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Haute-Normandie : Résultats National MERS LES BAINS

Posté par lxh59 le 20/6/2003 17:24:55 (3387 lectures) Articles du même auteur

4e National de pétanque des Trois Villes Soeurs : Et de 2 pour la triplette Poiret-Dehon-Le Bourgeois.




L'Informateur
Publié le 19 juin 2003

Samedi, en dépit d'une météo calamiteuse, 276 triplettes avaient pris leur engagement pour le National de Pétanque de Mers-les-Bains. La triplette Poiret-Dehon-Le Bourgeois, de Seine-et-Marne a dominé cette 4e édition, s'offrant le luxe de battre, en demi-finale, l'équipe de David Le Dantec, bouliste dont la réputation n'est plus à faire.

L'on pourrait reprocher à la météo de pousser le bouchon un peu trop loin : 4e édition du National, 4e arrosage en règle. Mais il faut croire que c'est un mal nécessaire pour faire lever cette jeune pousse qu'est le concours de Mers. 276 triplettes engagées dans la compétition c'est un nombre plus qu'honorable. Le président de la ligue de Picardie, et délégué de la fédération française de la pétanque et des jeux provençaux (FFPJP) pour ce concours, Jean Bernard, ne manquait pas d'en faire les louanges au président du boule club des trois villes soeurs, Jean-Luc Notebaert.

Samedi matin, les bénévoles du boule club s'engageaient dans la dernière ligne droite. Dès 10 heures tous étaient sur le pont pour enregistrer les inscriptions complémentaires et vérifier, sous la surveillance des arbitres, MM. Valade, Babeau, Garet et Groevius, les licences FFPJP. Enfin, à 14 h 30, les poules "mouillées" pouvaient débuter après le lancement officiel du bouchon par M. Emmanuel Maquet, maire de la ville de Mers-les-Bains.

Sur les terrains tracés par les bénévoles et répartis sur le stade Montefiore, la prairie et le parking de la piscine, le concours bat son plein. Les tics de certains joueurs laissent apparaître leur nervosité, d'autres gèrent la compétition avec plus de sérénité ou de fatalisme. Les encouragements sont en revanche communs à toutes les triplettes. Les claquements de boules substituts d'applaudissement, les " allez Pépère !", ou encore "bien joué !" lâché en cours de jeu, sur une partie engagée, témoignent de l'ambiance bon enfant qui règne sur les terrains.

?Le vainqueur est celui qui a la meilleure stratégie?

Trois heures après le lancement du National, on retrouve les triplettes favorites dans le carré d'honneur. André Poiret, Stéphane Dehon et Stéphane Le Bourgeois, vainqueurs de la 3e édition, se tiennent au bord en attendant d'être "tirés". C'est l'occasion pour eux d'observer le jeu de leurs adversaires potentiels, de tirer quelques boules en guise d'échauffement, mais aussi de discuter de leurs futures tactiques. Les trois boulistes de Seine-et-Marne n'ont pas l'habitude de jouer ensemble mais ils ont néanmoins trouvé un équilibre dans leur jeu, comme ils ont pu le démontrer dans le stade de Mers. "Chacun apporte son avis sur la tactique à adopter, la meilleure stratégie du moment", confie André Poiret qui ajoute "il ne suffit pas de mettre les boules au plus près du bouchon, tactiquement il faut mettre les boules en place afin de gêner l'adversaire, le mettre en difficulté". Son équipier, Stéphane Dehon, précise, "La triplette impose une façon de jouer différente de la doublette, qui est un jeu plus offensif, ne serait-ce parce qu'il faut coordonner les trois façons de jouer". "Les meilleurs joueurs sont ceux qui adoptent la meilleure stratégie", complète André Poiret.

Il faut croire, dans ces conditions que la triplette avait ce week-end la meilleure stratégie. Mise en difficulté à deux reprises, le samedi soir en 16e de finale, et le lendemain en demi contre la triplette Le Dantec-Rousseau-Dubreuil, l'équipe Poiret a finalement su se dépasser et "faire le carreau". La demi-finale restera d'ailleurs l'un des temps forts de ce concours. Car l'équipe adverse n'était autre que les invités du National, comptant : un double champion du monde en tête à tête et les champions de France doublette 2001. Ces derniers sortaient par ailleurs d'un quart très disputé contre la triplette Pietrzak-Degres-Folly, les champions du Nord, finalistes en 2002.

Si la hiérarchie avait tenu ses promesses jusqu'à la demi-finale. Il faut en revanche reconnaître que la triplette Gostiaux-Gouillard-Lottiaux, du Nord, créait la surprise en se classant finalistes du concours A et semblaient eux-mêmes étonnés d'un tel classement. Le National des 3 villes s?urs deviendrait-il un révélateur de talents ? On peut l'espérer, notamment pour le jeune Ludovic Gostiaux, qui a fait preuve de sang froid dans cette épreuve relevée. Les puristes ont pour leur part regretté l'absence de finale. Et il est vrai qu'avec un score sans appel de 13 à 1 nous étions loin de la demi-finale gagnée à l'arrachée (13 à 11) par la triplette Poiret.

Les boulistes de Seine-et-Marne, en remportant pour la deuxième année consécutive le National des 3 villes s?urs, ont forcé l'admiration d'un public de spécialistes. Rares, en effet, sont les doubles vainqueurs d'une compétition aussi relevée. Pour exemple, la triplette Didier Choupay-Michel Loy-Eric Sirot, vainqueur il y a deux ans, n'avait en dépit du palmarès individuel des 3 joueurs, pu réitérer sa victoire en 2002.

Reconnue sport de haut niveau le 14 avril dernier, la pétanque est promise à un bel avenir. Il ne reste plus aux dirigeants de la fédération française de pétanque qu' à postuler auprès de Genève pour que leur sport entre au sein de la prestigieuse famille olympique.

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