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L'entretien du mois : Khaled Lakhal, un rêve bleu-blanc-rouge

Posté par BOULEGAN le 5/2/2012 23:30:00 (19006 lectures) Articles du même auteur

A quarante et un ans, le tireur azuréen est une légende de la pétanque tunisienne. Quasi inamovible de la sélection nationale, il a disputé cinq finales de championnats du monde et imposé partout son tir précis et efficace. Mais l'homme, tout en douceur et en retenue, séduit également. Entretien avec un très grand champion.

L'entretien du mois

Khaled Lakhal, un rêve bleu-blanc-rouge

 

 

A quarante et un ans, le tireur azuréen est, avec Momo Ferjani et les frères Lakhili,  une des légendes de la pétanque tunisienne. Quasi inamovible au sein de la sélection nationale, il a disputé cinq finales de championnats du monde et imposé partout son tir précis et efficace. Mais l'homme, tout en douceur et en retenue, séduit également. Entretien avec un très grand champion.

 

Tu défendais l'an dernier les couleurs de l'OGC Nice, après avoir été longtemps l'un des sociétaires du DUC. Tu restes à l'OGC en 2012 ?

Non, le club a été dissous. Je vais à Antibes, à la Pinède, où je vais jouer avec Maxime Goulet et Patrick Muscat.

 

 

 

Cette année 2012 est une année de championnats du monde, et tu es un des joueurs emblématiques de la sélection tunisienne. Est-ce que tu espères toujours faire partie de l'équipe nationale à Marseille ?

Bien sûr. Mais il faut attendre encore un peu avant de connaître la sélection, que les choses redeviennent stables là-bas. Mais bien sûr que j'espère en être : j'ai été sélectionné pour tous les championnats du monde depuis 1996, à part celui qui s'est disputé au Sénégal.

Tu as été champion du monde en 1997, en France, à Montpellier. Quand on évoque ce championnat, quels sont les souvenirs qui remontent ?

D'abord la demi-finale contre l'Espagne, qu'on doit perdre et qu'on remporte 13-12. Et puis la victoire, bien sûr. C'est inoubliable, c'est un souvenir formidable.

 

 

 

Tu as disputé quatre autres finales, toutes perdues. Qu'est-ce qu'on éprouve quand on arrive à ce stade de la compétition et qu'on perd, parfois sèchement ?

J'en ai perdu trois contre la France : c'est désagréable, mais la France, c'est le meilleur pays du monde, on se dit que ça peut arriver. Par contre, au Portugal, nous avions battu la France en demi, et nous avons perdu contre la Belgique en finale, en n'ayant pas très bien pointé. Là, j'étais très déçu.

 

 

Editer cette vidéo / lienVIDEO de la finale du Championnat du Monde de pétanque 2006 

 

Tu as été champion du monde en compagnie des frères Lakhili. Parle- moi de ces joueurs.

J'ai beaucoup d'affinités avec Tharek. C'est quelqu'un d'adorable, qui s'occupe de moi quand je vais en Tunisie : c'est comme un frère. Quand nous jouions ensemble, il y avait beaucoup d'entente entre nous, on se parlait beaucoup, il n'y avait aucune jalousie. C'est peut-être ça qui nous a fait gagner.

 

 

 

Tu as disputé douze championnats du monde, et la plupart en compagnie de celui qu'on peut considérer comme le monument de la pétanque tunisienne. Dis-moi un mot sur Momo Ferjani.

C'est quelqu'un d'extraordinaire, un très fort milieu, avec un gros caractère : ça le rend parfois difficile à jouer, car il faut éviter de le vexer, mais il m'a apporté beaucoup. C'est un homme très généreux.

 

 

Tu as été longtemps le plus grand tireur tunisien. On en a vu émerger un autre, très bon, il y a quelques années : Sami Attalah, qui est devenu champion du monde de tir de précision en 2005. As-tu de ses nouvelles, que devient-il, et peut-on penser le voir à Marseille ?

Il joue toujours, bien sûr. Il sera à Marseille s'il parvient à calmer son caractère : il est trop nerveux, et la fédération n'aime pas ça. Mais il a sa place, c'est le meilleur tireur de Tunisie.

On connaît mal, en France, la pétanque tunisisenne. Quels sont ses spécificités, en quoi est-elle différente de la pétanque française ?


Il y a moins de licenciés qu'en France, mais là-bas, c'est un sport important. Nous sommes un petit pays, auquel la pétanque a rapporté pas mal de médailles. Le Ministère des Sports l'aide beaucoup, et je pense qu'il va continuer à faire quelque chose de bien. Les jeunes sont bien encadrés, il y a des entraînements tous les soirs.
Sinon, c'est comme en France :  ceux qui aiment la pétanque se retrouvent pour jouer en fin de journée dans des clos, dans leurs clubs. Il y a des tournois tous les dimanches, des championnats, des concours qui opposent le Nord et le Sud.

 

 

 

Tu vis en France, mais tu es Tunisien et tu suis donc attentivement, je suppose, les évènements qui se passent là-bas depuis le printemps dernier. Comment vis-tu, d'ici, les changements qui bouleversent le pays ?

Attentivement. Mes parents vivent là-bas, et tout n'est pas encore stable. J'espère que ça ira mieux rapidement : là-bas, on est optimiste, mais il faut qu'il y ait encore un peu plus de sécurité. Le soir, ce n'est pas stable.

Tu as déjà disputé un quart et une demi-finale de championnat de France, et tu es l'un des joueurs étrangers, avec Weibel, Van Campenhout, Hémon et quelques autres, qui pourraient peut-être un jour endosser un maillot bleu-blanc-rouge. Tu y as forcément pensé : quel sentiment penses-tu que tu éprouverais si ça se produisait ?

Je serais le plus heureux, autant que quand j'ai été champion du monde. Ca fait trente-cinq ans que je vis en France, je me sens plus Français que Tunisien. Ma vie est ici, mes amis sont français, c'est un pays que j'adore. Etre champion de France, c'est vraiment le plus grand souhait que je pourrais faire.

 

 

 

Tu es, comme tous les grands joueurs, un modèle pour les jeunes, en Tunisie bien sûr mais aussi ici en France : quel est le conseil que tu aurais envie de donner à ceux qui vont lire cet entretien ?

Rester humble, garder la tête sur les épaules, ne pas être prétentieux. Je leur dirais de s'amuser d'abord, puis ensuite d'aller faire les grosses compétitions. Et puis respecter les gens, l'adversaire : c'est primordial.

 

 

Tu es un champion reconnu, tu as été champion du monde, tu as gagné beaucoup de grands concours, quel est encore le rêve que tu aimerais réaliser?

Etre champion de France, je l'ai dit tout à l'heure. Sinon, ce serait formidable d'être à nouveau champion du monde. Après tout ce qui s'est passé, après la révolution, ramener ce titre en Tunisie, ce serait magnifique.

 

 

Entretien réalisé par Pierre Fieux "BOULEGAN"

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
(1) 2 3 4 »
Auteur Conversation
mamasse
Posté le: 3/5/2013 7:46  Mis à jour: 3/5/2013 7:46
Co-Webmaster
Inscrit le: 5/7/2004
De: Pontault Combault 77 Seine et Marne Île de France
Envois: 95817
 Re: Khaled Lakhal, un rêve bleu-blanc-rouge
Salut Khaled.

Bon anniversaire.
"walid".
mamasse
Posté le: 3/5/2012 11:39  Mis à jour: 3/5/2013 7:45
Co-Webmaster
Inscrit le: 5/7/2004
De: Pontault Combault 77 Seine et Marne Île de France
Envois: 95817
 Re: Khaled Lakhal, un rêve bleu-blanc-rouge
Salut Khaled.

On est le 3 Mai, alors je te souhaite un:

Bon anniversaire.

Voir ce forum
L'anniversaire de Khaled Lakhal "walid"
meknassi
Posté le: 19/2/2012 13:50  Mis à jour: 19/2/2012 13:50
Boulistenaute régulier !
Inscrit le: 25/1/2007
De: 34 Hérault - Languedoc-Roussillon
Envois: 2164
 Re: Khaled Lakhal, un rêve bleu-blanc-rouge
bonjour à tous
tres beau article,beau palmares et sourtout un joueur qui ne fait pas du bruit discret, j ai pu le voir a canne la bocca, il jouait a cote ,on ne l entend pas
en vous souhaitant une tres bonne saison et sourtout que votre reve se realise, etre champion de france
in challah
driss
Rina
Posté le: 12/2/2012 8:28  Mis à jour: 12/2/2012 8:28
Bébé boulistenaute
Inscrit le: 22/4/2009
De: St Joseph 2
Envois: 1
 Re: Khaled Lakhal, un rêve bleu-blanc-rouge
Un champion humble au grand coeur que j'aime beaucoup ainsi que ses partenaires pour 2012.
Quelle équipe !
A + et bises à vous 3.
Rina
caronet
Posté le: 9/2/2012 12:51  Mis à jour: 9/2/2012 12:51
Bébé boulistenaute
Inscrit le: 4/11/2008
De: paris
Envois: 57
 Re: Khaled Lakhal, un rêve bleu-blanc-rouge
salut frérot petite info peut être que certain ne le savent pas mais Khaled est déjà double Bleu Blanc Rouge en fsgt certes mais Bleu Blanc Rouge quand même , un titre est un titre, donc il ne lui manque plus qu'en ffpjp.
Amicalement.
http://www.boulistenaute.com/uploads/photos/19628.jpg
------------

A vaincre sans péril on triomphe sans gloire.

Quelque soit le niveau atteint, on a toujours une marge de progression....

Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, tais toi.

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