'est aussi pour ça qu'on a formé longtemps cette association, comme Marco et Passo, qui ont joué ensemble un bon moment. Et Daniel était là aussi dans les moments difficiles, notamment lors du décès de mon épouse où son soutien a été très important. D'ailleurs, j'ai regretté que nous soyons arrivés à nous séparer, à ne plus nous voir. Ça me faisait mal au cœur, et aujourd'hui, avec sa disparition, c'est pour moi un regret de ne pas être allé le voir avant, comme je l'avais prévu.

Je pense qu'on ne verra plus d'associations aussi longues. Aujourd'hui, les joueurs font des contrats, et jouent en fonction de ceux-ci.

 

Photo Pétanque Magazine


Aujourd'hui, tu formes une autre association, plus surprenante pour ceux qui, comme moi, suivent la vie du circuit depuis longtemps, c'est celle que tu formes avec Marco Foyot. Il a été longtemps ton principal rival, et aujourd'hui vous devenez inséparables. Comment c'est arrivé ?

Je n'ai jamais compris qu'on nous mette dans cette position de rivaux. Pour moi, c'était un adversaire, pas plus. C'était un peu fabriqué par les gens qui étaient autour de nous, je crois : nous étions les deux grands noms de la pétanque, et il fallait absolument que nous soyons rivaux. Mais moi, je n'avais rien contre lui.

Et aujourd'hui, nous avons un point commun, c'est que notre carrière, elle est plutôt derrière. On a des Dylan, des Bonetto qui sont là. Je ne dis pas qu'on ne pourra jamais les battre, parce qu'on a toujours la hargne qui nous permet parfois de gagner des joueurs qui sont en-dessus de nous.

Mais nous, maintenant, on est plutôt dans une autre optique. On essaie de faire un peu de spectacle, parce c'est ce qui manque à la pétanque d'aujourd'hui : c'est devenu très sérieux, il ne faut pas dire un mot de travers. Nous, on continue à faire un peu de spectacle à l'ancienne, sans faire de mal à l'adversaire, pour prendre un peu de plaisir.

 

 

Photo Yohan Brandt pour Quarterback

 

L'image qu'on a de toi depuis toujours, c'est celle d'un perfectionniste. On te sait capable, par exemple, de grommeler parce que tu as fait un recul d'un mètre au lieu de faire un carreau, et cette volonté d'obtenir toujours le maximum de ton jeu m'amène à la question suivante : qu'est-ce qui va se passer le jour où tu vas constater que ton niveau baisse un peu, que l'âge influe sur lui ? Est-ce que ça va t'agaçer ou est-ce que tu vas en prendre ton parti ?

Ce n'est pas quelque chose qui m'inquiète. Je sais très bien qu'actuellement, par exemple, j'ai diminué. Mais je sais très bien pourquoi : c'est une question d'entraînement. Pendant deux ans, je ne pouvais plus m'entraîner comme je le voulais, et c'est pour cela que j'ai baissé. Maintenant que je suis à la retraite, si j'arrive à reprendre ça comme je le faisais avant, je sais que mon niveau va remonter. Parce que, si le physique tient le choc, tout part du mental, et j'ai toujours un très gros mental.

 


J'ai remarqué que tu avais participé l'année dernière à plusieurs stages chez Obut, en compagnie de Marco Foyot, Philippe Quintais et Philippe Suchaud. Si je ne me trompe, c'est une première. Au début de cet entretien, tu me disais que tu envisageais d'autres façons d'aborder la pétanque. Est-ce que ça veut dire que cette envie de transmettre en fait partie ?

Exactement. Comme on le disait tout à l'heure, cette période, ce confinement m'ont fait réfléchir, notamment par rapport à mon âge. Je me suis dit que je n'avais plus de temps à perdre, et je me suis demandé ce que je pouvais encore amener à ma passion. Parce que pour moi, la pétanque, ça a d'abord été une passion : si c'était un travail, il y aurait longtemps que je l'aurais quitté. C'est le plaisir qui m'a fait continuer.

Mais en temps normal on veut rester compétitif, on essaie d'amener quelque chose à son club, on se retrouve à jouer tous les week-ends. Et là, j'ai pris un peu de recul, j'ai réfléchi. J'ai regardé ce que je pouvait faire d'un peu différent, avec la Boule Obut, justement. Je voudrais faire des stages avec peu de gens, des joueurs qui veulent aller plus loin, progresser. Quelque chose de différent des sessions dont tu parlais, avec un public qui apprend les bases et est content de partager des moments avec les Légendes.

Pendant le confinement, j'ai fait aussi un autre projet : faire un livre sur ma carrière, ses bons et ses mauvais moments, et y mettre quelques conseils, surtout au niveau du mental. Et continuer à jouer, bien sûr, mais peut-être un peu moins, de manière à toujours y trouver de l'envie, du plaisir. Parce que ça, lorsque ce n'est plus là, autant arrêter et faire autre chose.

 


C'est une chose que je trouve toujours assez mystérieuse chez les grands champions, cette capacité à garder l'envie après autant de victoires, de toujours se fixer de nouveaux objectifs. Est-ce qu'il y a une chose que tu as encore envie de vivre, ou de revivre, après une carrière aussi incroyable, ou peut-être même quelques regrets ?

Il y en a une. Ce serait de revenir en arrière, avec tout ce que je sais aujourd'hui, et ne pas refaire les mêmes erreurs, ou éprouver les mêmes envies. Malheureusement, c'est impossible.

Sinon, je n'ai pas de regrets, parce que j'ai fait une grande carrière au niveau de mon sport et de ma passion. Le seul que je pourrais avoir, c'est par rapport au fait que la pétanque n'ait jamais été admise aux Jeux Olympiques. C'aurait été un aboutissement. C'est dommage.

Moi, j'ai toujours abordé la pétanque comme un sport. J'ai toujours pensé qu'il fallait avoir une bonne condition physique, j'ai fait beaucoup de sacrifices pour jouer à haut niveau, et j'ai souffert de voir que la boisson, le côté pagnolesque nous fermaient des portes. Mais je crois que tout cela a changé. Même si l'ambiance aussi a changé.



Entretien réalisé par Pierre Fieux

 

__________________________ 

Odyssée des Champions 2019 à Montpellier
Tête-à-tête
Marco FOYOT vs Christian FAZZINO

 

 PLAY (52 minutes) 

WebTV

Sète, International à pétanque 2019 : Finale FAZZINO vs ESPOIRS - PLAY

International de la Ville de Vaulx-en-Velin 2017 : Finale Quintais vs Fazzino - PLAY

International de Vaulx-en-Velin 2017, la finale Quintais vs Fazzino - PLAY

Les leçons de Christian FAZZINO à Fréjus : Le devant de boule avec effet ! - PLAY

Christian FAZZINO aux commentaires de la WebTV Boulistenaute : 16ème ROCHER vs RADNIC - PLAY 

National à pétanque d'Agde 2015 : Quart LACROIX vs FAZZINO - PLAY

Lire aussi

Le Dantec, intermittent à grand spectacle 

Fara N'Diaye, saga Africa 

Danielle Gros, la dame d'Entrecasteaux

Angy Savin, entre hier et demain 

François Gouges, une fierté catalane

Cocciolo, la pente ascendante

Briand, le gaucher magique

Andriantseheno, le métronome de Madagascar

 

________________ 

Note: 0.00 (0 votes) - Noter cet article -


Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
(1) 2 »
Auteur Conversation
Capri
Posté le: 13/6/2020 9:33  Mis à jour: 13/6/2020 9:33
Boulistenaute accro !
Inscrit le: 7/7/2005
De: Belgique (Seraing)
Envois: 6157
 Re: Fazzino, entretien avec le maître
Beau compte rendu,belles photo.

Bravo Monsieur Fazzino.

Amitié.
petanque
Posté le: 12/6/2020 12:15  Mis à jour: 12/6/2020 12:15
CLUB des Supporters Boulistenaute.com
Inscrit le: 26/9/2002
De: 18 Cher - Bourges - Région Centre Bourges
Envois: 35202
 Re: Fazzino, entretien avec le maître
------------

Pour la promotion du sport pétanque O°O

La boutique 100% Passion Pétanque, vente de boules de pétanque : [BOUTIQUE]
LELOUP
Posté le: 12/6/2020 10:27  Mis à jour: 12/6/2020 10:27
CLUB des Supporters Boulistenaute.com
Inscrit le: 17/5/2010
De: BRUERE ALLICHAMPS
Envois: 2677
 Re: Fazzino, entretien avec le maître
Un vrai régal et il nous fait rêver des étoiles dans les yeux,même si aujourd'hui il les a sur son maillot.Une légende
petanque
Posté le: 11/6/2020 18:24  Mis à jour: 11/6/2020 18:24
CLUB des Supporters Boulistenaute.com
Inscrit le: 26/9/2002
De: 18 Cher - Bourges - Région Centre Bourges
Envois: 35202
 Re: Fazzino, entretien avec le maître
Je crois bien que c'est la première fois que notre boulistenaute {BOULEGAN} nous propose un entretien avec le maître ! Un régal !!
------------

Pour la promotion du sport pétanque O°O

La boutique 100% Passion Pétanque, vente de boules de pétanque : [BOUTIQUE]
gourgun
Posté le: 11/6/2020 17:29  Mis à jour: 11/6/2020 17:29
Boulistenaute en progrès
Inscrit le: 22/8/2013
De:
Envois: 513
 Re: Fazzino, entretien avec le maître
bravo "mr jamais content" ou "mr ronchon"
------------

quand le"gabian" se gratte le gland il fera du mauvais temps,s'il se gratte le cul il ne fera pas beau non plus
(1) 2 »
          95 utilisateur(s) en ligne plus...

DANS LA BOUTIQUE
PODCASTS

SUIVEZ-NOUS
Pétanque mobile Facebook pétanque Dailymotion Vidéo pétanque Twitter pétanque YouTube Vidéo Pétanque Instagram pétanque Pinterest Pétanque Flux rss pétanque

Snapchat pétanque     Tiktok pétanque

Créer votre site Internet petanque
FORUM BLOGPETANQUE.COM
Entraide, trucs et astuces !