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L'entretien du mois : Lacroix, toujours plus haut

Posté par BOULEGAN le 10/2/2019 20:30:00 (18384 lectures) Articles du même auteur

Planant au-dessus de la pétanque mondiale depuis des années, l'immense champion varois s'est élevé encore plus haut en 2018, réalisant plusieurs passes de trois historiques. Entretien avec le Boss.



Lacroix, toujours plus haut

 


Planant au-dessus de la pétanque mondiale depuis des années, le grand champion varois s'est élevé encore plus haut en 2018, réalisant plusieurs passes de trois historiques. Alors qu'il vient de rejoindre le FIP de Fréjus et s'apprête à entamer une saison riche en nouveaux défis, il a répondu à quelques questions pour Boulistenaute.com. Entretien avec le Boss.


Tu viens de signer une saison 2018 extraordinaire, avec notamment un titre mondial et trois titres nationaux. Tu pensais que c'était possible pour quelqu'un de réaliser une année comme celle-là ?

On peut toujours le penser, mais de là à le réaliser... C'était une année magique, phénoménale. Pour notre équipe, pour nous tous, et pour moi-même bien sûr. C'est vrai... en y repensant, j'étais bien loin d'imaginer que ça pourrait arriver un jour.


Voilà, parce qu'est-ce qu'on se dit au cours d'une telle année ? Quand tu as réussi à regagner le championnat de France en tête-à-tête, qu'il arrive le triplette, qu'on le gagne encore, que le doublette arrive... Ca devient énorme. Qu'est-ce qu'on se dit ?

C'est énorme, c'est vrai. D'autant que depuis deux ou trois ans, j'ai une grosse réussite en tête-à-tête alors que j'ai assez peu fait ce championnat. Pendant les quatre ans où j'ai été licencié à Lyon, je n'y ai pas participé. A Nice, en sept ans, je n'en ai fait que deux. Alors, pour une reprise chez moi dans le Var, aller en finale trois années de suite, ça a été extraordinaire. J'ai toujours aimé le tête-à-tête, le fait qu'on ne doive la victoire ou la défaite qu'à soi-même. Ca procure des émotions très fortes.

 


Effectivement, après ton premier titre national en tête-à-tête, en 2016 à Montauban, on a vu tes larmes, ce regard vers le ciel. On t'a vu très ému, encore plus peut-être qu'à d'autres grandes occasions. Tu pensais à quoi à ce moment-là ?

Depuis quelques années, on me disait souvent en parlant de mon palmarès : « C'est dommage, il te manque le tête-à-tête... » Moi, je trouvais que mon palmarès était déjà plus que très bien, mais çà revenait souvent.

Le tête-à-tête, c'est une formule spéciale, on sait qu'il y a des tireurs purs qui sont très difficiles à jouer en tête-à-tête, et quand on tombe sur eux le week-end où ils sont en forme, c'est compliqué. Et cette année là, en battant mon partenaire Dylan qui venait de gagner deux fois, après une partie qui a été, je trouve, plutôt pas mal par rapport au terrain qui était très difficile... gagner comme ça mon premier titre, j'étais très heureux. C'était un grand moment, beaucoup d'émotion.


Le titre mondial, tu l'as conquis cette année avec Philippe Quintais, dont c'était le grand retour. Tu as toujours dit que c'était ton joueur préféré. Je suppose que gagner en sa compagnie, quinze ans après le dernier titre que vous aviez gagné ensemble, ça a dû être un moment particulier ?

C'est certain, parce qu'on avait la pression de ce titre perdu à Madagascar, qu'il fallait reconquérir. Et en plus, le fait que Philippe revienne en créait une autre, parce qu'il y avait beaucoup de commentaires sur ce retour, du type pourquoi un vieux plutôt qu'un jeune. Moi j'étais heureux, parce qu'un championnat du monde sans Philippe Quintais, je trouve que ce n'est pas un championnat du monde, surtout quand c'est en triplettes. D'ailleurs, il a été encore une fois une pièce maîtresse lors de celui-là, même s'il n'a pas voulu jouer en demi-finale et en finale.

 

 

 

Du coup, le fait qu'il ne joue pas ces parties-là... Conquérir ce titre, c'était aussi parvenir à le lui offrir ?

Oui, bien sûr. Je crois qu'il misait beaucoup sur nous. Mais de notre côté, le fait de l'avoir sur le banc, même s'il ne jouait pas, ça nous donnait une force supplémentaire. En plus de mouiller le maillot pour l'équipe de France, on avait envie de se faire plaisir, bien sûr, mais aussi, par rapport à tout ce qu'il est, de lui faire plaisir.


Tu es champion du monde TAT en titre, et tu vas défendre celui-ci en Espagne au mois de mai. Comment abordes-tu cette échéance et quels sont, à ton avis, tes adversaires les plus dangereux ?

Cette échéance, je vais l'aborder comme toutes celles qui vont se présenter cette année, puisqu'il y aura beaucoup de titres à défendre. Du coup, on sait qu'il y en a qu'on va perdre, malheureusement, ou heureusement pour les autres. Je vais attaquer ce championnat en essayant de défendre mon pays le mieux possible, et en prenant du plaisir, aussi bien en tête-à-tête qu'en doublettes avec Philippe Suchaud.

Après, les adversaires, on les connait tous : Belgique, Thaïlande, Madagascar, Italie, et l'Espagne parce que ça se passe chez eux et qu'ils sont capables. Voilà, je pense que ça se jouera entre ces nations qui sont les plus redoutables. Mais ça dépendra aussi des terrains : s'ils favorisent le tir, ce sera un peu moins à mon avantage, mais si c'est le contraire, je pense qu'on peut essayer de faire un bon résultat...

 

 

 

Alors, tu dis : « Des titres, on va en perdre. » Mais on sait que tu n'es jamais aussi fort que lorsque tu as le dos au mur. Est-ce que ce n'est pas l'une des clés de ta force mentale, ça, de ne jamais te considérer comme le favori, de toujours envisager une éventuelle défaite pour mieux la refuser lorsqu'elle se profile ?

C'est une réalité. Il y a d'autres équipes qui jouent, elles jouent pour gagner elles aussi, et elles jouent bien. Et le niveau monte sans cesse. Aujourd'hui, il y a des gens qu'on ne connait pas sur les terrains, et qui montrent qu'ils sont là, eux aussi, pour gagner et qui ne lâchent rien.

Aprés, sur le statut de favori... c'est sûr que depuis trois ou quatre ans, avec les résultats qu'on fait, tout ce qui nous réussit, on fait forcément partie, dans chaque compétition, des deux ou trois équipes favorites. Mais on sait que les favoris ne sont pas toujours à l'arrivée. Par exemple, au Trophée des Villes, on était favoris et j'aurais aimé confirmer ça parce que je jouais avec mon fils, mais on a perdu. Etre favori, c'est une chose. Mais gagner, si on n'est pas à 100%, c'en est une autre.


Tu viens de gagner deux fois la Grande finale PPF, deux fois le championnat de France triplettes, trois fois le championnat de France doublettes. Tu as fait trois finales en trois ans au championnat de France tête-à-tête. Tu totalises dix-neuf titres nationaux et onze titres mondiaux, et tu vas partir encore, on en parlait à l'instant, à la conquête de plusieurs autres. Lorsqu'on est Henri Lacroix, où est-ce qu'on trouve encore l'envie et la motivation pour faire la différence ?

L'envie, elle est là tant qu'on aime ce sport. J'aime la pétanque, du coup j'ai toujours envie d'être bon, de me faire plaisir, de donner le meilleur de moi-même. Après, la motivation, je pense qu'elle arrive souvent quand on est qualifié dans le deuxième jour. Le premier jour, on essaye de se battre, d'arriver à rivaliser avec les adversaires. Le lendemain, il y a une pression supplémentaire, et la motivation vient avec. Et si on passe le cap des quarts de finale... Plus on voit la victoire qui s'approche, plus on joue pour la gagne, c'est comme çà.

 


La pétanque, en compagnie de deux autres sports de boules, est candidate pour participer aux J.O. de 2024. Est-ce que tu penses que cette candidature a des chances d'aboutir ?

Moi, je ne suis pas trop au milieu de tout ça, mais d'après les échos que j'ai, je pense qu'on a de bonnes chances d'y être.

 

Si c'est le cas, est-ce que tu penses que c'est une bonne chose pour notre discipline ?

Oui, bien sûr. Maintenant, j'ai quelques réserves sur les formules qui ont été choisies. Une partie de pétanque, ca se joue depuis très longtemps par équipes, avec du spectacle, du point, une tactique de jeu... Le tir de précision est arrivé beaucoup, beaucoup plus tard. C'est spectaculaire, mais pour moi, ce n'est pas de la pétanque. Le doublettes mixtes, c'est aussi une formule assez récente, et je trouve dommage qu'on ne présente pas notre sport comme il a été créé et comme il est pratiqué le plus souvent.

Après, je comprends que la Fédération mette toutes les chances de son côté, et qu'elle pense que si c'est une façon de mettre un pied dedans, ça permettra de faire évoluer la formule ensuite. Ce n'est peut-etre pas faux... En tout cas c'est dommage pour des joueurs comme Quintais, ou moi, qui auraient peut-être été capables, en 2024, de faire le pointeur à deux jeunes et de gagner un titre olympique.

 


Ton fils Jessy joue à un bon niveau. Quels sont les conseils que tu lui donnes ?

Je ne lui en donne pas tellement, en fait. Déjà, il ne veut pas trop jouer avec moi, il préfère jouer avec ses copains, ses cousins. Moi, la seule chose que je lui répète, c'est : « Quand tu vas aux boules, prends du plaisir, amuse-toi, aie le respect des adversaires et respecte tes partenaires. Evidemment, personne n'est parfait, mais fais du mieux possible. Après, c'est à toi de faire tes preuves. Si tu es bon, c'est bien, tu continues, sinon, joue pour le plaisir. »


Tu viens de signer à Fréjus, où tu vas reconduire ton association avec Dylan et Robineau. Dans quels grands concours est-ce qu'on va pouvoir vous voir ?

Je pense qu'il va y en avoir pas mal. On va commencer par le National de Cannes, pour représenter la ville de Fréjus : avec Jean Casale et Pascal Mari, elle est à fond derrière nous, à nous de leur rendre ça et de leur faire plaisir.

Il y en aura d'autres, mais on est en train de regarder le calendrier. Pour la Marseillaise par contre, je ne pourrai pas jouer avec eux : le championnat de France tête-à-tête tombe en même temps cette année. Mais on sera tous les trois à Montpellier pour l'Odyssée.

Pour d'autres dates, on va parfois se partager : Cogolin crée cette année un joli National et je le ferai avec Dylan et Romain Falco-Binet. Mais toujours sous les couleurs de Fréjus.

 

 


Votre équipe va être bien entendu, après votre succès à la finale PPF, la favorite des prochains championnats de France. Quelles sont les équipes qui peuvent contrarier ce pronostic et vous battre ?

C'est difficile à dire, puisque les championnats n'ont pas encore eu lieu. Mais on pense forcément aux équipes d'Oléron, d'Ambert, des Canuts, celles des meilleurs clubs. Mais on sait aussi que ce n'est pas toujours facile de se qualifier dans son département, et que du coup, il manquera quelques-uns des favoris.


Je posais cette question parce que, comme la Dream Team à l'époque, votre équipe impressionne énormément par sa cohésion, son niveau de jeu, et beaucoup se demandent qui peut battre un tel team...

C'est vrai qu'au jour d'aujourd'hui, Dylan revient au top de sa forme. Quand on voit ce qu'il a fait à la finale PPF pendant trois jours avec nous et en tête-à-tête... Alors, des très, très, très bons tireurs, il y en a, mais c'est vrai que certains jouent moins bien lorsqu'ils jouent contre Dylan, ou bien qu'ils se mettent une pression supplémentaire en essayant de le contrer. Et même lorsque ce n'est pas le cas, et on l'a vu à Fréjus, il arrive à être encore au-dessus.

 


Il y a une autre chose que l'on remarque dans votre équipe , c'est la montée en puissance de Robineau au point. On a eu longtemps la sensation qu'il tenait le poste de pointeur par défaut, on le voyait manquer de rigueur, pêcher un peu sur les entames. Ce n'est plus du tout le cas, et ça donne encore plus de force à votre équipe. Je me trompe ?

Non, non, c'est ça. J'ai toujours respecté le niveau de jeu de Stéphane. C'est un très, très bon joueur, il l'a d'ailleurs prouvé sans nous, avant, dans beaucoup de compétitions, et à tous les postes.

Mais c'est vrai qu'au début, même s'il acceptait volontiers de faire le pointeur, on sentait qu'il avait envie de se faire plaisir de temps en temps. La première année où on a formé l'équipe, on a pas mal morflé, on a pris quelques Fanny. Alors, on discutait, je lui disais : « Tu sais Stéphane, le tir, c'est joli, mais le point, c'est utile... » Lui, il me disait : « Aujourd'hui, la pétanque, on envoie un bouchon, et après ça tire de partout, il n'y a plus de tactique. »

Mais à force de lui expliquer qu'on pouvait gagner en pointant, que moi j'avais eu l'occasion de jouer avec les deux gros joueurs de la planète que sont Quintais et Suchaud, et que ça nous était arrivé de gagner en pointant beaucoup, à force de répéter ça, il a compris. Et c'est vrai que ça fait deux ans que ça se passe beaucoup, beaucoup mieux, et que même si on bricole, il est là, il nous soutient. Il met même la faute sur lui, parfois, en disant qu'il ne pointe pas assez bien, alors qu'il est parfois le meilleur des trois. Je pense qu'il a tout compris, et qu'il s'assagit un peu.

 


Tu résides toujours à Hyères, dans ton département d'origine. Ca fait partie de ta force, ça, cet ancrage dans ta région et le fait de revenir poser tes bagages, quand tu reviens de Madagascar, de Thaïlande ou de l'autre bout de la France, près de là où tu as grandi?

Oui, c'est sûr. Revenir chez soi, près de sa famille, c'est très important.


Je te pose cette question parce qu'on se connait depuis très longtemps. Tu as tout vécu à la pétanque, rencontré des gens que tu n'aurais jamais connu sans elle, tu as voyagé dans le monde entier, éprouvé des émotions incroyables. Et pourtant, j'ai le sentiment que tu n'as pas tellement changé, que tu es resté assez semblable au minot de la Farlède que tu étais il y a trente ans. Je me trompe ?

Non, tu as raison. Tout ça, c'a été beaucoup de joie, beaucoup de bonheur, mais ça aurait pu ne pas arriver. Au début, à la Farlède, il y avait Henri et Yves Palmieri, Hervé Agarrat, et sans eux, je n'aurais pas vécu tout ça.

Je dis souvent à mon fils, lorsque je le recadre un peu : « Il ne faut surtout pas oublier d'où on vient. » Moi, je n'ai rien oublié. Il y a eu des moments difficiles, notamment avec mon père qui a toujours eu des problèmes de santé et qui nous a quittés trop tôt. Alors, moi, je n'oublie rien, surtout pas mes origines ni d'où je viens : si aujourd'hui, ça se passe pas trop mal pour moi, pour ma famille, tant mieux. Mais j'ai toujours une pensée... au loin.

 


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Auteur Conversation
mimolete78
Posté le: 12/2/2019 12:45  Mis à jour: 12/2/2019 12:45
Bébé boulistenaute
Inscrit le: 1/11/2008
De: MAUREPAS 78
Envois: 119
 Re: Lacroix, toujours plus haut
Un bien grand Monsieur de la pétanque dont j'ai fait la "connaissance" ce week'end a St Pierre Elbeuf et qui ma permis de faire une photo ainsi que ces partenaires du jour tous aussi agréables Monsieur Simon Cortes et Monsieur Eric Boudrie.
Monsieur Lacroix,je vous souhaites une superbe saison et merci encore.
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Salutations
Mimolette 78
pepone082
Posté le: 11/2/2019 12:09  Mis à jour: 11/2/2019 12:09
CLUB des Supporters Boulistenaute.com
Inscrit le: 29/7/2008
De: caussade 82
Envois: 3903
 Re: Lacroix, toujours plus haut
1 interview a la hauteur de l'homme qu'est Mr Henri Lacroix,au delà du joueur exceptionnel qu'il est,il reste humble et garde les
pieds sur terre,ceci force le respect de cette personne.👍😉.
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la petanque c est comme le rugby tout commence devant le point c est tout
yves
Posté le: 10/2/2019 22:39  Mis à jour: 10/2/2019 22:39
Co-Webmaster
Inscrit le: 25/4/2006
De: 02 Aisne Picardie Soissonnais
Envois: 2025
 Re: Lacroix, toujours plus haut
Ah là là là, comme Boulistenaute peut être formidable, parfois !

Difficile de dire où en est Henri Lacroix actuellement tant ce qu'il a accompli ces dernières années semble inégalable (y compris par lui même !) et que, fatalement, les descentes de piédestal vont finir par devenir inéluctables.

Du coup recueillir un tel témoignage à ce moment possiblement d'apogée, et en début de saison, prend une dimension quasi historique. Notre/nos génération/s aura/auront eu déjà beaucoup de chance de voir évoluer de tels champions mais pénétrer ainsi au cœur de leur ressenti est juste aussi rare que magnifique. Et ce qui domine le tout, c'est une forme de sagesse, faite d'un sens aigu des réalités, presque aussi surpris que déterminé, plaçant finalement l'amour du jeu, le respect de l'autre et l'humilité face à la vie, au dessus de tout.

Pour suivre Pierre dans sa conclusion, avec un tel état d'esprit, s'élever encore plus haut, s'il est mesuré à sa juste difficulté, reste malgré tout possible et s'il fait de ce témoignage un document unique à montrer dans les écoles, rend également, d'ors et déjà, cette saison palpitante...

Allez Henri !
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PORTRAIT N° 500 CLEMENT Yves "yves"
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