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L'entretien du mois : Jean-Luc Robert, le lieutenant du roi

Posté par BOULEGAN le 4/5/2014 7:00:00 (87445 lectures) Articles du même auteur

Personnage haut en couleur longtemps indissociable du Roi Quintais, le Drômois adopté par Limoges n'a rien perdu de sa faconde et de son franc-parler. Pour Boulistenaute.com, il a partagé ses souvenirs et sa vision du jeu.


Jean-Luc Robert, le lieutenant du Roi

 


Boulistenaute {shiltonlim}


Il a été longtemps indissociable du Roi Quintais, qu'il a accompagné sur le circuit national tout au long des années quatre-vingt-dix. Champion flamboyant et parfois sous-estimé, personnage haut en couleur et mine d'anecdotes, le Drômois adopté par Limoges n'a rien perdu de sa faconde et de son franc-parler. Pour Boulistenaute.com, il a partagé, le temps d'un interview, ses souvenirs et sa vision du jeu.


Tu viens de refaire parler de toi puisque tu as gagné ce mois-ci, avec Eric Dasnias et Eric Boudrie, le championnat de la ligue du Centre. Quand on a un palmarès comme le tien, ça fait encore plaisir, un petit titre comme celui-là ?

Ah, oui ! Je te jure que oui, et pour plusieurs raisons. D'abord, l'année dernière, je n'avais gagné aucun championnat : c'était la première fois depuis 1981 que je ne participais à aucun championnat de France, donc ça me fait plaisir d'y retourner cette année. Ensuite, c'était l'objectif de mon patron, Eric Boudrie, et on espérait l'atteindre en gagnant dans le Loir-et-Cher. Mais gagner une Ligue comme celle du Centre, qui commence à être bien relevée, c'est encore mieux. Enfin, on ne peut pas dire que j'ai été traîné par des bombardiers, tu vois, parce que là, même si je suis associé à Eric Dasnias qui est très fort, je joue milieu : ça a donc une saveur particulière...

 


Tu vas retrouver à Brive un champion de France en titre, Philippe Quintais, dont tu as été longtemps le partenaire. Je suppose que cette collaboration t'a procuré des sensations et des souvenirs uniques. Parle-moi de ces années que tu as partagées avec celui qu'on appelait à l'époque l'Extra-terrestre...

Moi, j'ai toujours dit à qui voulait l'entendre (et ça m'a fait disputer avec pas mal de gens qui voulaient le comparer à d'autres) que ce que je lui ai vu faire pendant des années, je ne l'ai vu faire à personne d'autre. D'abord, c'est un mec incomparable, parce qu'il sait tout faire : il sait tirer de rafle, il sait pointer dans les jeux lisses, il sait pointer en demi-donnée. S'il faut envoyer les boules au ciel, il va les envoyer au ciel. Quand il a été champion du monde aux Canaries avec Fazzino, Choupay, Briand, en finale, c'est lui qui a pris le point parce que personne n'arrivait à mettre une boule dans le bouchon, et il a quasiment gagné avec ses deux boules.

Moi, je lui ai vu faire des trucs qui ne sont pas imaginables : qu'il fasse quarante degrés, qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il fasse moins deux, moins trois, c'est un type qui ne manquait pas de boules, à n'importe quelle distance. Déjà, à l'époque, ça m'impressionnait, mais avec le recul, ça me paraît presque surnaturel, qu'il ait pu faire autant de choses.

C'est vrai qu'on l'appelait l'Extra-terrestre, mais c'était ça. D'ailleurs, ce n'est pas tellement compliqué de s'en rendre compte : il n'y a qu'à regarder son palmarès. Il s'est arrêté à douze titres de champion du monde parce qu'il l'a décidé, sinon il en aurait dix-sept ou dix-huit, les Marseillaises, il en a je ne sais pas combien, Millau, je crois qu'il en a gagné quinze ou seize... On lui reprochait de ne pas être champion de France en triplettes, d'un seul coup , il en a gagné quatre en cinq ans... Voilà, pour moi, il n'y a pas d'équivalent.

Et puis, il avait une rage de gagner incroyable, une façon de ne jamais lever le pied. A l'époque, s'il nous arrivait de partager (c'était interdit, aujourd'hui c'est obligatoire, mais bon, ça arrivait), on aurait pu lâcher un peu en demi-finale, mais non, il fallait toujours gagner, toujours être à fond, toujours ajouter une ligne au palmarès.

 


En revanche, vous n'avez été associés qu'une seule fois en équipe de France. C'est un regret, ça, pour toi ?

Oui, c'est même le plus grand regret de ma carrière. La seule fois qu'on y est allés, on a perdu en demi-finale. Le vrai regret, c'est qu'au milieu des années quatre-vingt-dix, on gagnait quasiment tous les nationaux avec Morillon et Philippe, et on n'a jamais été sélectionnés tous les trois. En plus, on n'a jamais pu faire les championnats de France ensemble, à part une année, parce que les mutations ne pouvaient pas se faire aussi facilement qu'aujourd'hui : je pense que si ça avait été possible, on n'aurait pas gagné tous les ans, attention ! Mais si on avait joué quatre ou cinq ans, on en aurait bien fini par en gagner un : je jouais avec les deux plus forts (à part peut-être Christian Fazzino) qu'il y avait à l'époque.

Laurent Morillon jouait d'égal à égal avec Philippe Quintais : il tirait devant et il ne manquait jamais, et Philippe, lui, il finissait le boulot. Je pense qu'on avait un jeu qui était plaisant à voir : on tirait de partout. Le gars pointait, la boule roulait encore que Laurent était déjà dans le rond pour la tirer! Même la Dream team, qui restera certainement comme la meilleure équipe de tous les temps, ne faisait pas un jeu aussi offensif, alors qu'elle aurait eu les moyens de le faire.

Oui, ça aurait été bien de faire un championnat du Monde ensemble. Mais voilà, c'est comme ça...

 


Tu as connu des moments extraordinaires, mais tu as également pâti de cette association, car il y avait toujours une ou deux mauvaises langues pour dire que tu gagnais grâce à Quintais. Comment on le vit, ça?

Une ou deux, tu es gentil : il y en avait plus que ça. En fait, c'était simple : quand on gagnait, c'était grâce à Philippe, et quand on perdait, c'était de ma faute. Après, je te dirai que c'est quelque chose que j'ai compris, et que j'ai accepté, très vite : voilà pourquoi notre association a duré aussi longtemps. Je pense que Philippe aurait eu des difficultés à jouer avec un mec qui aurait eu un gros ego, car il n'aurait pas supporté les comparaisons. Cà s'est produit d'ailleurs, et ça n'a pas duré.

 


Mais il y eu quand même un jour où les mauvaises langues se sont tues : c'est lorsque tu as remporté le Mondial de Millau tête-à-tête. Cette victoire, elle avait un goût de revanche, pour toi ?

Oui et non. Moi, j'aime bien la victoire en équipe : quand nous avons gagné la Coupe de France des clubs à six ou sept, avec les remplaçants, les supporters, c'était extraordinaire. Maintenant, Millau, au niveau personnel, c'est vrai que c'est un grand souvenir : au départ, gagner ça, pour moi, c'était inespéré. Bon, cette année-là, on était champions de France, on avait gagné Montpellier, Les Arcs, j'étais très très bien, et je me rappelle avoir dit à ma femme en allant à Millau : « Cette année, je vais m'appliquer et si je perds, c'est que le gars aura bien joué. » Parce que moi, en tête-à-tête, je suis capable de tout balancer si j'ai un coup de bouchon ou un mauvais contre, mais là, j'étais motivé. Mais quand même, gagner en attrapant Radnic, Le Dantec, Richard et, cerise sur le gâteau, Weibel en finale, c'était inattendu.

D'ailleurs, et c'est là que tu as raison pour cette histoire de revanche... Je voyais mal comment j'allais faire pour gagner cette finale. Ça s'est bien passé, j'ai joué comme j'ai pu, j'ai tapé quelques boules et notamment une difficile pour gagner et je me suis retrouvé vainqueur. J'avais déjà préparé dans ma tête ce que j'allais dire au micro de Marc Alexandre, mais c'était le discours du perdant : « J'ai fait un beau parcours, mais Weibel était trop fort pour moi. » Du coup, en ayant gagné, j'ai été pris de court, j'ai dit : « Je suis très content... » et d'un coup, il m'est passé un truc par la tête, et j'ai ajouté : « Et maintenant, les gens qui critiquent sans arrêt et qui disent que je gagne parce que je joue avec Philippe Quintais, ou ils vont devoir changer de discours, ou ils vont vraiment passer pour des cons. »

 


J'ai un autre souvenir qui me revient : la finale du Mondial la Marseillaise 1997, disputée contre Bruno Castellan, avec un Quintais extraordinaire. Un autre grand souvenir ?

Ah, oui ! Oui, oui, oui. C'est bien simple, à part la dernière mène qu'on a vue à la télé, où il fait deux carreaux qui bougent un petit peu, il n'a fait que des carreaux en place. Il avait voulu changer de boules entre la demi et la finale, où il avait déjà très bien tiré, et ça m'inquiétait un peu. Il a pris ses Leader en disant : « Elles ont été championnes du monde, il n'y a pas de raison qu'elles ne gagnent pas la Marseillaise ! » Et voilà...


Et une partie au finish, dans une ambiance de folie...

Oui, on avait attaqué fort, il avait fait un carreau pour quatre à onze mètres, ensuite un carreau pour cinq à douze mètres, on est parti 11 à 2. Et puis d'un coup, on a une mène de gagne, le pointeur de Castellan tire le but de rafle dans les cailloux et il le sort ! On reste donc 11-2, et deux mènes après, on est 11-11 ! Alors, forcément, après, il y a beaucoup beaucoup d'ambiance : 11-11 contre des Marseillais à la Marseillaise, c'était chaud dans les tribunes. Mais Philippe a été monstrueux : à la fin de la finale, sur le terrain, il y avait le pauvre Pétou, Eric Bartoli, quelques autres, et ce que j'ai vu dans leurs yeux à tous, c'était : « On vient de voir un extra-terrestre ! » Et c'était vrai : j'ai vu parfois des joueurs tirer comme ça, mais jamais en finale de la Marseillaise.

 


Tu as été un grand champion, mais aussi, avec Eric Bartoli ou Marco Foyot, un des joueurs à grosse présence du circuit. Dans la jeune génération, as-tu l'impression qu'il y a d'aussi grosses personnalités et lesquelles ?

Franchement... Je vois des jeunes qui sont très très doués, mais au niveau du charisme, je n'en vois pas qui se détachent. Après, tu as Dylan Rocher qui te fait rêver parce qu'il fait des carreaux de partout, mais c'est un garçon très discret, qui ne parle pas beaucoup, qui ne fait pas des envolées lyriques comme on voyait à l'époque.

Mais c'est normal : ça s'est un peu aseptisé, la pétanque, aujourd'hui. A l'époque de Macari, Bonfort, Marco, Marigot, c'était tout un spectacle et ça ne les empêchait d'ailleurs pas de très très très bien jouer. Mais c'est passé de mode et maintenant, la moindre parole peut être perçue de travers, et l'ambiance étant quand même un peu moins bonne qu'à l'époque, chacun préfère jouer en silence. Je ne sais pas si c'est bien : ce que je vois, c'est qu'on perd pas mal de licences chaque année.

 


Le public aime les joueurs charismatiques et à l'époque, les matchs Robert/Foyot étaient toujours très suivis. Un des derniers a eu lieu à Marseille en 2005, en demi-finale du championnat de France et c'est, je pense, le souvenir d'une déception : avec Amri et Concedieu, vous meniez largement...

Oui... C'est vrai en partie, parce que ça nous aurait qualifiés pour les championnats de France suivants, qui se déroulaient chez moi, à Limoges. Mais on était déjà contents d'être arrivés jusque-là : Sebti, qui est un tireur hors-pair, n'était pas très bien pendant ce championnat, et on avait un peu ramé. On avait surtout gagné parce qu'on avait très bien pointé, Hervé et moi : lui, on le connaît un peu moins, mais c'était un drôle de phénomène. Mais là, on est tombé sur un grand grand Pascal Miléi : à 11-3, j'ai envoyé le bouchon à dix mètres et j'en ai fait un à cinq centimètres, il est parti au rond, il me l'a arrêtée en place. Ensuite, on s'est mis à bricoler, et on a perdu.

Alors oui, ça reste une déception, parce que j'aurais fait une belle finale contre Christian Fazzino, mais pas un regret comme la demi-finale du championnat du Monde, où le fait de n'avoir jamais été sélectionné avec Quintais et Morillon. On avait une équipe pas mal, avec Sebti et Hervé, on avait bien joué, mais c'est vrai qu'on n'avait pas pris les grosses grosses têtes de série et c'était plutôt un bon résultat.

 


Tu fais partie d'une génération qui a connu les grands joueurs du passé, puisque tu as joué avec Albert Pisapia, René Luchesi...

Ah, oui... Là, il y aurait quelque chose à dire. Luchesi ! Injouable. Injouable, mais avec lui, tu te forgeais le caractère ! Pisapia, j'ai fait trois Marseillaises avec lui, comme tireur : à chaque partie, il y avait un monde fou. Pisapia, à Marseille, c'était un monstre, une légende.

Une fois, on jouait en huitièmes contre Rachid, Hamid et Manzon, le bouchon est parti et a été arrêté par un spectateur : on avait presque gagné, mais Albert l'a ramassé et l'a donné à Hamid en disant : « Il est annulé, les petits. » On a perdu ensuite 13-12, mais sans aucun regret. Il avait fait ce qu'il fallait faire.

 


Tu as donc connu ces joueurs-là, tu as bâti ton palmarès aux côtés de gens comme Quintais, Morillon ou Lozano et tu joues toujours sur le circuit des nationaux, alors qu'une nouvelle relève est en train de prendre le pouvoir : quel regard as-tu sur l'évolution du jeu, et des joueurs ?

Je te l'ai dit tout à l'heure : le jeu s'est aseptisé. A Marseille, on jouait dans les allées avec des gens dans les arbres, du monde partout, une galerie qui était très près des joueurs, c'était des sensations incroyables. Maintenant, on joue systématiquement dans des carrés d'honneur, ça éloigne un peu le public.

Bon, il y a eu des excès, c'est vrai. Parfois, tu faisais six carreaux, et puis une boule revenait mystérieusement dans le jeu et tu n'en avais plus que deux. Ça, c'est fini, mais les sensations, l'adrénaline que tu avais au milieu de ces galeries, c'est fini aussi.

Il y a moins de gouaille : à l'époque, les gens arrivaient à se parler, même à se chambrer ou à faire un peu de bruit, mais sans méchanceté. Maintenant, tu ne peux plus te permettre ça, il y a tout de suite de l'agressivité. A l'époque, il y avait souvent ces joutes verbales qui égayaient un peu le jeu, qui faisaient rire la galerie : c'est fini, à part le grand Marco (Foyot, NDLR) qui continue un peu à perpétuer ça, mais c'est le seul. C'est un peu dommage, on devrait pouvoir se dire des trucs sans être méchant, mais c'est de moins en moins le cas.

 

 

Entretien réalisé par Pierre Fieux "BOULEGAN"

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Auteur Conversation
Anonyme
Posté le: 5/5/2014 23:29  Mis à jour: 5/5/2014 23:29
 Re: Jean-Luc Robert, le lieutenant du roi
Bsr,

Merci Jakass, tu sais une ou deux parties de boule, quelques grillades, un peu de rosé et de soleil et tout va bien... A bientôt. Bizzz mon pote.

Merci ropodo, tu as bonne mémoire, c'était en 1989, et c'était la 1 ère fois que je jouais avec Philippe et avec Hervé. Philippe m'avait bien évidemment impressionné mais que dire d'Hervé!!! Il m'avait scotché!!! Il avait très bien pointé, et n'avait manqué qu'une seule boule au tir sur je sais plus combien... ( On tirait beaucoup

)

Au plaisir Dom

A+

A+
ropodo
Posté le: 5/5/2014 7:17  Mis à jour: 5/5/2014 7:17
Boulistenaute accro !
Inscrit le: 17/6/2005
De: MARSANNAY LA CÔTE (près de DIJON) - 21 Côte d'Or - Bourgogne
Envois: 85
 Re: Jean-Luc Robert, le lieutenant du roi
Que dire de plus si ce n'est qu'un grand joueur qui a tous gagné sauf le CDF triplette mais le plus important à retenir c'est qu'il a gagné a tous les postes !!!!!
Quel talent !
Je me rappelle aussi de MILLAU avec CARZOLI et COULOMB, fin des années 80 je jouais avec les frères BESSON à ST ETIENNE et je vois Jean luc avec 2 types que je ne connaissais pas et jean luc tirait de tête, j'ai demandé à mon partenaire si ils les connaissaient il me répondit que non mais que le milieu allumait aussi..........
Le lendemain je crois de mémoire qu'ils avaient gagné le National et ses partenaires n'étaient autres que QUINTAIS et CONCEDIEU !
Jean luc restera à jamais un grand joueur de notre discipline!
Au plaisir de se revoir jean luc ....
jakass83
Posté le: 4/5/2014 13:47  Mis à jour: 4/5/2014 13:47
Boulistenaute régulier !
Inscrit le: 30/5/2005
De: Fréjus 83 Var - PACA
Envois: 1896
 Re: Jean-Luc Robert, le lieutenant du roi
Quel beau portrait du Grand Jean-Luc.

Tout est dis ton palmarès est aussi immense que ta gentillesse.

C'est un réel plaisir de jouer avec toi et de partager des moments conviviaux tu le sais.

Ne change rien tu es au top

Bize l'ami
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PORTRAIT N°81 ROYNEL Kévin "jakass83"
http://www.boulistenaute.com/actualite-portraits-interviews-portrait-81-roynel-kevin-jakass83-5532

0/12 rien de grave on est ensemble mais comme dirait l'autre vaut mieux avoir 12 que 0!!!

www.facebookcom/kevinrdj
Anonyme
Posté le: 2/5/2014 15:42  Mis à jour: 3/5/2014 13:18
 Re: Jean-Luc Robert, le lieutenant du roi
Bjr, je vais commencer par remercier tous les gens qui ont posté des commentaires tous aussi gentils les uns que les autres!!! Très sincèrement ça me fait très plaisir et ça me va droit au cœur. . Après je voudrais préciser:

A Mamasse, que la 3ème mi temps ça aide pas pour tenir un micro...

A Corto, que même si je le crois, je ne vois pas ce qu'il avait à apprendre de moi, ni de qui que ce soit d'ailleurs tellement sa classe et son talent sont naturels!!! Il n'y a qu'a voir le boulot que tu as accompli à Metz en tant que coach, et il n' a que les aveugles ou les innocents qui peuvent penser que tu n'as pas joué un grand rôle dans cette belle aventure!!! Et tu sais que c'est toujours un grand plaisr pour moi de te revoir

A nono, que c'est le Grand Philippe qui m'avait donné le tournis en changeant de boules tout le temps... Et que maintenant c'est toi qui me fait gagner, sauf quand tu bois trois petits baby's à la pause... Mais là on avait le grand polpol0.Mais pour moi c'est quand vous voulez!!!

A picot et bouricau, que je vais ouvrir une école de pétanque en IDF

A tiger que c'est bien réciproque!!!

A fred87 qu'il a du oublier St Vaury 2103 avec lui et que je l'ai fait perdre ainsi que Francky87

A olmars, que pour la psychologie... C 'est vrai que ma patience est légendaire... Mais Dieu sait que je regrette ces moments tout autant que toi, et notamment ceux en Belgique avec baboune et couscous et tous les autres. J'espère qu'on aura l'occasion de se retrouver tous ensemble!!!

A Delisle, que c'est pas un très bon souvenir mais que je ne suis pas rancunier

A Gomorrhe, que ce sera avec plaisir!!!

A microbe, que j'ai pas prévu de changer quoique ce soit, c'est trop tard, je suis trop vieux

A jydroitier, qu'effectivement Daniel BERNARD est un grand ami à moi!!! Et que tu me menais la vie dure quand on était jeune

A francky87,que le monstre ça été toi à La Roche!!! Tout le monde m'a demandé qui c'est ce type Après tes championnats tu les a mérité, c 'est pas moi qui ai joué tes boules!!! et heureusement pour toi...

Mikabob36, que sur ce coup là, je n'ai rien inventé!!! C'était la pure vérité!!!

A kouadri, c'est vrai ma gazelle que les vérités ne sont pas toujours bonnes à dire.....

A fabien34, qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis!!!

A feranlop, qu'il est aussi doué aux boules que pour les charades, les rébus, etc...

A ssalkool29, que oui je me rappelle bien cette partie en 1998. J'ai même dit à Philippe, après cette partie, que j'arrêtais de faire les championnats doublettes avec lui, et qu'il valait mieux qu'il joue avec JP LE LONS!!! Il m'a convaincu de continuer, et il a bien fait puisqu'en 1999......................

A cmassou, on a pas dû me le demander... Mais j'ai quand même préciser à boulegan que le terrain nous avait bien aidé pour cette ligue. Il n'a pas pu le caser certainement. Mais à CANNES en 1990, c'était pas de rafle

A kinenveu, que je me rappelle bien de cette finale qui a durée des heures!!! Les organisateurs ne voulaient plus nous payer et il a fallu arrêter de tirer au but!!! Gros bisous à tes parents.

A alex84, que ce sera avec plaisir. J'aime bien revoir les joueurs du sud!!!

A malik26, c'était le bon temps mon ami, avec Philippe DELHOUME, et Jacques ROCHE... On a passé des bons moments, c'était il a 35 ans On boira un petit coup à Brive, et on refera le monde...

Encore merci à tous!!!

A+
Anonyme
Posté le: 2/5/2014 14:17  Mis à jour: 2/5/2014 14:17
 Re: Jean-Luc Robert, le lieutenant du roi
Que dire de se phénoméne ,j'ai souvent joué avec Jean Luc et croyait moi c'était un tireur hors pair et des concours j'en ai gagné a la pelle .Pour faire le tireur a PISAPIA et a LUCHESI il fallait etre fort mais en avoir une paire bien accroché.Jean Luc s'il a joué avec QUINTAIS et MORILLON c'est qu'il avait le potentiel et le charisme pour leur mener le bouchon et il aurait pu faire largement le milieu mais je pense qu'il y avait une grande amitié entre eux.mais pour le spectacle je préférais voir jouer QUINTAIS,MORILLON,ROBERT cas la dream team car leur jeu était basé sur l'attaque.Voila mon frére continue comme sa et tu as besoin de personne pour gagner,on gagne a trois et on perd a trois merde pour la suite et on se verra a BRIVE
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