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L'entretien du mois : Philippe Quintais : à la pétanque, c'est l'amitié qui fait gagner

Posté par BOULEGAN le 3/2/2011 19:50:00 (74168 lectures) Articles du même auteur

L'entretien du mois

Philippe Quintais : c'est l'amitié qui fait gagner !

 

Diaporama STARS & LEGENDES : Philippe QUINTAIS (Mode plein écran en haut à droite

 

Même s'il ne devrait pas manquer d'écrire encore quelques belles pages de l'histoire de la pétanque, celui que beaucoup considèrent comme le plus grand joueur de tous les temps a donné récemment, avec sa décision de quitter le DUC de Nice, une nouvelle orientation à sa carrière. Une carrière extraordinaire, qui l'a vu revêtir douze maillots arc-en ciel et huit bleu-blanc-rouge, triompher quatre fois à Marseille et quinze fois à Millau, et imposer sur tous les terrains l'une des pétanques les plus brillantes et les plus maîtrisées de l'histoire du jeu. Le moment semblait propice à un premier bilan, et à l'évocation des différentes équipes qui ont construit, depuis près de vingt-cinq ans, la légende du Roi Philippe.

 

 

Après le Trophée des villes en décembre dernier, c'est une page qui s'est tournée pour vous sur cette ultime victoire avec le DUC de Nice...

Oui, c'est le mot exact. La vie est faite pour tourner des pages, donc j'ai tourné la dernière pour Nice, maintenant on va voir ce qui se passera ensuite.

 

En même temps, c'est l'occasion pour nous de faire un bilan d'une carrière extraordinaire, ...



...exemplaire à plus d'un titre, et puis d'évoquer les différents partenaires avec qui vous avez joué. Par qui on commence?

La première grosse partie dans laquelle j'ai eu la chance de jouer, c'était avec Simoës et Passo. Ça n'a pas duré très longtemps, mais on s'est vraiment fait plaisir : on a été deux fois champions du monde, une fois vice-champions, et puis ça sûrement été une des premières Dream teams, avec un taux de réussite impressionnant, et des victoires dans beaucoup de belles compétitions. C'était du jeu très offensif, du très beau jeu.

 


Philippe Quintais, Georges Simoës et Michel Schatz "Passo"
Championnats du Monde 1992 à Aosta (Soumis par Paul-Henri Allongue, "polo")

 

On a senti beaucoup d'amusement dans cette partie, de plaisir de jouer, et une simplicité dans vos rapports avec Passo notamment, où on avait le sentiment que tout était facile ?

Oui, c'était une partie à grand spectacle, avec un jeu basé sur le tir : nous étions capables de très bien tirer tous les trois. Je pense que c'était une équipe qui était jolie à regarder. Je m'entendais bien avec Simöes, et encore plus avec Passo; malheureusement notre association a été brève, il est rentré ensuite dans le team Nicollin pour jouer avec Marco Foyot, et ça a été la cassure de cette partie.

 

D'autres parties nous ont séduit également. Celle que vous avez formé avec Laurent Morillon et Jean-Luc Robert a été aussi un grand moment...

Oui, en effet, c'était spécial. Nous étions, et nous sommes toujours, des amis intimes : on partageait bien autre chose que la pétanque. Il y avait, là aussi, un jeu très offensif, avec un Laurent Morillon au sommet de son art : c'était un très grand tireur, avec un style magnifique et des pourcentages impressionnants. Jean-Luc, lui était un excellent pointeur, capable de finir les mènes d'attaque : on se régalait. Malheureusement, on n'a fait qu'un championnat de France ensemble, car Laurent est parti vivre dans le Sud.

 

Jean-Luc Robert, Philippe Quintais et Laurent Morillon,
vainqueurs du Challenge des As 1996 - (Soumise par Sylvain Bonnet "SYLVAIN")


Une équipe complétée par la suite par Jean-Pierre Lelons, ou Raphaël Rypen. C'est aussi des souvenirs, ces années-là ?

Oui, de très bons souvenirs. C'étaient des tireurs purs, avec qui je n'ai pas eu autant de réussite qu'avec Laurent, qui n'était pas évident à remplacer, mais avec lesquels je me suis régalé aussi : ce sont des gens charmants, on a fait du beau jeu, passé de beaux week-ends et il m'en reste des tas de souvenirs intéressants.

Vous aviez une amitié particulièrement forte avec Jean-Luc Robert...

Jean-Luc, ça restera le partenaire de ma vie, forcément. Ce que je recherche auprès d'un partenaire, c'est plus qu'une association pour des concours de pétanque : c'est un ami, quelqu'un qu'on peut appeler à tout moment si on a un problème dans la vie, et Jean-Luc c'était ça. Ça n'a d'ailleurs pas été facile pour lui, car il a passé des années à entendre des gens me dire "Pourquoi tu joues avec lui?". En fait aucun joueur, si ce n'est Henri, n'a jamais pu me donner ce que m'a donné Jean-Luc : une confiance à toute épreuve. Il m'a aidé à bien jouer : il me valorisait tellement, me mettait tellement à l'aise et me faisait sentir tellement confiant que tout devenait plus facile.

 

 

Marathon de Cluses à pétanque 1990

Didier Choupay, Alain Bideau, Philippe Quintais et Jean-Louis Cazemajou
Marathon de Cluses à pétanque 1990 - (Source La Gazette du Pétanqueur, soumise par "jacpetanque")

 

A l'inverse, certaines associations, dont on attendait beaucoup, nous ont laissé un peu sur notre faim. Je pense notamment à la partie que vous avez formée en Seine-et-Marne avec Didier Choupay et Alain Bideau, qui étaient au top à l'époque.

Ce sont les inconvénients de l'existence : Didier est quelqu'un que j'apprécie beaucoup dans la vie, mais avec qui j'ai eu du mal à m'entendre dans le jeu. Du coup, on n'a pas trouvé l'osmose nécessaire pour faire mieux que ce qu'on a fait. On a joué deux ans ensemble, sans parvenir à atteindre nos objectifs : nous avions des résultats dans les nationaux, mais dès qu'on jouait en championnat, on ne parvenait pas à briller. On s'est donc séparés, car je voulais rentrer chez moi : j'étais depuis deux ans au Star's Masters, et je n'y avais pas trouvé mon équilibre, je suis revenu à Hanches.

 

Championnats du Monde 1998 à Maspalomas (Espagne)

Michel Briand, Didier Choupay, Christian Fazzino et Philippe Quintais
Championnats du Monde 1998 à Maspalomas (Espagne) - (Soumise par "jacpetanque")

 

Vous avez tout de même été champions du monde ensemble, en compagnie de Christian Fazzino : une équipe très forte, qu'on a pourtant vu dérailler la deuxième année. Qu'est-ce qui s'est passé ?

Ça prouve que ce ne sont pas les individualités qui font la valeur d'une équipe. Ce sont des gens que je respecte énormément dans la vie, mais avec qui je n'éprouvais pas spécialement d'envie ou de plaisir de jouer. Ceci dit, ce championnat du monde à la Réunion s'est déroulé dans un contexte très spécial, avec un public à cent pour cent contre nous, qui nous a charrié et chambré pendant deux jours : on sentait vraiment qu'on jouait à l'extérieur. Quant à l'équipe, on n'a pas joué souvent comme ça et on n'a pas eu le temps de rôder des automatismes : je pense que si on avait continué tous les trois, on en aurait sûrement plus gagné qu'on n'en aurait perdu.

 

Je me souviens également d'un championnat à Bruxelles, avec David Le Dantec et Philippe Suchaud, tout jeunes à l'époque. Un bon souvenir aussi, je suppose ?

Ça, ça rentre dans le cadre de ce que j'aime le plus, comme je le disais tout à l'heure : Philippe et David sont deux super-copains, et il y avait une entente qui allait au-delà de la pétanque. Là, il y a un grand plaisir à jouer ensemble et c'est ce plaisir qui fait la force de l'équipe. C'est ça le sport : au départ, on joue pour soi, pour gagner et se faire un palmarès, et puis on apprend à jouer pour les autres, pour faire gagner les copains. Lorsque ce n'est pas le cas, c'est beaucoup plus difficile de gagner.

 

Championnats du monde 1995 à Bruxelles

David Le Dantec, Philippe Quintais et Philippe Suchaud
Championnats du monde 1995 à Bruxelles - (Soumise par Colette Verdier, "cocogigi")

 

Je me souviens d'un bouchon très difficile à tirer, qu'il fallait sortir absolument : vous avez demandé à Le Dantec de vous laisser le faire et vous avez réussi. Qu'est-ce qui se passe dans ces moments-là, d'homme à homme ?

Si vous jouez avec deux très bons copains, qu'il y a une confiance mutuelle, il n'y a pas de problème. De plus, à ce moment-là, j'étais en quelque sorte le maître à jouer de l'équipe, avec deux jeunes joueurs qui débutaient. Quand vous êtes trois grands joueurs, c'est parfois plus difficile de décider qui des trois doit y aller, et si c'est raté, on peut regretter son choix. Là il n'y avait pas ce genre de problème : chacun avait sa place, tout se faisait dans une entente extraordinaire, et quand c'est comme ça, on est obligé de bien jouer.

Ce qui m'avait frappé d'ailleurs à ce moment-là, et que j'avais trouvé très touchant, c'était le sentiment que David le Dantec acceptait pleinement et sereinement le risque.

Oui, c'est d'ailleurs ce qui fait sa force : il fait entièrement confiance à ses partenaires, et les met donc dans la meilleure disposition pour aller réussir des coups importants. C'est ça la force d'une équipe : si vous sentez que votre partenaire est hésitant, ou qu'il ne vous fait pas confiance, vous allez dans le rond en sachant que si vous manquez votre coup, il va y a voir des reproches ou des regrets. Quand vous jouez avec des gens comme David, ou Jean-Luc Robert, ça n'arrive pas : vous allez au rond, si c'est réussi, c'est formidable, si c'est raté, on n'en parle plus et on retient juste qu'on a tenté quelque chose.

 

C'était le premier titre mondial en compagnie de Philippe Suchaud, dans une liste qui allait devenir longue, ce qui nous amène à Henri Lacroix et à la naissance de ce qu'on a appelé la Dream team. Ca ne s'est pas fait facilement, cette composition, ça a pris du temps...
 Il faut savoir que la première fois que j'ai joué avec Henri, on ne se connaissait pas, c'était pour un championnat du monde à Monaco. L'alchimie s'est faite toutefois très rapidement : c'est quelqu'un qui m'a donné toute sa confiance, ça été réciproque, tout ça a bien pris tout de suite, et vous connaissez le résultat. En fait, nous avons un jeu très comparable : on a la même façon de mener le jeu, on est tous les deux de vrais milieux, plus que des tireurs purs ou de vrais pointeurs, même s'il nous est arrivé de tenir ces postes. C'est un peu mon successeur : c'est lui qui fait aujourd'hui ce que je faisais avant, et il le fait bien, le bougre!
 
 

 

Et cela devrait durer... Je me souviens aussi des championnats du monde de tir, il était à vos côtés : là il n'avait rien à gagner, c'était vraiment un soutien moral, affectif, amical qu'il vous apportait. C'est précieux, ça ?

Bien sûr. C'est Jean-Luc qui le faisait auparavant, c'est Henri qui a repris les rênes ensuite : ça, ça ne peut marcher qu'avec un vrai ami. Si vous sentez la personne qui est à vos côtés aussi heureuse que vous de votre victoire, c'est qu'il n'y a pas la moindre jalousie, pas la moindre discorde. Ça ne peut pas marcher avec cinquante personnes, ça ne peut marcher qu'avec une ou deux personnes dans votre vie, pas plus.

 

Là vous êtes retourné à Hanches. J'aimerais parler des partenaires de vos débuts, Christophe Corniaux, Hervé Concedieu, est-ce que vous avez des chances de les retrouver ?

Christophe joue très peu à présent, on ne le voit plus très souvent, Hervé joue beaucoup moins également. Je vais les retrouver forcément comme partenaires de club, mais rien ne dit qu'on jouera ensemble. Les équipes sont déjà montées, et je n'arrive pas à Hanches pour prendre la place de qui que ce soit : je ne l'ai jamais fait et ce n'est pas maintenant que ça va commencer. Si une place qui se libère, je la prendrai, s'il n'y en a pas, je ferai une année sabbatique au niveau des championnats, et puis on verra l'année d'après.

 

 

De toute façon, ça n'est pas ma priorité aujourd'hui : je rentre sur Dreux parce que je vais y trouver un intérêt professionnel plus qu'important, et il faut bien comprendre que si la pétanque rapporte de l'argent, elle ne permet pas d'en vivre de façon normale. J'en profite d'ailleurs pour dire aux jeunes que si on n'a pas un boulot à côté ou qu'on n'a pas d'autres projets dans la vie que faire des tournois de pétanque, il va y a voir un gros problème un jour ou l'autre. On ne cotise pas pour la retraite, on n'a aucune couverture sociale, et si on peut espérer qu'il y aura un jour des professionnels ou des semi-professionnels dans ce sport, on en est encore loin. En ce qui me concerne, j'ai quarante-deux ans, et si je ne suis pas suffisamment intelligent pour profiter d'une opportunité pareille, je vais sûrement avoir des problèmes un jour dans ma vie. Ceci dit, je le fais avec d'énormes regrets parce que je casse une équipe extraordinaire, mais la vie offre parfois des opportunités qu'il faut savoir saisir.

 

En évoquant votre carrière, on s'aperçoit qu'elle représente tout un pan de l'histoire de ce sport, et qu'on a eu beaucoup de chance d'y assister. Est-ce que vous avez, vous, le sentiment d'avoir vécu des choses tout à fait exceptionnelles, d'avoir effectué dans le monde de la pétanque une carrière hors-normes ?

Bien sûr, et c'est même plus, c'est une vie, puisque j'ai eu la chance de commencer très tôt à haut niveau. Mais ce ne sont pas, je crois, les résultats qui me resteront en mémoire quand je penserai à ma carrière. Ce sont plutôt les moments que j'ai vécus, dans la victoire mais aussi dans la défaite, les amitiés, les gens que j'ai rencontrés grâce à la pétanque : beaucoup font partie de ma vie aujourd'hui. Quand on passe plus de temps sur les terrains qu'à la maison, les amis passent parfois avant même la famille. On se crée une vie dans ce milieu : je m'y suis régalé, j'y ai rencontré tout un tas de gens intéressants et importants pour moi, et ça va rester. Imaginez, si je cessais de jouer, je perdrais de vue tous ces gens que j'adore, et ça c'est pas possible. La pétanque m'a apporté tout ça.

 

Philppe Suchaud, Henri Lacroix et Philippe Quintais
Championnat de France 2010  (Photo jacpetanque)

 

Une carrière qui est loin d'être terminée, donc...

J'espère, mais elle va être différente, c'est sûr. J'ai commencé par arrêter l'équipe de France, à présent j'arrête le DUC de Nice, ce qui va encore changer beaucoup de choses. Maintenant, je vais jouer pour le plaisir, je vais profiter d'autres bons moments avec mes amis, je gagnerai sûrement moins souvent, mais ce n'est pas grave : la défaite ne me fait pas peur, l'important c'est qu'il y ait toujours du plaisir à jouer.

 

Propos recueillis par Yves Clément "yves"


Diaporama STARS & LEGENDES : Philippe QUINTAIS (Mode plein écran en haut à droite

 Retrouvez en fichier attaché, le palmarès dans les championnats du Monde de P QUINTAIS, P SUCHAUD et H LACROIX (Réalisation Régis MARRON "regis84")

Fichiers attachés : palmares.pdf 

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Auteur Conversation
gillou17
Posté le: 2/12/2012 18:26  Mis à jour: 2/12/2012 18:34
CLUB des Supporters Boulistenaute.com
Inscrit le: 29/1/2008
De: La Rochelle - 17 Charente-Maritime - Poitou-Charentes
Envois: 1508
 Re: Philippe Quintais : à la pétanque, c'est l'...
Très bel article, d'un grand très grand Monsieur
une icone de notre sport. Un comportement toujours irréprochable....

Certains pseudos champions devraient s'en inspirer

gillou

le fair play toujours le fair play"
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PORTRAIT N°712 COURRIEU Gilles "gillou17"
http://www.boulistenaute.com/actualite-portraits-interviews-portrait-712-courrieu-gilles-gillou17-15214


Le Blog de La Pétanque Saint-Xandraise (CD17)
http:/
Menucourt
Posté le: 7/3/2011 18:30  Mis à jour: 7/3/2011 18:30
Co-Webmaster
Inscrit le: 8/11/2002
De: Menucourt Val D'Oise (95) Ile De France
Envois: 3940
 Re: Philippe Quintais : à la pétanque, c'est l'...
Post de Marco33 du 07/03/2001 à 12h06

Je suis un anonyme de la petanque et je voudrais saluer la simplicite de cet homme qui malgre tout l ecart qui nous separe dans cette discipline va jusqu a faire un petit detour pour me serrer la main alors que son temps doit lui etre precieux entre le jeu les medias et son stand ou on peut les rencontrer souvent .
Il a cette attention qui me touche meme si c est pueril pour certain .
Phillipe je ne sais pas ce que sera ta nouvelle orientation en allant a hanches mais c est en partie pour le plaisir de te rencontrer et de te voir jouer que je fais millau requista et espalion , alors je te souhaite encore beaucoup de bonnes choses a l avenir toi qui fais de la petanque une grande histoire d amitie et soi dit en passant si tout le monde apprehendait ce sport avec la meme philosophie ce serait le reve .
J'envie les gens qui ont le plaisir de partager ton amitié .

marco de bordeaux
cacodusud
Posté le: 13/2/2011 18:15  Mis à jour: 13/2/2011 18:15
Boulistenaute en progrès
Inscrit le: 26/1/2011
De:
Envois: 516
 Re: Philippe Quintais : à la pétanque, c'est l'...
phenomenale philippe ! ton comportement sur les terrains est aussi bon que ton palmares , tu merites le respect ! bon vent !
topheasse
Posté le: 4/2/2011 17:56  Mis à jour: 4/2/2011 17:56
Bébé boulistenaute
Inscrit le: 10/8/2010
De: saint pierre la palud 69
Envois: 94
 Re: Philippe Quintais : à la pétanque, c'est l'...
C'est le must de la pétanque : respect, humilité, talent. ce monsieur mérite le respect de tous pour donner à notre sport une image exceptionnelle et pousser les autres à lui ressembler. Bonne continuation et surtout bon challenge professionnel.
pastis51
Posté le: 3/2/2011 18:46  Mis à jour: 3/2/2011 18:46
Boulistenaute accro !
Inscrit le: 6/1/2008
De: la selle la forge
Envois: 51
 Re: Philippe Quintais : à la pétanque, c'est l'...
très grand champion!!!
bravo pour tous ces titres
bonne continuation
------------

Ce site est trop génial
qu'il dure le plus longtemps possible!!!

PORTRAIT N°580 POULAIN Michaël "pastis51"
http://www.boulistenaute.com/actualite-portrait-580-poulain-michael-pastis51-12309
(1) 2 3 4 ... 8 »
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