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L'entretien du mois : Laurent Morillon, la nostalgie de l'élégance

Posté par BOULEGAN le 3/12/2012 5:00:00 (21315 lectures) Articles du même auteur

Il a été pendant près de dix ans le tireur du roi Quintais. Joueur étincelant, monstre de classe et d'élégance, le Petit prince de la pétanque des années 90 est revenu, pour boulistenaute, sur cette époque dorée.


L'entretien du mois

Laurent Morillon, la nostalgie de l'élégance

 

 

Il a été l'un des premiers, et peut-être le meilleur, de ceux qui ont eu la redoutable chance de tirer devant le roi Quintais. Tireur étincelant, monstre de classe et d'élégance, il s'est éloigné tôt du circuit pour se consacrer à sa famille. Quinze ans plus tard, le Petit prince de la pétanque des années 90 est revenu, pour boulistenaute, sur une époque dont il garde toujours une secrète nostalgie, nous a parlé de son nouveau rôle de sélectionneur et nous a confié ses projets.



Tu fais partie, depuis 2010, du comité de sélection des équipes de France. Je suppose que tu as vécu la victoire de l'équipe tricolore à Marseille avec une satisfaction particulière ?

C'est vrai, je m'occupe de la sélection des équipes masculines seniors. J'y suis venu sur la proposition de Jean-Yves Peronnet, qui cherchait quelqu'un après le départ de Jean-Yves Loulon. Je suis arrivé juste avant le Mondial d'Izmir, et j'ai commencé à avoir un vrai rôle lors des championnats d'Europe de 2011.

Alors Marseille, c'était une grande satisfaction, d'autant qu'on avait entendu certaines critiques assez vives sur les choix très offensifs qui avaient été faits. L'équipe a été à la hauteur, et quand on regarde les stats, on voit d'ailleurs qu'elle n'a pas plus tiré que dans les autres championnats du monde. Quant aux réserves que l'on avait entendu sur le fait qu'il n'y ait pas de milieu de métier, elles ont été balayées par Suchaud, qui a été parfait à ce poste. Comme d'habitude d'ailleurs : Philippe, depuis le début de sa carrière, est toujours parfait. Pas de bruit, jamais de problèmes, la grande classe.

 Vous vous attendiez à ce que Dylan tourne à un tel régime ?

Beaucoup de gens s'interrogeaient, beaucoup le trouvaient trop jeune, mais moi, ça me semblait évident de le sélectionner. C'est un joueur de très grand talent, qui était à maturité pour vivre une telle échéance. C'est un petit virtuose, il fallait lui ouvrir les portes. De toute façon, maintenant ou dans deux ans, sa présence en équipe de France était inévitable.

Mais une autre des clés de cette victoire, ça été la cohésion de l'équipe. Même Bruno Le Boursicaud, qui n'a pourtant presque pas joué, était très très impliqué, tout le monde l'a vu.

 


Quelles leçons pour l'avenir doit-on tirer de ces championnats du monde, et en particulier de la montée en niveau de pas mal de pays, notamment des nations asiatiques ?

C'est vrai, outre la Thaïlande, qui y a déjà été en finale et qui y sera encore, on a vu des pays comme le Laos, la Malaisie, le Cambodge se montrer très compétitifs. On remarque que les joueurs de ces pays se préparent très soigneusement sur le plan physique, je crois qu'il faudra prendre l'habitude de faire de même. Le championnat du monde dure trois jours, il est exigeant physiquement, je pense que c'est un des aspects qu'il faut travailler.

Nous gardons pour l'instant un temps d'avance grâce au circuit français, sur lequel nos joueurs disputent toutes l'année des parties très difficiles et gardent ainsi leur niveau. Maintenant, si les Asiatiques commencent à organiser eux aussi tout un tas de compèts entre eux, la donne risque de changer et ils seront de plus en plus dangereux.

A Marseille, la finale du concours de tir de précision a été précédée d'un hommage appuyé à Philippe Quintais, pour l'ensemble de sa carrière. Je suppose que pour toi, qui a été son tireur durant de longues années, cet hommage a du être un moment très particulier ?

Oui, bien sûr, puisque j'ai partagé tout le début de la carrière de Philippe, et qu'à dix-neuf ans, je partais avec lui sillonner la France. J'étais donc aussi très ému lors de cet hommage, même si celui-ci portait surtout sur la carrière internationale de Philippe, des moments que je n'ai pas vécus avec lui.

 

 

 

Lorsque tu jouais avec lui, tu avais le sentiment de jouer avec quelqu'un de particulier, tu te doutais qu'il serait un jour la légende vivante qu'il est aujourd'hui ?

C'est dificile de répondre à ça. Nous étions jeunes, nos palmarès étaient presque vierges : lui avait été champion de France tête-à-tête, moi pas encore, mais nous partions pratiquement sur un pied d'égalité, et le début de son palmarès, nous l'avons construit ensemble. Il aimait tirer, moi aussi, nous avions un style de jeu commun, dans lequel aucun ne s'imposait à l'autre.

C'est au fil des années qu'il s'est imposé, avec sa belle carrière internationale, et puis bien sûr par sa précision. Nous qui attaquions beaucoup, on avait besoin de tirer au bouchon de temps en temps, quand on s'était un peu trop éclatés et qu'on était en danger : eh bien, pendant des années, Philippe, il n'a pas manqué le bouchon. Alors c'est vrai que tu te dis, un joueur de cette classe, il va gagner plein de choses. Et c'est ce qui est arrivé.

Après, ce qui est énorme, c'est de parvenir à faire plus de vingt années au sommet, comme il l'a fait. Il faut garder une envie, une envie forte de gagner que moi, peut-être, je n'avais pas, finalement. A l'époque, il était déjà beaucoup plus déterminé que moi. C'est certain.


 

Il y a un autre joueur avec qui tu as partagé beaucoup de grands moments. Parle moi de Jean-Luc Robert.

Jean-Luc, c'est quelqu'un avec qui j'ai formé une assocation qui a porté énormément de fruits, avec qui j'ai eu une vraie osmose. Quand nous jouions avec Philippe, il croyait énormément en nous, il nous poussait à progresser. Il nous a laissé exprimer notre instinct, même si le mien était parfois un peu fou, avec un jeu très axé sur le tir.

Ceux qui vous ont suivis à l'époque se rappellent effectivement vous avez amené un style de jeu qui vous poussait à tirer très au large, un style qui tranchait nettement avec celui imposé par quelqu'un comme Fazzino, basé sur la défense...

Oui, nous étions très offensifs, ce qui ne veut pas dire que nous négligions la tactique, d'ailleurs, mais nous ne voulions pas subir le jeu, plutôt le créer. Jean-Luc nous y encourageait, même si, notamment en doublette, il m'aidait de temps en temps à temporiser un peu. En triplette, on se lançait : on tirait là où personne ne tirait, et Jean-Luc ne nous a jamais freiné. Il pensait toujours qu'on allait faire le plus, et cette confiance qu'il avait en nous nous aidait à maintenir notre niveau de jeu, voire à aller au-delà.

 

A l'époque, on ne pouvait prendre sa licence que dans le département où l'on vivait, ou bien dans celui où l'on travaillait. Du coup, cette équipe (Robert-Quintais-Morillon), qui était la meilleure de l'époque, n'a pu évoluer qu'une seule fois en championnat de France. Est-ce que tu ne regrettes pas le ou les maillots que tu aurais pu conquérir si les choses en avaient été autrement ?

Bien sûr, c'est évident. Je ne sais pas si nous aurions eu la réussite que Philippe a eu, quand il a formé, avec un autre jeu et dans une autre époque, une équipe qui a tout gagné. Mais un ou deux titres, c'était peut-être à notre portée. Je le regrette, de même que je regrette que la fédération ne nous ait jamais associés en équipe de France : je ne sais toujours pas pourquoi ça ne s'est pas fait. Nous jouions toute l'année ensemble, et nous n'avons jamais disputé ensemble un championnat du monde, ça reste une énigme.

 

 

Tu as connu beaucoup de grands moments, de grandes victoires. Quand tu te retournes sur ta carrière, quels sont ceux qui viennent en premier ?

C'est tellement loin... (rires) Je dirais notre premier national, avec Philippe et Jean-Luc : c'était à Pau, Philippe venait de former cette équipe et nous avions gagné la finale contre Choupay, Fazzino et Voisin, les champions du monde de l'époque.

Les titres nationaux aussi, bien sûr, qui sont des moments très forts...


 

Le titre en tête-à-tête à Annecy, je suppose ?

Bien sûr. Un titre en individuel, c'est une grosse satisfaction personnelle, d'autant que j'avais fait un jeu super. Mais ceci dit, j'ai rarement fonctionné de manière individuelle, je trouve les victoires collectives plus intéressantes. J'essaye d'être quelqu'un de pas trop centré sur lui-même, et je préfère le partage dans ces moments-là.

 

 

Tu es venu rarement à Marseille disputer le Mondial la Marseillaise. Pourtant, il y eu une année où tu étais bien près de la finale, avec une dernière mène incroyable en demi-finale contre Louis Molinas. Ca a dû être une frustration incroyable, non ?

Oui, énorme. C'est d'ailleurs la seule Marseillaise que j'ai disputée. C'est marrant, parce que j'ai rencontré Gérard Garagnon au championnat du monde, et on a reparlé de ce moment, où on n'est pas obligé de tirer, car on ne peut monter qu'à douze-douze au maximum alors qu'en pointant, on est sûr de faire onze-douze. Bon, ils voulaient tirer, Gérard a fait passer et Eric avait cinq au carreau. On l'a vu se bloquer un peu dans le rond, se reprendre plusieurs fois, et finalement frapper la nôtre. On était effondrés : on avait bataillé quatre jours, et perdre ainsi était très frustrant. J'étais très malheureux pour eux : pour moi aussi bien sûr, mais les Marseillais ressentent ce concours tellement fort, tellement différemment de nous, que je pense qu'ils étaient encore plus tristes que moi.

Voilà, on dit que nul n'est prophète en son pays, et Eric qui a connu tant de victoires n'a jamais pu vivre celle-là. C'est dommage, il le mérite : à notre époque, il faisait partie des meilleurs joueurs. La pétanque marseillaise était très talentueuse, avec Adamo, Rachid et Hamid, Garagnon, et Eric était sa figure de proue.


 

Tu as fait partie à une époque, avec Quintais, Loy, Le Dantec, Lozano, d'une jeune garde qui représentait la relève de la pétanque après la génération des Foyot, Passo, Fazzino. Aujourd'hui, de la même façon, c'est toute une génération de jeunes joueurs talentueux qui fait irruption, depuis quelques années, sur le circuit. Quel regard portes-tu sur cette génération ?

Je ne les côtoie pas trop, mais j'entends beaucoup de choses, pas toujours positives. C'est vrai aussi que notre société a changé, que le collectif est beaucoup moins mis en avant que les individus : je ne sais pas... J'ai l'impression que les jeunes sont encore plus intéressés par les gains des concours que nous ne l'étions à l'époque, je vois peut-être aussi un petit manque d'éducation chez pas mal d'entre eux.

Après, sur le plan des performances, il n'y a pas de problème. Ca joue très très bien aux boules, c'est certain.

Il y a des joueurs de cette génération que tu mettrais un peu à part, quand même ?

Dylan, évidemment. Tant par ses qualités de jeu que par son état d'esprit. Maxime Vanel aussi, Kevin Lellouche, et d'autres bien sûr.


 

Lorsque votre génération est arrivée dans un milieu bouliste ou les ficelles, les petites ruses et les tentatives de déstabilisation de l'adversaire étaient monnaie courante, on avait la sensation que vous ne vouliez pas employer ces moyens, que vous vouliez vous imposer uniquement par votre jeu. C'est de cela que tu es nostalgique ?

Oui, c'est vrai. C'était les retours que nous avions du public, on nous qualifiait, au-delà de notre jeu, de façon intéressante. Les gens voyaient que nous étions attachés au respect de chacun, à l'esprit sportif, à un certain savoir-vivre : nous partagions ça avec les autres, Lozano, Costesèque, Chapeland, Rocher, Lesage... Oui, je suis un peu nostalgique de cette pétanque-là, c'est sûr.


 

Tu travailles actuellement sur un gros projet, celui d'un village de vacances entièrement dédié à la pétanque. Dis-nous deux mots là-dessus.

Ca a un lien avec ce que nous venons d'évoquer. Avec Patrick Meissonnier, nous avons eu l'idée de créer un lieu consacré à la pétanque pour tous, le pétanque loisir comme la préparation à la compétition, mais surtout, à travers ça, à la rencontre des uns et des autres. La pétanque, c'est les vacances, la convivialité, et c'est ce que nous voulons créer dans ce village, en permettant à chacun des membres d'une même famille de passer un bon séjour. Tous ne seront pas forcément intéressés par la pétanque, et on retrouvera donc tout un ensemble d'activités qui permettra à chacun d'y trouver son compte.


 

Et ce projet, il va naître dans l'Hérault ?

Oui, c'est un département idéal pour ça, notamment la vallée de l'Hérault, où je vis, qui est un lieu magnifique, avec un super-climat, et beaucoup de possibilités d'activités tout autour. Les produits régionaux, les vins locaux sont de qualité, et partager, faire connaître toutes ces propositions au sein d'un village de vacances est un plus intéressant.

Et ça va s'appeler...

La Cité de la Pétanque. Il y aura des concours pour tous, quel que soit son niveau, et des stages également, puisque je dirigerai ce village et que je suis en train de passer le diplôme d'Etat d'éducateur sportif, afin d'avoir la pleine légitimité d'enseigner la pétanque dans ce cadre. Il y aura aussi de l'évènementiel, ancré ou pas dans la pétanque, des séminaires d'entreprise...

Le centre sera ouvert quarante-cinq semaines par an et on espère voir un maximum de personnes adhérer à ce projet et à l'état d'esprit que nous souhaitons y mettre. Comme avant, quand on pouvait faire d'une partie de boules un moment gai et agréable, avant de partager un autre bon moment autour d'un verre.

 

www.citedelapetanque.com

 

 

 

 Entretien réalisé par Pierre Fieux "BOULEGAN"

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Auteur Conversation
RICHARD86
Posté le: 10/9/2013 21:53  Mis à jour: 10/9/2013 21:53
Bébé boulistenaute
Inscrit le: 11/11/2007
De:
Envois: 9
 Re: Laurent Morillon, la nostalgie de l'élégance
Laurent, jamais je ne te remercierai assez de m'avoir fait confiance en 1995. Un tournant marquant pour moi. Jouer à tes cotés a été extraordinaire. Tu incarnes toutes les quàlitès humaines et techniques de la pétanque. En plus d'être le meilleur joueur de cette période, tu étais respectueux et tu tirais ton entourage vers le haut. Quoi que certains disent, tu n'as jamais été égalé, la barre est bien trop haute. Un vrai champion tu es et tu seras pour toujours.
Au plaisir de te revoir et pourquoi pas en faire une petite .
Un fan, Richard.
hugues
Posté le: 17/12/2012 22:38  Mis à jour: 17/12/2012 22:38
Bébé boulistenaute
Inscrit le: 4/6/2005
De: belgique
Envois: 62
 Re: Laurent Morillon, la nostalgie de l'élégance
Quel style! L'un des plus beaux " laché de boule" que je connaisse. J'ai eu la " malchance " de jouer plusieurs fois contre Laurent au sommet de sa forme ....un nombre de carreaux impressionnant , une facilité de tir...un régal pour les yeux et les amoureux de la pétanque. et ce qui est un peu plus rare ...l'homme est à l'égal du champion :)
Bonne chance pour ton projet Lolo

Michel
shiltonlim
Posté le: 16/12/2012 14:13  Mis à jour: 16/12/2012 14:13
Boulistenaute aspirant !
Inscrit le: 17/3/2005
De: Limoges - 87 haute Vienne - Limousin
Envois: 1288
 Re: Laurent Morillon, la nostalgie de l'élégance
Bjr,
souvenirs souvenirs!!! Et quasiment que des bons...
Un des plus forts tireur que j'ai jamais vu. A cette époque bénie de notre association avec Philippe, il n'avait rien à envier ni au Roi QUINTAIS, ni à personne d'autre. Et au niveau des championnats c'était à coup sur le plus "couillu". J'ai passé des moments formidables aussi bien sur les jeux qu'en dehors pendant des années. Il a su privilégier la famille et le travail, et il faut se féliciter de cette sagesse!!! Sagesse qu'il n'avait pas toujours sur les terrains où je le voyais partir au rond pour tirer alors que la boule de l'adversaire roulait encore . Nos retrouvailles à BEZIERS, avec le Grand Roger MARIGOT, resteront comme un de mes plus beaux souvenirs. Je pense pouvoir dire que 20 ans après, l'amitié est toujours là, et que je suis très fier d'avoir été l'ami du joueur, et de rester l'ami de L'Homme.
A+
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Jean - Luc

L'essentiel à la Pétanque étant de jouer avec des amis, l'idéal c'est donc d'avoir des amis très très fort... C'est du vécu

PORTRAIT
cyr
Posté le: 14/12/2012 23:21  Mis à jour: 14/12/2012 23:21
Boulistenaute en progrès
Inscrit le: 21/3/2006
De: 86 Vienne - Poitou-Charentes
Envois: 409
 Re: Laurent Morillon, la nostalgie de l'élégance
très bel article sur celui qui restera pour moi le meilleur du département et le meilleur tireur que philippe quintais ait eu avec passo .
quand il jouait avec philippe c'était vraiment impressionnant de les voir évoluer ensemble . ils composaient avec jluc une équipe d'amis avant tout et c'est pour ça je pense que leur équipe marchait si bien.comme le dit lolo dommage qu'il n'ait pas fait de championnat du monde avec philippe car ils auraient gagné je pense au moins un titre . dommage pour lolo car il aurait mérité d'avoir ce titre .
lolo est resté celui qu'il était avant cad une personne exempt de tt reproche sur un terrain,pas un mot de travers , juste un niveau de jeu pour battre les adversaires . comme le disait mon ami tonio 86 il a été un modèle pour tout notre département et pour bcp de personnes en france je pense.
le projet qu'il est en train de réaliser ne m'étonne pas plus que ça , cela montre juste que laurent est quelqu'un d'extra avec un gros coeur.
je lui souhaite plein de bonnes choses pour la suite et au plaisir de rejouer avec lui .
amicalement cyril
sisic
Posté le: 14/12/2012 13:03  Mis à jour: 14/12/2012 13:03
Boulistenaute en progrès
Inscrit le: 1/10/2004
De: 79 Deux Sévres Poitou-Charente
Envois: 713
 Re: Laurent Morillon, la nostalgie de l'élégance
Il n'y a qu'un mot pour résumer Laurent c'est : classe
De très loin le meilleur joueur (avec cyr georget) que j'ai vu évoluer en poitou-charentes !! d'ailleurs les deux se ressemblent (gentillesse, respect et classe) !!
Quel formidable joueur qui a eu le bonheur d'évoluer dans l'une des quatre/cinq meilleures équipes de tous les temps avec Shiltonlim et le roi Quintais !
M..de pour la cité de la pétanque !!!
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