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Les champions : Dylan Rocher, en attendant les beaux jours

Posté par BOULEGAN le 18/1/2021 7:00:00 (8180 lectures) Articles du même auteur

Dans l'attente d'un début de saison encore incertain, le champion du monde est revenu pour nous sur l'année 2020...



Dylan Rocher, en attendant les beaux jours



Tu viens de quitter le Var pour t'installer dans la Drôme. Comment se passe cette nouvelle vie ?

Bien, très bien. Nous sommes à Valence depuis deux mois, et ça se passe très bien. Nous attendons une autre petite fille pour le début du mois de mars, c'est encore du bonheur en perspective.


Tu restes par contre licencié au FIP, un club qui voit arriver cette année Jean-Michel Puccinelli. C'est bien, d'avoir encore ce genre de renfort ?

Bien sûr. Jean-Michel est très en forme depuis un ou deux ans, et il va retrouver Montoro et Benji Renaud dans une équipe qui tourne bien. Cette arrivée va nous renforcer, en effet, pour défendre notre titre en Coupe de France. C'est l'objectif principal du club, donc c'est une bonne chose.

 


La saison 2020 a été maigre, mais t'a quand même fourni de belles satisfactions. La Coupe de France, dont on vient de parler, vous a permis de ramener à Fréjus son premier titre par équipes. Je suppose qu'au FIP, on était content de la voir arriver aussi vite ?

C'est vrai. Le club n'est pas bien vieux, il n'a que deux ans, et Jean Casale et Pascal Mari nous ont toujours dit que l'objectif numéro un, c'était ça. Parce que la Coupe, ça représentait la plus belle vitrine pour la ville qui avait tout mis en place pour qu'on ait un grand club. Du coup, gagner la Coupe de France à notre première participation, et de cette manière là, c'est une belle satisfaction.


Il y eu peu de compétitions l'an dernier, mais curieusement, elles ont parfois été très proches les unes des autres. Je pense notamment au Mondial de Fréjus que vous avez remporté cette année avant de partir à la Roche-sur-Yon disputer le lendemain le Choc des Champions. Dis-moi un mot de cette nouvelle compétition.

C'est une très belle compétition, disputée dans un très bel espace. Le fait de mixer les hommes et les femmes dans différentes formules, c’était bien, ça changeait. Il y avait des parties de haut niveau, je pense que c'était une belle vitrine pour la pétanque.

Ensuite, en effet, le reproche que je pourrais faire concerne la date. En Vendée, ça a fini le samedi soir un peu tard parce que j'ai dû me soumettre à un contrôle anti-dopage. On est partis vers 19-20h, et on est arrivés à Marseille, Henri et moi, à sept heures du matin pour jouer le Mondial la Marseillaise à 9h30. On était cuits, mais il a fallu faire avec parce que c'était une des plus grosses échéances de l'année.

C'est vrai que ce n'était pas des journées faciles, parce que nous avions passé des mois sans jouer, et lorsque nous avons repris, c'était presque trop d'un coup. J'ai eu dix-sept ou dix-huit jours à jouer à la suite, c'était trop : il y a eu des moments pendant le Choc des champions où je n'arrivais plus à jouer les boules.

 


Je suppose que dans ces cas-là, le plaisir a du mal à être au rendez-vous?

Tu as raison, quand on débute une compétition en étant fatigué, mentalement et physiquement, on a moins de plaisir à jouer. Et surtout, on a plus de mal a mettre de la hargne au bon moment.

Cette année, la Fédération semble avoir fait un calendrier, si le COVID ne bouleverse pas tout, qui est plus en place. Les choses devraient pouvoir aller mieux.


Revenons sur le Mondial la Marseillaise. Là pour le coup, l'emploi du temps était plus léger, et je suppose que ça vous a permis de vous remettre au fil des jours...

C'est vrai. On fait deux ou trois parties par jour, il y a beaucoup de possibilités de repos, j'ai pu récupérer au fil de la semaine.

 

 

Vous étiez les grands favoris de la compétition, et vous avez répondu présent puisque vous étiez en finale contre Renaud, Montoro et Pucinelli. On dit qu'il y a plus a apprendre dans les défaites que dans les victoires. Qu'est-ce que tu as appris, toi, de cette finale perdue ?

Pas grand-chose, en fait. Beaucoup de gens nous on dit : « Vous avez fait des fautes de jeu, vous avez trop pointé. » Quand on regarde la partie, ce qu'on voit, c'est qu'ils ont fait un quasi-sans faute. Mais on était quand même 5 partout avec une boule d'avance, et on perd deux fois un point à un mètre : je pense que c'est le tournant de la partie. On perd deux points et on passe 5-7 alors qu'on aurait pu être devant. Si ça s'était passé comme ça et qu’on ait un peu creusé l'écart, on aurait peut-être vu une partie différente. Mais honnêtement, quand l'adversaire joue comme ça, il n'y a pas trop de regrets à avoir.


Alors un mot, quand même, sur le partenaire que Stéphane Robineau et toi aviez cette année sur ce Mondial. Jouer avec Marco Foyot au Mondial la Marseillaise, comment as-tu vécu ça ?

C'était plutôt sympa. Marco est un très bon partenaire, il mène bien le jeu, il t'encourage si tu as un moment de faiblesse. Et puis la Marseillaise, c'est son concours. Moi, je suis aussi un peu le chouchou au parc Borély, et Stéphane l'a gagnée très souvent. Mais Marco, c'est l'emblème du concours, et on aurait vraiment aimé lui faire gagner sa septième étoile...

 

 


Ça veut dire que cette équipe, on va la revoir ?

Oui, il y a de grandes chances. On en a un peu parlé avec Pierre Nallet, le président d'Anahome Immobilier, et je pense qu'il n'y a pas de raison pour qu'on ne rejoue pas à nouveau comme ça cette année.

 


Ça nous amène à la saison 2021, qui va débuter bientôt si la situation sanitaire le permet. Aujourd'hui, en janvier, comment l'envisages-tu ? Tu penses qu'elle sera plus difficile que les précédentes, ou bien plus facile, et pourquoi ?

Je pense qu'elle va ressembler à celle de l'année dernière. Je ne vois pas comment on peut rejouer avant avril-mai, d'autant que tous les nationaux du premier trimestre ont été annulés. Je pense qu'on recommencera à jouer aux beaux jours, et qu'on refera un peu les mêmes compétitions qu'en 2020.

Ensuite, il faudra voir si la Fédération organise les championnats de France, et si la Fédération internationale maintient les championnats du monde.

Alors... difficile, oui. Parce que là, ça fait deux mois et demi que je n'ai pas joué. Même si je me suis un peu entraîné par-ci par-là, on est loin du rythme d'une saison normale. Je suis un peu dans le flou, et je pense que j'ai perdu l'endurance : on va voir ça quand on va ré-attaquer.

La finale PPF doit avoir lieu bientôt, même si la situation ne rend pas ça certain jusqu'au dernier moment. Si elle est maintenue, ce sera l'occasion de voir où j'en suis. C'est la première grosse échéance de l'année, on a envie de se faire voir, de retrouver des sensations.

Ce seront des journées importantes. Il n'y aura pas de public, ça aura moins de charme, mais le niveau sera là.



Entretien réalisé par Pierre Fieux

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